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Antonio Güell : les satellites sont bénéfiques pour notre santé

La rédaction
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Intervention d’Antonio Güell, docteur en médecine, spécialiste de la médecine spatiale (Toulouse), lors de la Conférence internationale de l’Institut Schiller du 22 novembre 2012 à Floersheim, Allemagne.


Transcription de l’ensemble de l’intervention et VIDEO (FR)

Résumé :

Pour ce médecin catalan, la santé publique doit répondre aux besoins d’un monde en pleine mutation : le vieillissement des populations et l’augmentation de l’obésité. Qui dit obésité dit toutes les maladies chroniques, dont le diabète. Déjà, 7 % des Français sont diabétiques, tout comme 6,2 % des Allemands et 5 % des Chinois. On doit aussi prendre en compte l’arrivée de l’informatique et de la robotique dans notre vie quotidienne. « Cela veut dire qu’on est à la maison, dans son fauteuil, et qu’il suffit d’appuyer sur un bouton d’ordinateur pour que tout se fasse tout seul. Je ne fais plus rien. Je ne fais que la sieste, manger, dormir, la sieste, manger. Je deviens donc sédentaire, deuxième facteur de changement relativement important. » A cela s’ajoute une crise financière sévère qui tend à créer des déserts médicaux, y compris dans nos pays dits développés.

C’est là que le spatial nous apporte des solutions. Car « dans une décennie, ce ne sera plus le malade qui ira l’hôpital, mais l’hôpital qui viendra s’installer chez lui » . Le Dr Güell a détaillé ensuite deux exemples : la téléconsultation sur site isolé (le fin fond de l’Amazonie, mais également l’arrière-pays niçois ou encore Toulouse lors de la catastrophe d’AZF) et la télé-épidémiologie.

Grâce à l’ESA, le CNES a pu développer un système d’échographie « à distance » (télé-échographie). Il s’agit d’une sonde positionnée sur le ventre d’un patient, actionnée par un « joystick » à distance, à 100, 1000 ou 15 000 km de là, ou dans la pièce à côté. En France, trois PME fabriquent déjà ce type de matériel.

Ou encore, développé dans le cadre du programme Diabsat, ce simple camion surmonté d’une antenne satellitaire. « Il s’agit d’un camion pouvant réaliser cinq types de tests : étudier le fond de l’œil, les vaisseaux, la sensibilité, les points de pression au niveau des pieds, et là aussi c’est la sensibilité, et tester la fonction rénale. Ceci n’est pas du dépistage de diabète, mais du dépistage des complications du diabète, ce qui est différent », précise l’orateur . En tout cas, en parcourant le monde rural avec ce camion équipé, une infirmière pourra diagnostiquer, à temps, des milliers de patients et transmettre chaque jour des données aux hôpitaux. Les résultats des premiers tests ? « Dans la zone soumise au test, 24  % des cas ont abouti à une hospitalisation en urgence. Qu’est-ce que ça veut dire ? Ca veut dire que la personne était en train de devenir aveugle, ou en état d’insuffisance rénale aiguë, avait une angine de poitrine ou une artère en train de se boucher (…). Toute cette opération a donc été extrêmement bénéfique. »

L’autre exemple passionnant est la télé-épidémiologie. « Il faut savoir que sur la planète, il y a 3,5 milliards d’individus à risque face à quatre maladies : toux et fièvre hémorragique, paludisme (2 millions de morts par an, dont des enfants, pour moitié), méningite et choléra. Ces quatre maladies sont dites "environnemento-dépendantes", c’est-à-dire qu’elles sont en relation avec des modifications environnementales du pays considéré, essentiellement des modifications climatologiques. Et cela veut dire tout ce qui est proche de l’eau : pluies, hydrométrie, température – des facteurs qui favorisent l’apparition de populations de moustiques. »

Pour faire face, on a décidé « d’associer des données que l’on recueille au sol – dans le département, la ville, la région ou le pays donné – à des données collectées à partir de satellites d’observation de la Terre, cette fois-ci à l’échelle du pays ou du continent, en termes de végétation, pluviométrie, hygrométrie et type de végétation. A partir de là, (…) on est capable de fournir une modélisation permettant d’établir des cartes de zones à risque, qui permettent de dire, voilà, Messieurs les ministres du Tourisme et de l’Agriculture du Sénégal, entre février et mai 2013, la probabilité qu’il y ait une épidémie de fièvre de la vallée du Rift (FVR) ou de paludisme entre Dakar et Tambacounda sera de 80 %. »

Affiner ce type de démarche a pris sept ans. « Alors, quand je suis allé voir le chef du programme SPOT en lui disant : "Michel, je pense que les médecins seraient intéressés à étudier les images d’observation de la Terre pour leurs pathologies", je croyais qu’il allait me tuer ou me renvoyer du CNES » , se rappelle avec humour le docteur, alors qu’aujourd’hui il y a à peu près vingt-deux réseaux, implantés en Amérique du Sud, en Afrique et en Asie, et que quatre PME-PMI de sept à dix personnes se consacrent uniquement au traitement de ce type d’images. C’est donc déjà une réalité, qui prendra encore plus d’ampleur dans les années à venir.

« Pour le spatial appliqué au domaine de la santé, en France, quarante-sept PME ont été recensées à la date du mois de juillet dernier, employant environ mille deux cent cinquante personnes, c’est-à-dire une trentaine par entreprise et pas loin de un milliard d’euros de chiffre d’affaires par an. Quand on s’intéresse à citoyenniser l’utilisation des satellites, dans un but citoyen et humain, on peut faire de très belles choses. » C’est cela l’innovation.

Retour au programme de la conférence de l’Institut Schiller à Floersheim le 22 novembre 2012

Voir les 2 commentaires

  • Eric • 20/12/2012 - 20:29

    "... c’est-à-dire une trentaine par entreprise et pas loin de un milliard d’euros de chiffre d’affaires par an."
    Quand donc ne lira-t-on plus des précisions aussi vulgaires qui ne sont susceptibles d’intéresser que la lie de l’humanité ? Jamais peut-être. Les hommes sont capables de réaliser des choses formidables... à condition d’être payés.

    • Bertrand Buisson • 20/12/2012 - 21:01

      Bien à propos, pouvez-vous préciser le votre ???
      Si vous avez de meilleures chiffres que le Dr Güell, allez-y...

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