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Carnage social et suicides à La Poste

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Le 8 janvier, Robert Palpant, un postier de Vitrolles âgé de 55 ans, marié, père de deux enfants et sans problème dans sa vie privée, s’est donné la mort en se jetant sous un TGV. Dans sa lettre d’adieu, il souhaite qu’il n’y ait « pas de représentants de La Poste » à ses obsèques.

« C’est sans ambiguïté, ça veut tout dire. Robert est un mort de trop », assène le responsable CGT des Bouches-du-Rhône. « L’an passé, il y a eu 71 suicides à La Poste. Dans le seul département des Bouches-du-Rhône, le nombre est de 11. Dont 6 aboutis. Quand on voit qu’il n’y avait eu que deux suicides en vingt ans, cela montre qu’il y a une accélération que nous rapprochons des réorganisations actuelles. Elles induisent un comportement suicidaire, par mort violente, c’est symptomatique(…) Il y a une souffrance au travail ressentie par beaucoup, il y a un manque de discussion et d’écoute. Les choses vont trop vite, sont trop brutales. À force de ne plus parler que de rentabilité, on en oublie les hommes et les femmes de l’entreprise. »

Des propos qui ont un air de déjà vu : n’a-t-on rien appris des horreurs de France Télécom, Renault et autres victimes de la politique de Révision générale des politiques publiques (RGPP) ? Rappelons qu’avec 13000 emplois supprimés par an, La Poste a déjà perdu 63000 salariés depuis 2003 et compte en supprimer 50000 de plus d’ici à 2015.

Et ceux qui restent doivent trimer. Management dur, aveugle, souvent scandaleux. Cadences de plus en plus infernales, mutations injustifiées, véritable terreur mise en place du haut en bas de la hiérarchie, en totale contradiction avec les valeurs et l’éthique des missions de service public d’autrefois.

Au profit de quoi ? La réponse est simple. Le 20 janvier, on apprenait que La Banque postale va souscrire pour 3 milliards à des émissions obligataires sécurisées de Dexia, afin de refinancer cette banque franco-belge spécialisée dans le crédit aux collectivités et dans… les taux d’intérêt variables. Faute de dépôts et ne pouvant plus accéder au marché interbancaire, Dexia avait déjà frôlé la faillite en septembre 2008. Une banque immortelle ?


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