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Armes chimiques syriennes : Seymour Hersh démonte les mensonges d’Obama et de Fabius

La rédaction
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Dans un long article publié le 7 avril dans le London Review of Books, le célèbre journaliste d’investigation Seymour Hersh révèle que le 2 septembre 2013 Obama (et par ricochet François Hollande) fut obligé de renoncer à lancer sa guerre contre la Syrie à cause de preuves éclatantes démontrant que les attaques chimiques ne furent pas perpétrées par le régime syrien (comme Le Monde et Libération continuent à l’affirmer aujourd’hui en France).

Ces preuves, qui n’ont jamais été rendues publiques, démontraient au contraire que c’est l’opposition au régime syrien, soutenue par Obama, la Turquie, l’Arabie saoudite, le Qatar et le MI-6 britannique, qui était responsable des attaques.

Dans son papier, Hersch rapporte que des échantillons des obus chimiques utilisés en Syrie obtenus par la Russie ont été remis pour analyse au Laboratoire militaire britannique de Porton Down au Royaume-Uni. Celui-ci a conclu que le gaz utilisé dans l’attaque chimique du 21 août 2013 ne correspondait pas à celui des stocks détenus par l’armée syrienne, tels qu’ils étaient répertoriés par les experts. Le rapport de Porton Down fut transmis à la Maison Blanche par l’état-major des armées américaines, qui savait déjà que les allégations d’Obama étaient fausses.

Dès le 20 juin 2013, un rapport de cinq pages des services du renseignement militaire (Defense Intelligence Agency) affirmait que le Front al-Nousra disposait d’une cellule pour la production de gaz sarin. En mai 2013, plus de dix membres du Front al-Nousra, affilié à al Qaïda, furent arrêtés dans le sud de la Turquie avec 2 kilogrammes de gaz sarin en leur possession. Une personne associée à l’enquête des Nations unies sur les attaques chimiques en Syrie a confié à Hersh qu’il existait des preuves montrant que la première attaque à l’arme chimique, celle du 19 mars 2013, était l’œuvre de l’opposition syrienne. Fin août 2013, un responsable de haut rang de la CIA envoyait un message disant que l’attaque « n’était pas le résultat (sic) du régime actuel. Le Royaume uni et les Etats-Unis le savent ».

Le chef d’état-major des armées, à qui Obama avait demandé de préparer une attaque massive sur la Syrie et devant débuter le 2 septembre, se rendit voir Obama pour lui dire que les frappes seraient un acte d’agression injustifié. Hersh rapporte :

C’est le chef d’état-major des armées qui a amené Obama à changer d’avis.

Si Hersh attribue à la Turquie la tentative de blâmer le régime de Bachar pour l’attaque chimique afin de déclencher la guerre contre la Syrie, plusieurs éléments montrent que les services de renseignement américains, sous la direction d’Obama, avaient déjà prévu l’attaque chimique quelques jours avant et prévenu les dirigeants de l’opposition syrienne pour qu’il se préparent à mettre à profit les bombardement américains pour marcher sur Damas et renverser le régime.

Obama a dû faire marche arrière à cause de l’action combinée des Russes, du laboratoire militaire anglais de Porton Down et du chef d’état-major des armées américaines, Martin Dempsey. La réticence du Congrès américain a également permis d’éviter le pire.

Ces révélations portent également un coup dur au ministre français des Affaires étrangères Laurent Fabius, si rapide à attribuer la responsabilité des attaques chimiques au régime syrien.

Rappelons que Jacques Cheminade avait exigé à l’époque la démission de Fabius, en raison du rôle néfaste joué par ses services dans cette affaire. Une situation qu’a oublié de rectifier François Hollande lors de son dernier remaniement ministériel, puisqu’il a décidé de reconduire Fabius à son poste.

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