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Appels à une alliance de « fronts de libération » de l’euro

La rédaction
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Le dénouement de la tragédie grecque amène des pans entiers de la gauche européenne à réaliser qu’une autre politique est impossible au sein du système de l’euro. La demande scandaleuse de la Cour suprême grecque d’inculper l’ancien ministre des Finances Yanis Varoufakis pour avoir travaillé sur un Plan B, au cas où la Grèce n’arriverait pas à conclure une entente avec la Troïka, a encore ouvert bien des yeux. Varoufakis avait en effet prévu une procédure d’urgence qui aurait permis au gouvernement grec de reprendre le contrôle du système informatique de l’administration fiscale (qui avait été abandonné aux mains de la Troïka) dans le cadre d’un processus de transition vers une devise parallèle stable.

La zone euro est « désormais devenue un monstre, ou plus précisément un tyran qui s’est dégagé de toute règle », s’exclamait l’économiste français Jacques Sapir le 31 juillet. Si c’est bien Varoufakis qui a voulu rétablir le contrôle sur le système informatique de l’administration fiscale, il s’est vu obligé d’agir ainsi parce que l’ancien Premier ministre Samaras, avait « en réalité commis [un] acte de Haute Trahison en confiant l’administration fiscale à une (ou des) puissances étrangères ».

Et c’est Mario Draghi qui, par ses actes, « a mis en péril le système bancaire alors que l’une de ses missions, inscrites dans la charte de la BCE est justement d’assurer le bon fonctionnement de ce système ». Ainsi, poursuit Sapir, si « Yanis Varoufakis doit être inculpé, il sera logique, il sera juste, que le Président de la BCE M. Draghi, ainsi que le Président de l’Eurogroupe, M. Dijsselbloem, le soient aussi ».

Sapir apporte ensuite son soutien à l’appel à une « alliance de fronts de libération nationale » contre l’euro lancé le 27 juillet par l’ancien vice-ministre italien des Finances Stefano Fassina, et qui fut posté aussitôt sur le blog de Varoufakis.

Fassina, qui avait démissionné du gouvernement en 2014 pour protester contre la politique d’austérité, écrit :

Nous sommes à la croisée des chemins de l’histoire. D’un côté, la voie de la continuité, la dépendance à l’égard de l’euro, c’est-à-dire la résignation devant la fin de la démocratie des classes moyennes et de l’Etat providence : un équilibre précaire de sous-emploi et de colère sociale, menacé par des risques élevés de rupture nationaliste et xénophobe. De l’autre, une décision partagée, sans actes unilatéraux, de se libérer de la monnaie unique et de la structure institutionnelle qui lui est liée. (…).

« La voie de la discontinuité peut être la seule pour tenter de sauver l’Union européenne, de revitaliser les démocraties des classes moyennes et de renverser la tendance à la dévalorisation du travail. Pour une désintégration bien gérée de la monnaie unique, nous devons construire une large alliance de fronts de libération nationale, partant de la périphérie méditerranéenne de la zone euro, composée de forces progressistes ouvertes à la coopération avec des partis démocrates souverainistes de droite. Le temps dont nous disposons est de plus en plus réduit.

Fassina est également co-signataire d’un message de soutien envoyé le 31 juillet aux sénateurs américains ayant déposé la « Loi Glass-Steagall pour le 21ème siècle », en l’occurrence Elizabeth Warren, Maria Cantwell, John McCain et Angus King. Le message a également été signé par les économistes italiens Nino Galloni et Antonio Maria Rinaldi, ainsi que le vice-président de Movisol (parti frère de S&P en Italie) Claudio Celani.

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