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Déclaration de solidarité avec la Syrie proposée par Bassam Tahhan

La rédaction
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Nous présentons ci-dessous cette proposition d’Esquisse de déclaration de Paris en solidarité avec le peuple syrien que Bassam Tahhan propose au Collectif pour la Syrie.

Bassam Tahhan, est l’une des rares voix en France à dénoncer l’offensive menée contre la Syrie, comme faisant partie d’une nouvelle confrontation Est-Ouest dans la région, menée par un Occident en déclin, contre les nouveaux centres de pouvoir émergent en Asie, la Russie et la Chine. Il n’hésite pas a reconnaître que l’éclatement de cette guerre pourrait être le première épisode d’une troisième guerre mondiale. Il souhaite cependant, comme nous le voyons dans cette esquisse, une évolution démocratique de la Syrie.

Bassan Tahhan est professeur de civilisation arabe au Lycée Henri IV ainsi qu’à l’ENSTA, l’Ecole nationale supérieure des techniques avancées. Il est aussi porte-parole du Collectif pour la Syrie.

Voici l’esquisse :

Nous, signataires de cette déclaration :

1) Affirmons que c’est au peuple syrien, et à lui seul, que revient le droit de disposer de lui-même, sans aucune ingérence étrangère sous quelque forme que ce soit.

2) Demandons qu’un cessez-le-feu soit accepté par tous les partis, afin de mettre fin au processus de destruction de la Syrie et soutenons la prolongation de la mission des observateurs de l’ONU pour veiller au respect de ce cessez-le-feu.

3) Récusons la reconnaissance du Conseil National Syrien comme principal représentant légitime du peuple syrien et invitons les instances qui l’ont reconnu comme tel à se rétracter.

4) Dénonçons le rôle infâme de l’Arabie saoudite et du Qatar, au service de la CIA, qui cherchent à désarticuler l’axe anti-américain au Proche-Orient, en alimentant une guerre confessionnelle en Syrie.

5) Réclamons que soit reconnu l’ensemble de tous les partis, organismes et associations qui luttent pour la démocratie en Syrie, comme représentants légitimes du Printemps Arabe Syrien.

6) Dénonçons les campagnes médiatiques mensongères en France et dans le monde, et notamment, celle d’Aljazira, qui visent à déstabiliser la Syrie et à détourner les mouvements d’opposition de leur objectif initial.

7) Récusons la reconnaissance des OSDH de Londres comme organismes principaux d’information sur les évènements en Syrie, et comme seules instances défendant les Droits de l’Homme en Syrie.

8) Condamnons la politique française qui s’aligne sur des positions américaines, qui ne servent en rien les intérêts nationaux de la France et de sa politique arabe.

9) Considérons que toute aide logistique ou militaire aux opposants est un crime passible de poursuites de la part des instances de droit international.

10) Déclarons en conséquence que les pays concernés (Etats-Unis, France, Grande-Bretagne, Turquie) sont des ennemis de la Syrie et devront répondre de leur politique.

12) Soutenons fermement tout effort pour une solution pacifique à la crise syrienne.

12/Affirmons que c’est au peuple syrien, par référendum sous surveillance d’observateurs internationaux de l’ONU, de décider du départ du président Al Assad ou de son maintien à la tête du pays.

13) Mettons en garde contre le danger d’une dérive djihadiste de cette révolte syrienne qui risque de transformer ce pays laïc en un nouveau sanctuaire d’islamisme terroriste destructeur.

14) Appelons à lever toutes les sanctions dans tous les domaines car elles affectent le peuple syrien et non pas le gouvernement.

15) Appelons à revoir la nouvelle constitution syrienne de manière à ce qu’elle autorise tout citoyen syrien, quel que soit son appartenance ethnique ou confessionnelle, à se porter candidat à la présidence de la république.

16) Demandons, de même, afin de ne pas priver le pays des compétences syriennes de l’étranger, à ce que soit octroyé aux syriens de l’étranger, le droit d’assumer des fonctions politiques de parlementaire, de ministre ou autre fonction administrative.

17) Estimons que tous les juifs originaires de Syrie, ont le droit de recouvrir leur nationalité syrienne et invitons les autres Etats arabes à faire de même et que tous les palestiniens également ont le droit au retour à leur terre d’origine.

18) Réclamons une réforme constitutionnelle qui abolirait le droit du sang pour adopter le droit du sol. La Syrie, terre d’asile à travers sa longue histoire, le restera toujours. Et nous invitons les autres états arabes à faire de même.

19) Appelons l’état syrien à se différencier du parti BAAS, et à restituer les biens confisqués ou mal-acquis au profit du parti ou de certains de ses membres et souhaitons une lutte acharnée contre la corruption à tous les niveaux de l’Etat, et également parmi les responsables qui ont fait défection ou qui ont quitté la Syrie avant le Printemps arabe.

20) Souhaitons que les états qui ont témoigné au peuple syrien une amitié véritable pendant cette crise à savoir, l’Afrique du Sud, le Brésil, la Chine, l’Irak, l’Iran, la Russie et le Venezuela (liste non exhaustive), bénéficient de relations de coopération privilégiées dans les domaines économiques et culturels.

21) Appelons à créer une Ligue des Peuples arabes face à la faillite de la Ligue des Etats arabes et proposons comme siège symbolique de cette Ligue la ville tunisienne de Sidi Bouzid.

22) Proposons la création d’une nouvelle instance qui regrouperait toutes les confessions du monde arabo musulman et dont le siège serait Alep, et qui s’opposerait de manière radicale aux appels de haine confessionnelle lancés par des dignitaires religieux extrémistes.

23) Déclarons ne pas renoncer au droit historique de la Syrie sur la province d’Antioche et appelons à un référendum des habitants de cette province pour décider de leurs droits à disposer d’un état indépendant ou à se rattacher à la Syrie redonnant aux chrétiens d’Orient leur siège patriarchal.

24) Appelons à rétablir les relations diplomatiques de la France avec la Syrie, le dialogue étant plus que jamais nécessaire pour rétablir la confiance réciproque entre le peuple français et le peuple syrien.

25) Rappelons que Le Collectif pour la Syrie soucieux du respect des droits de l’homme, et inquiet de l’instrumentalisation des organismes politiques dans ce domaine, œuvrera pour créer une OSDH à Paris et appelons tous les partis de cette guerre civile à respecter les droits de l’homme et les conventions internationale.

Pour plus d’information, voir Le blog de Bassam Tahhan

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