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A propos de l’engouement français pour Al Gore : La vérité sur Al « Carbone »

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Al Gore est présenté au grand public comme le « Prophète de l’écologie » (Direct Soir du 6 juillet 2007, Le Monde 2 du 7 juillet 2007). Est-il l’envoyé divin qui est venu révéler la vérité aux hommes ? Pourtant l’écologie n’est pas une question de croyance !

Lorsque Al Gore était le vice-président des Etats-Unis, il expliquait sur son site Internet qu’il se sentait une obligation morale envers la terre, que « c’est ce que ma bible me dit ». Déjà en 1986, Son Altesse Royale le prince Philippe, duc d’Edimbourg [*] qui avait fait appel à Gore lorsqu’il réunit des dignitaires de toutes les religions pour promouvoir ses projets écologiques comme une mission spirituelle divine, « pour équilibrer le scientifique avec l’émotionnel » nous dit le conseiller religieux en écologie du prince.

Mais alors, qu’appelle-t-on « croyance » ? Parlons nous des connaissances que l’homme découvre et prouve, ou alors d’une opinion qu’on inflige en en ignorant le bien-fondé ? Al Gore a expliqué que « le débat scientifique est fini », les experts nous parlent d’un « consensus » désormais incontestable. Jean Jouzel, le représentant français au GIEC, nous dit même qu’il s’agit d’une certitude, puisque les scientifiques sont sûrs à 90 % que l’homme en produisant du CO2 réchauffe l’atmosphère.

Puisque les experts le disent, nous n’avons pas besoin de réfléchir, nous pouvons aller nous divertir ! C’est ce qu’Al Gore a fait le 7 juillet dernier avec son « Live Earth », rassemblant des centaines de milliers de personnes dans des stades pour les faire sauter sur du Snoop Dogg, du Shakira et du Madonna à fond les enceintes ! Ni droit à la science et à l’éducation pour rendre les gens responsables, mais plutôt divertissement pour tout le monde. C’est d’ailleurs dans le fief de l’industrie du divertissement, à Hollywood, qu’Al Gore a été hissé au pinacle lors de la remise des Oscars en janvier dernier.

Dans le brouillard de Londres

La mission d’Al Gore n’est pas si divine que ça. Avant de faire son film « une vérité qui dérange », il a d’abord fait quelque chose qui l’arrange, lui. Il a fondé Generation Investment Management (GIM), un hedge fund courtier et spéculateur de produits financiers verts. GIM est basé à la City de Londres et a été crée avec l’aide de David Blood, l’ancien directeur de Goldman Sachs Asset Management, et de quelques cadres de cette banque, la numéro 1 mondiale de la gestion d’actifs, spécialisée dans les spéculations en tous genres. Et là il ne doit pas nous échapper que plus les dirigeants et les peuples seront convaincus du réchauffement climatique par les prophéties d’Al, plus les flux d’argent se porteront sur les produits financiers verts.

Une date, un lieu permettent de mieux comprendre cela : Londres, le 30 octobre 2006. Gordon Brown, qui était alors le numéro 2 du gouvernement Blair, participe à une conférence de presse pour la sortie du rapport Stern. Sir Nicholas Stern, alors 2e secrétaire au Trésor de Sa Majesté, avait été embauché par Brown pour étudier les enjeux économiques du réchauffement climatique. La recommandation phare de ce rapport était de créer un marché d’échange international pour les émissions de carbone. Ce qui est devenu la grande cause de Sir Stern, qui a quitté le gouvernement en juin dernier pour devenir conseiller en carbone et finance verte de HSBC, une des banques historiques de l’empire colonial britannique.

Lors de cette conférence de presse, Brown a annoncé qu’il avait « embauché » Gore pour « conseiller le gouvernement britannique sur le changement climatique ». Par la suite, Gordon Brown a avoué vouloir faire de Londres le centre d’un « marché mondial du Carbone » [Voir encadré 1]. Vous commencez à y voir plus clair ?

Un Sudiste contre les pays du Sud

Il nous faut aller plus loin pour comprendre les motivations réelles d’Al Gore, qui le rendent si proche de la City de Londres et de Buckingham Palace. Dans l’introduction à la réédition de son livre « Earth in the balance : ecology and the human spirit » en 2000, Al Gore révèle qu’ « Aucune de nos mesures ne réussira pleinement à moins que nous n’atteignions finalement la stabilisation de la population - un des défis environnementaux le plus important de tous. Un monde surpeuplé est inévitablement un monde pollué ». Voila un point commun avec le prince Philippe qui voudrait se réincarner en « virus mortel » pour réguler la population mondiale. Al Gore serait-il une courroie de transmission pour la politique malthusienne de l’oligarchie britannique ?

