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L’Argentine préfère les BRICS à l’austérité du FMI

La rédaction
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Le ministre argentin de la Defense, Agustin Rossi, ici avec la présidente Cristina Kirchner.
Crédit : Cedoc

Lors d’une conférence de presse à l’Université de Buenos Aires, organisée en marge d’un débat sur le thème « Argentine + BRICS », le ministre de la Défense et précandidat présidentiel Agustin Rossi a déclaré que l’Argentine a fait le choix d’approfondir sa relation avec les pays des BRICS. C’est la seule façon de garantir un vrai développement pour le pays, a-t-il souligné en rappelant l’importance des échanges entre les BRICS et les pays de l’Unasur (Union des pays de l’Amérique du Sud) dont les dirigeants avaient participé au sommet des BRICS à Fortaleza au Brésil au mois de juin.

Rossi, un proche de Cristina Kirchner, d’après le journal Sinmordaza du 11 novembre, a dit que « Le Brésil, la Russie, l’Inde, la Chine et l’Afrique du Sud défendent des modèles de gouvernance inclusive et un système alternatif de financement ».

L’Argentine a pris la décision politique d’approfondir ses relations avec les BRICS et d’abandonner les mesures du FMI et de la Banque mondiale qui continuent à promouvoir, comme dans les années 1990, l’austérité conduisant au surendettement des pays, et des crédits qui n’arrivent qu’au compte-gouttes.

Rossi souligna que l’Argentine a une politique régionale forte qui consiste à renforcer l’Unasur. Etant donné que « nous avons besoin de financements afin de continuer notre croissance », il est clair que « notre pays et la région ont besoin d’une multiplication des investissements ».

La préférence accordée par l’Argentine à son alliance avec les BRICS n’a jamais été aussi claire. Le 17 novembre, le sénat argentin a organisé un séminaire intitulé « Les BRICS et le nouvel ordre mondial ». Invités à l’occasion : les Ambassadeurs de l’Inde, de la Chine et du Brésil, ainsi qu’un représentant officiel de la Russie ; et Amado Boudou, le vice-président argentin, qui a fait le discours d’ouverture.

A noter également, le fait que le ministre de la Justice russe, Alexander Konovalov, fut invité à assister à la 41e conférence des ministres de la Justice du Mercosur qui s’est tenue le 14 novembre à Buenos Aires. Dans son intervention, Konovalov a appelé au remplacement du modèle de la « loi du plus fort » afin d’éviter « l’anachronisme de la guerre de tous contre tous ». Le ministre argentin de la Justice, Julio Alak, a souligné la nécessité de créer un nouvel ordre international judiciaire fondé sur la multipolarité et la coopération « plutôt que sur la domination ».

Dans une tribune libre, le quotidien Tiempo Argentino remarque que les BRICS, en alliance avec d’autres pays émergents, représente un « groupe gigantesque de producteurs et de consommateurs » qui commence à faire de l’ombre aux Etats-Unis et à l’Union européenne. L’Administration Obama, écrit le journal, « a si peu de crédibilité, y compris aux Etats-Unis, que les cheveux gris d’Obama reflètent plutôt le déclin que la sagesse ». Avec les BRICS, conclut le journal, l’Unasur « dispose d’une occasion pour construire un modèle mondial permettant d’ériger un nouvel ordre, cette fois ci fondé sur le développement des pays et des peuples dans la justice et la solidarité, à l’opposé donc du modèle précédent qui se fonde sur l’exploitation de l’humanité ».

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