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Belgique : les Anglais à l’assaut de l’Etat-Nation

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10 septembre 2007 (Nouvelle Solidarité) - Sans surprise, Economist.com, le site internet du porte-avion médiatique des banques de la City de Londres, qui a fait un grand dossier en défense de l’Empire britannique, en appelle à la dissolution de la Belgique dans sa dernière livraison.

Politique d’empire et dissolution des nations, voici deux enjeux qui n’en font qu’un. La mondialisation, nouveau nom d’un empire mondial, consolide son pouvoir financier fort sur un morcellement vers le bas. Les états, peu importe leur imperfection, restent des instruments « de derniers recours » pour défendre l’intérêt général contre le pillage et le chaos au profit d’une oligarchie financière en pleine déroute.

La carte du fédéralisme et de la régionalisation, réduisant l’espace politique à une entité culturellement, linguistiquement et économiquement homogène a été souvent l’arme de l’oligarchie. En témoigne la pensée et l’action de Denis de Rougemont, père de « l’Europe des Régions » et figure centrale de la nouvelle synarchie qui s’est organisée autour de la Société du Mont Pèlerin, mise sur pied par la London School of Economics et le proto-fasciste Friedrich von Hayek. On retrouve évidemment Denis de Rougemont aux cotés de Raymond Aron dans le Congrès pour la Liberté de la Culture (CLC).

Si le fédéralisme Belge frise parfois la caricature à cause du casse-tête linguistique, un champ de mines régionalistes a été installé sur l’ensemble de l’espace européen. Par exemple, « L’état de Bavière » possède depuis cinq ans sa propre représentation à Bruxelles. En Angleterre, Tony Blair a lancé en 1997 la « devolution » accordant des pouvoirs considérables au pays de Galles et à l’Ecosse. L’Ecosse dispose d’un véritable parlement doté d’un exécutif dirigé par un premier ministre responsable devant 129 députés. Les 17 « communautés autonomes » d’Espagne gèrent 60% des dépenses publiques des régions Basque, Catalane et de Galice. En 2006, les catalans ont approuvé un statut qui reconnaît la Catalogne comme « nation » et lui accorde la moitié des impôts.

La monarchie belge, appelée à contrôler cette région après le Congrès de Vienne de 1815, a très souvent servi de laboratoire d’applications de ces politiques de « balkanisation », ensuite transposées à l’ensemble des pays européens.

Souvenons-nous de l’émission de « politique-fiction » de la télévision francophone RTBF du 13 décembre 2006. Préparée durant des mois dans le plus grand secret sous le nom de code « Karine et Rebecca » les journalistes du JT annonçaient, images truquées à l’appui, que le parlement flamand vient de voter la sécession avec le royaume de Belgique.

Façonnée par plus de quarante ans de propagande médiatique et plongée dans des difficultés économiques et financières, la Belgique est prise en otage par un petit courant d’ultra-nationalistes flamands. Dans les années 70, feu Karel Dillen, un des fondateurs du Vlaams Blok ne faisait pas grand secret de sa collaboration avec les services secrets britanniques. C’est son courant qui a pris aujourd’hui le CD&V (démocrates chrétiens élus grâce à une alliance tacite avec le Vlaams Blok devenu Vlaams Belang) en otage. Avec son intelligence royale, et sans doute pour convaincre les belges que « la Belgique est morte », le roi a choisi Yves Leterne du CD&V pour former le gouvernement. Leterne est un homme qui affirme que la Belgique n’est qu’un « accident dans l’histoire » et qui chante La Marseillaise quand on lui demande d’entonner l’hymne national...

Au lieu de présenter un grand dessein pour un pays qui a été un des berceaux de l’humanisme, qui est riche en productivité et qui a toujours été un espace de dialogue de cultures et de civilisations, The Economist de Londres, constatant cyniquement l’impasse survenue après trois mois d’efforts pour former un nouveau gouvernement fédéral entre Flamands et Wallons, affirme sans rougir que « le pays est devenu une monstruosité de la nature, un état où le pouvoir est tellement sous-délégué que le gouvernement est un vide que l’on tient en horreur. En bref, la Belgique a servi son objectif. Un divorce praline est à l’ordre du jour ».

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