Solidarité & progrès est un parti politique qui milite pour la paix par le développement économique mondial, contre le féodalisme financier et les idéologies du sol, du sang et de la race. Les informations que nous diffusons visent à vous faire joindre notre combat en le faisant devenir aussi le vôtre.

La campagne
présidentielle
Cheminade 2017
Flash : 2 décembre - La République se rappelle qu’elle a besoin de savants ! Lire Flash : 2 décembre - Sur le renoncement de François Hollande Lire Flash : 2 décembre - François Fillon veut six fois moins de communes et zéro départements Lire
Accueil Actualité
Brèves

Alors que l’Afghanistan vit de l’opium, les soldats français payent de leur poche !

visites
994

28 mars 2011 (Nouvelle Solidarité) — Dans une vraie République, la mission de l’armée consiste à assurer la défense de la nation, y compris, dans des conditions très particulières, hors de nos frontières.

Quel est le bilan des interventions récentes de l’OTAN – dont la France fait désormais partie – pour les populations en Irak et en Afghanistan ? Peut-on croire sérieusement que MM. Sarkozy, Cameron ou Obama, veuillent ou puissent défendre l’intérêt des populations ?

Comment se porte, par exemple, l’Afghanistan aujourd’hui ? Le 1er décembre 2010, M. Jean de Ponton d’Amécourt, ambassadeur de France en Afghanistan, a été auditionné au Sénat.

Sans nier que nos soldats sont déployés là-bas « pour longtemps », il se montra optimiste pour l’économie afghane : « le PIB a augmenté de 22,5 % pendant l’année fiscale 2009/2010 et l’inflation se maintient à 5 %. Cette croissance est essentiellement portée par les services, les finances, les transports, et non plus seulement par l’agriculture. En outre, l’Afghanistan dispose de 3,8 milliards de dollars de réserve, soit 13 mois, ce qui correspond aux exigences du FMI. Au total – et bien entendu avec une aide internationale importante – le pays se porte plutôt bien. »

Voyons ce que cache ce le mot « croissance » dans ce langage aseptisé d’experts où le grand absent est l’industrie ? Un élément de réponse apparaît lorsque notre ambassadeur indique que les mauvaises habitudes financières pratiquées chez nous ont fait école là-bas : « Il faudra compter encore longtemps avec l’impéritie, l’escroquerie et le trafic d’influence. Et tout cela ne concerne pas que le politico-administratif. La finance est aussi touchée : la faillite de la banque de Kaboul dont les trois actionnaires principaux étaient les frères ou l’ami intime du président et d’un vice-président, jette une lumière crue sur les malversations de ce milieu. En 2009, cette banque représentait un tiers des dépôts, 57 % des prêts et 220 000 fonctionnaires y recevaient leurs salaires, versés, essentiellement, par la communauté internationale. Elle n’avait pratiquement aucun fonds propre, sauf, probablement, ceux qui transitaient du trafic de drogue et de la corruption. »

Lorsqu’un sénateur lui fait remarquer que le trafic de drogue n’est probablement pas étranger à cette hausse considérable du PIB, notre ambassadeur admet : « L’Afghanistan reste le premier producteur et exportateur mondial d’héroïne. Dépassant le Maroc, il est devenu désormais le premier producteur de marijuana. Mais, une grande partie de ces productions étant concentrée dans le Helmand, la reprise par l’Alliance de cette région et de celle de Kandahar changera peut-être la donne. Peut-être encore ces cultures seront-elles déplacées ailleurs ? On estime que la drogue représente entre 20 et 33 % de l’économie afghane. Mais les experts du FMI estiment qu’il n’est pas forcément absurde, même si ce n’est pas moral, d’utiliser une partie de l’argent de la drogue pour aider au décollement de l’économie... »

Comme nous l’avons signalé ici, la production de pavot du Helmand est protégée par les soldats britanniques avec la bienveillance de Barack Obama – production qui permet précisément d’armer les chefs de guerre que sont sensés combattre les soldats de l’OTAN…

Que penser alors des deux candidats à la présidentielle française de 2012 désignés par la presse ? Comme ses subalternes, le directeur général du FMI, considère-t-il la culture de la drogue comme un « actif » en économie ? Après l’avoir vu proclamer à la télévision tunisienne en novembre 2008, lors d’un voyage en Tunisie, que la politique économique du président Ben Ali était « saine, un exemple à suivre », on peut s’interroger sur la légendaire « compétence » de DSK. Quant au chef suprême de nos armées, a-t-il conscience qu’il envoie nos soldats se faire tuer sans leur donner les moyens de remplir la mission dont il les a chargés ?

Exagération ? L’épouse d’un soldat récemment envoyé en Afghanistan pour une mission de plusieurs mois, vient de recevoir une lettre de son mari. Dans cette lettre, où le soldat demande à sa femme de lui envoyer de l’argent, figure une liste transmise au soldat par ses supérieurs, de fournitures à prévoir. Ce matériel est vendu sur place, mais le soldat doit l’acheter à ses frais ! Bien que cette liste ne soit fournie qu’à titre indicatif (ni « exhaustive », ni « obligatoire »), elle comprend des équipements indispensables pour mener des missions sur le terrain, comme des protections anti-feu (chemises et gants ignifugés), des chaussures de marche, des lunettes de tir, des postes radio, des GPS…

La lettre rappelle que tout achat collectif est interdit, ce qui oblige à payer le prix fort, et suggère aux nouveaux arrivants de prendre conseil auprès de leurs frères d’armes déjà présents pour savoir ce qui est vraiment utile. Sans inclure les derniers gadgets, l’addition se chiffre à plusieurs milliers d’euros.

La lettre ne précise pas si – comme cela était le cas lors des guerres féodales ou napoléoniennes dans lesquelles le gros des effectifs était composé de mercenaires, hypothèse donc exclue dans le cas d’une armée républicaine – la troupe devra, pour avoir les moyens de mener à bien sa « mission de paix », se livrer au pillage…


Vidéo : Guerre à la drogue, Guerre à la City, Il faut quitter l’Afghanistan !


A lire :


Contactez-nous !