Dans les années 20 et 30, un autre consensus s’était répandu dans la communauté scientifique : le déterminisme génétique. Et puisque certains étaient plus faibles et qu’il fallait garantir la survie de l’espèce, alors le triage des êtres humains était devenu une nécessité objective. Il en va de même pour la réduction des émissions de CO2.

Exemple concret : dans sa demeure de Nashville Tennessee (20 pièces+piscine), Al Gore consomme 20 fois l’énergie d’un foyer ordinaire américain. Al Gore est-il malhonnête pour autant lorsqu’il demande à chacun de changer son quotidien ? Non, bien sûr. Al Gore compense ses émissions de carbone en rachetant des droits...à Generation Investment Management. Et ces droits existent car on a décidé de limiter les émissions de CO2 sur toute la planète. Autrement dit, Al Gore compense ses émissions d’habitant d’une société développée grâce à l’interdiction faite aux pays non-développés d’en émettre plus que leur niveau déjà faible.

Mais plus directement, nous pouvons affirmer qu’Al Gore est un raciste. La vie n’a pas été facile pour lui. Son père, sénateur blanc d’un état du Sud, a férocement combattu la loi sur les droits civiques de 1964 défendue par le mouvement de Martin Luther King qui a rendu la ségrégation raciale illégale. Alors que la carrière politique de Gore père s’arrêtait au début des années 70, Gore fils était embauché au journal local le Tennessean où il a fait quelques malheurs à des élus noirs [voir encadré 2], en même temps qu’il poursuivait ses études à la Divinity School de la Vanderblit University, le fief des « Agrariens de Nashville » et des « Fugitives », des courants intellectuels du XXe siècle ayant ravivé l’idéologie raciste, anti-Etat et anti-industrielle des Etats esclavagistes confédérés du XIXe siècle.

En bon héritier, Al Gore a permis par ses mensonges volontaires, le bombardement de la seule usine pharmaceutique du Soudan en 1998, prétextant au président Clinton qu’Al Qaida y fabriquait des armes chimiques. C’est d’ailleurs cette année là, à la faveur du coup monté contre Clinton - l’affaire Monica Lewinsky- que Gore avait failli devenir président, mais là aussi il avait échoué. Al Gore est aussi intervenu avec virulence pour interdire à l’Afrique du Sud, pays touché par une épidémie de SIDA, de produire des médicaments génériques pour sa population [voir encadré 3].

Entente cordiale

Et la France dans tout ça ? Le sujet de sa majesté Sir Stern est co-président d’un des groupes de travail du Grenelle de l’environnement, Sarkozy déclare « reprendre le flambeau du combat d’Al Gore » et envoie Borloo le rencontrer à Cannes pour l’inviter lui aussi au Grenelle de l’environnement. Borloo s’est révélé ce jour là en être un adepte : « Pour nous, Al Gore est une conscience, c’est un géant ». Le ministère de l’écologie n’avait pas attendu Borloo pour mettre Gore au programme...des lycées. 7 000 DVD ont été distribués et le ministère était partenaire de son film. Al Gore a aussi pu projeter son film à l’Assemblée Nationale grâce à son admirateur Yann Arthus Bertrand, qui lui aussi fait dans le divertissement mais en plus raffiné. Ce producteur d’images sensationnelles qui diffuse ses émissions à des millions de français sur France 2, a remplacé la science par l’image dans toutes les écoles primaires du pays où ses clichés, grâce à des sponsors privés, ornent les murs, expliquant aux enfants « toi aussi, tu fais partie de la biodiversité ». Ce qui peut contribuer à créer une identité atrophiée chez l’enfant qui, dans un rapport hautement émotionnel à la nature, risque de s’identifier plus à la faune et à la flore qu’à sa propre nature d’homme découvreur.

Mais ne serait-ce pas ce qui constitue le but même de cette propagande sur le réchauffement climatique ? De répandre le pessimisme sur les créations humaines et l’homme lui-même ? De faire culpabiliser les gens sur leur propre existence ? De faire accepter l’inacceptable : que sur 6,5 milliards d’individus sur terre, tous ne pourront pas y rester ?

Faire avaler cette couleuvre impérialiste du réchauffement climatique avec son cortège de politiques anti-humaines à des républicains serait vraiment ce qu’on appelle dans le jargon républicain « une opération britannique ».

