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Un député italien exige la fin de l’ingérence européenne en Ukraine

La rédaction
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Le sociologue italien Pino Arlacchi, député européen de l’Alliance progressiste des socialistes et démocrates (Parti Démocrate) et ancien directeur de l’Office des Nations Unies contre la drogue et le crime (ODCCP), a déclaré dans un entretien à Radio 24 en Italie le 27 janvier que les manifestations en Ukraine étaient contrôlées par des nazis. Il a appelé l’UE à cesser toute ingérence dans les affaires internes du pays.

Interrogé s’il pensait que l’Europe soutenait de manière approprié les protestataires qui « demandent l’Europe » en Ukraine, Arlacchi a répondu :

Il ne semble pas du tout qu’ils soient en train de demander l’« Europe ». La rue est aux mains des extrémistes pro-nazis et des nationalistes de Svoboda, qui ne se soucient guère, je le crois, de l’Europe.

Alors que son hôte insistait sur le fait qu’« une partie de l’opposition est pro-Europe », Arlacchi a répondu :

Être en faveur de l’UE doit aussi signifier qu’ils doivent favoriser les méthodes et valeurs en usage dans l’UE. Descendre dans la rue avec des armes, tirer des coups de feu et détruire les immeubles publics, et ensuite demander que le gouvernement fasse ce qu’ils disent, ne me semble pas à moi comme étant très européen.

Je ne soutiens pas le gouvernement ukrainien, mais je ne tombe pas non plus dans le piège de penser qu’une rue violente a le droit de renverser un gouvernement élu démocratiquement – les élections ont été régulières, nous les avons surveillées. Je ne me reconnaît pas dans une meute qui exige qu’on change les règles du jeu démocratique par la force. Ils peuvent demander de nouvelles élections, ils peuvent demander la démission du gouvernement, ils peuvent tout demander ce qui est légitime, mais ils doivent également le faire avec des méthodes qui sont cohérentes avec les règles de la démocratie.

Lorsque Radio 24 lui fit remarquer que la ministre italienne des Affaires étrangères Emma Bonino a déclaré le même jour que la position du président ukrainien Ianoukovitch était insoutenable, Aralcchi a répondu :

Je dirais que nous devrions essayer d’interférer beaucoup moins dans les affaires internes des autres pays. Cette intervention européenne en Ukraine a été un désastre, car elle a divisé le pays. Il y a toute une partie anti-russe du pays contre l’autre moitié, qui est pro-russe, sans idée claire sauf une poursuite de la Guerre froide. J’ai insisté, et je continue à le faire, avec mes autres collègues, sur l’idée que diviser un pays de cette manière n’est pas cohérent avec le message européen, n’est pas dans l’intérêt de l’Europe, et que nous devrions développer une autre politique à l’égard de l’Est, fondée sur le dialogue et l’inclusion avec la Russie, plutôt que de se comporter comme si nous étions au pire moment de la Guerre froide.

Comme directeur de l’ONU pour la lutte contre la drogue et le crime, Arlacchi avait initié en 1998 un programme d’éradication de l’opium en Afghanistan, qui consistait à remplacer les champs de pavot par une agriculture consacrée à l’alimentation. Le programme, mis en place en collaboration avec les Talibans alors au pouvoir, avait réduit de manière significative la production de stupéfiants, jusqu’à ce que la guerre de l’OTAN lancée sous le prétexte du 11 septembre 2001 ne vienne relancer la production d’opium à grande échelle.

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