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Cheminade : les spéculateurs comptent prendre en otage le prochain président français

La rédaction
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Une circulaire publiée le 21 mars dernier (deux jours après l’ouverture officielle de la campagne présidentielle) par la société de bourse Eurex, annonçe qu’elle commercialisera, à partir du 16 avril prochain, un nouveau contrat à terme sur la dette française à long terme, baptisé FOAT (pour French Obligations Assimilables du Trésor).

Ce nouveaux contrat, portant sur un montant de seulement 100 000 euros au minium (joué grâce à une effet de levier de 10 à 20, c’est-à-dire un apport nominal autant de fois plus faible), livrera encore plus la dette française aux marchés financiers spéculatifs.

Alors que les fameux Credit Default Swaps (CDS) étaient le plus souvent réservés à des investisseurs institutionnels disposant d’un minimum de 10 millions de dollars comme ticket d’entrée, les FOATs seront accessibles à des spéculateurs de tout acabit.

Le lancement de ce nouveau produit indique clairement qu’Eurex « anticipe » une importante spéculation sur la dette française dans les mois à venir lui permettant de faire des profits grâce aux juteux frais de commission sur chaque transaction effectuée.

Voilà pour l’explication officielle. Mais pourquoi diantre introduire un contrat de ce type juste une semaine avant l’élection présidentielle ?

Certains milieux financiers auraient-ils décidé d’adresser un message aux candidats en campagne ou de s’équiper d’un nouveau bâton pour tabasser le nouvel arrivant à l’Élysée ?

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Cette offensive des spéculateurs arrive au moment où le ton vient d’être donné par l’article France’s Future : a country in denial [L’avenir de la France : un pays dans le déni de la réalité], publié dans la dernière livraison de l’hebdomadaire britannique The Economist, toujours le porte-voix des financiers de la City.

Exhibant un pastiche du tableau de Manet, Le déjeuner sur l’herbe, montrant un Sarkozy et un Hollande décontractés en compagnie d’une belle dénudée, l’article affirme avec force qu’aucun candidat à l’élection présidentielle française n’a le courage d’annoncer directement aux Français le destin fatal qui les attend : une réduction brutale de leur niveau de vie et la fin de tous les acquis sociaux obtenus depuis 1945.

Alors que beaucoup de journalistes s’étonnent de voir Jacques Cheminade s’en prendre à la City, dans son dernier éditorial, le bien-nommé Eric le Boucher, directeur de la rédaction d’Enjeux-Les Echos, annonce qu’il est d’accord avec l’Economist.

A ce titre, il s’énerve forcément contre les candidats qui ont « renoncé à la vérité », et dénonce « le discours maladif d’une Le Pen, d’un Mélenchon ou d’un Cheminade, qui dit exactement comme le Front de gauche avec, en plus, la promesse du "Spoutnik pour tous" ».

Pour Le Boucher, il n’y a que deux conséquences possibles à l’issue du scrutin : la dépression ou la violence : « Nicolas Sarkozy, réélu risque de voir le combat contre lui se déplacer dans la rue. (...) François Hollande n’a pas l’avenir plus rose. Il n’aura pas à choisir entre la Bastille [comprenez le peuple] et la City. La dette a voté : ce sera la City. Il devra imposer à son puissant allié d’extrême gauche d’aller dans le sens churchillien, à l’opposé des fadaises. Ça se passera mal ».

Tout le monde sait, comme cela a été le cas avec Barack Obama en janvier 2008, que le ton d’une nouvelle présidence est donné dès les premiers jours de l’entrée en fonction du vainqueur. Si le nouveau président hésite à prolonger l’élan qui l’a conduit à la victoire, le rapport de force s’inverse rapidement et il devient ensuite trop tard pour changer quoi que ce soit.

Un candidat aussi hésitant que François Hollande, qui accuse « la finance sans visage », tout en lui proposant une entente cordiale, ou tout autre candidat par ailleurs, sera-t-il en mesure de prendre la mesure de cette menace ? Dès ce matin, Jacques Cheminade, interrogé par Jean-Jacques Bourdin sur RMC-BFMTV, a exposé le danger.

La menace brandie par Eurex – la plus grande place financière pour les produits dérivés dans le monde – avec 24 millions de contrats échangés en 2010 sur une base quotidienne – doit être prise au sérieux. Eurex, une société germano-suisse, a acquis International Securities Exchange (ISE) en 2007 aux États-Unis et est aujourd’hui représentée à Londres, Paris, Chicago, New York, Hong Kong, Tokyo et Singapour.

Rappelons qu’Eurex avait introduit un contrat sur la dette italienne en 2009, un acte qui n’est pas sans rapport avec la mise sous tutelle de l’Italie deux ans plus tard par le technocrate Mario Monti de Goldman Sachs.

Aujourd’hui, c’est donc clairement la France qui entre dans le viseur.

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