Encadré 1

Gonfler les bulles spéculatives avec du CO2

Le système financier, de nature anglo-hollandaise, à besoin de sauter de bulle en bulle pour survivre. Et la dernière bulle lancée est gonflée au carbone. Les émissions de CO2 sont limitées par la loi, et ces droits d’émissions se rencontrant sur un marché acquièrent un prix. Donc plus les autorités publiques régulent le CO2, plus les spéculateurs trouvent de nouvelles opportunités. 100 % fictif, le coût de ce marché sera supporté par les populations. En partie au travers des taxes sur le carbone qui s’appliqueront indirectement, mais surtout parce que l’existence de ce marché nécessite qu’on interdise les émissions de CO2, autrement dit qu’on limite les activités humaines. Ces titres financiers gagés sur les émission de carbone n’ont aucune valeur réelle et jusqu’ici, aucun scientifique et pas même le GIEC, n’a jamais pu prouver que le CO2 humain était la cause des variations climatiques locales observées ces dernières années.

Al Gore demande 270 000 dollars par discours plus trois billets en première classe, il fait signer des clauses exigeant que les journalistes ou le public ne puissent pas lui poser de questions et il espère accumuler une fortune encore plus grande grâce à son hedge funds et au marché du Carbone. Son partenaire dans l’aventure Goldman Sachs est un des actionnaires de la bourse du climat de Chicago, et cette dernière s’associe avec la bourse du pétrole de Londres (IPE) pour ouvrir - grâce à la directive européenne sur les Systèmes d’Echanges de Crédits d’Emission mis en place avec l’adoption du protocole de Kyoto- une bourse européenne du carbone à Amsterdam.

Encadré 2

Al Gore et l’ « opération Frühmenschen »

Le job d’étudiant d’Al Gore ne consistait pas seulement à écrire dans le Tennessean. En collaboration directe avec le bureau local du FBI, Al Gore avait activement participé à une opération pour démolir la réputation d’un conseiller municipal noir de Nashville, Morris Haddox, qui avait eu le tort de dénoncer le laxisme volontaire de la police dans les quartiers noirs, lorsqu’il s’agissait d’arrêter les trafics de drogue et la prostitution. Al Gore s’est arrangé personnellement pour qu’un pigeon propose de l’argent à Haddox pour pouvoir ainsi le prendre en flagrant délit de corruption. C’est un article signé Al Gore qui avait ensuite révélé le scandale à la ville, obligeant Haddox à démissionner.

Cette opération n’était pas un cas isolé, plusieurs centaines de cas ont été recensés jusque dans les années 80 dans le cadre de l’ « opération Frühmenschen » (homme primitif), lorsque Mervyn Dymally, qui était alors le représentant démocrate de la Californie et le président du groupe des élus noirs au Congrès l’a dénoncé publiquement. Pour lui, « la base de cette politique était la supposition par le FBI que les élus noirs étaient intellectuellement et socialement incapables d’occuper des postes à responsabilité dans les institutions. »

Encadré 3

Al Gore fait avancer le Sida

Lorsqu’il était vice-président, Al Gore s’est opposé à la volonté du président Sud Africain Thabo Mbeki de fabriquer des génériques pour arrêter l’épidémie de SIDA dans son pays.
Gore a menacé l’Afrique du Sud de sanctions si elle entravait la propriété intellectuelle des firmes pharmaceutiques. Parmi elles, Pharmaceutical Research and Manufacturers of America (PhRMA) qui a directement demandé au gouvernement des Etats-Unis de défendre leur propriété contre le pillage africain. PhRMA a payé plus de 120 000 dollars cette année là à Peter Knight, un proche collaborateur d’Al Gore depuis 1976, et responsable de la levée de fonds pour sa campagne présidentielle de 2000.


[*époux de la Reine d’Angleterre, ancien président du WWF, qui avait dit vouloir être réincarné en un « virus mortel », expliquant ainsi qu’il contribuerait à résoudre le problème de la surpopulation. Il est le père de celui que l’on surnomme désormais le « green prince », le prince Charles, avec qui Al Gore travaille aussi.

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« Le parti a pour objet de combattre, en France et dans le monde, pour la paix par le développement économique et l'égalité des chances et contre l'usure financière et les idéologies du sol, du sang et de la race. Il défend pour chacun et entre les peuples le progrès matériel, intellectuel et moral. A cet effet, il participe à la vie politique de notre pays, notamment lors des échéances électorales. Il peut apporter son soutien politique et financier à des partis et associations dont l'objet concorde avec celui-ci. »

Extraits des statuts - Article 2 - Objet