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Afghanistan : l’OTAN protège les fleurs du mal

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31 mars 2010 (Nouvelle Solidarité) — Que faut-il faire pour gagner le cœur d’un peuple lorsque l’on est une armée d’occupation ? Respecter sa culture. Surtout sa culture de pavot quand il s’agit de l’Afghanistan.

C’est ce qui ressort d’un article du New York Times du 20 mars intitulé « Les Etats-Unis ferment les yeux sur l’opium dans une ville afghane ». Selon le Times, la position américaine, y compris celle du général Stanley McChrystal, est claire. Comme le confie un officiel de l’OTAN : « Les troupes américaines cessent l’éradication du pavot ». Après tout, l’opium offre un revenu à 60,70% des fermiers de Marja, une ville reprise sur les talibans le mois dernier, mais où les Marines n’ont pas le droit de lever le petit doigt contre les plantations.

« Marja est un cas à part », affirme le commandant Jeffrey Eggers, un des conseillers de Stanley McCrystal. « On ne va pas piétiner le gagne-pain de ceux qu’on tente de rallier à notre cause », ajoute-t-il.

Une politique psychédélique soutenue par l’Office des Nations unies contre la drogue et le crime, dont le porte-parole Jean-Luc Lemahieu affirme : « L’opinion publique américaine ne comprendrait pas les images de soldats américains se baladant aux bords de champs de pavot. Pourtant, retarder l’éradication des cultures dans ce cas particulier se défend ».

Pour leur part, les autorités afghanes sont divisées. « Comment peut-on présenter au monde les forces en charge de rétablir l’ordre public à Marja, à coté de champs de pavot qui, un jour ou l’autre, inonderont le monde avec un poison qui prendra de nombreuses vies », s’interroge Zulmai Afzali, le porte-parole du ministère en charge de la lutte anti-narcotique. Pire encore, dit-il, « ce sont les talibans qui profitent de l’opium. Vous offrez des revenus à vos ennemis et vous permettez qu’ils se retournent pour vous tuer ».

En effet, comme l’a souligné Lyndon LaRouche a plusieurs reprises, c’est seulement en privant les talibans de leurs revenus de la drogue que l’on peut les battre. Cependant, la guerre à la drogue ne se gagne pas en bombardant des champs de pavot cultivés par des paysans pris en otage. Pour l’emporter, il faut, en coopération avec les pays voisins, intercepter les cargaisons aux frontières et s’attaquer aux filières du blanchiment d’argent. En bref, il faut avoir le courage politique de briser la mainmise britannique sur le commerce mondial des stupéfiants.


Article : Jacques Cheminade : Sortir du bourbier afghan par le développement mutuel du continent asiatique


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