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Diacrisis exige l’ouverture d’un grand débat sur la scission des banques

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Dans l’élan créé par le projet présidentiel de Jacques Cheminade, l’Appel à un Glass-Steagall Global [1] et notre mobilisation contre la réforme Moscovici [2], l’association Diacrisis exige que s’ouvre enfin un vaste débat en France sur la scission des banques. A cet effet, elle publie sur 118 pages le document Scinder les banques, le verbatim, 130 personnalités recommandent la scission des banques pour sécuriser notre système bancaire.

Pourtant, pour le Trésor, tout comme pour Pierre Moscovici qui présentera le 19 décembre en Conseil des ministres la proposition de loi sur la réforme bancaire, la messe est dite. Messieurs les députés, « votez, circulez, il n’y a rien à voir », disent-ils lors des rares occasions où ils daignent s’exprimer. Car les « spécialistes » du Trésor, de Bercy et des salles d’administration de nos grandes banques (BNP-Paribas, Société Générale, Crédit Agricole, BPCE, etc.) savent ce qui est bon pour le peuple !

Ce qui compte pour leur commerce d’argent, et Moscovici s’est rallié à leur position, c’est qu’on ne touche pas au « modèle » de banque universelle, alors que c’est précisément le conflit d’intérêt permanent et l’impunité qu’il incarne qui pose le plus grand risque systémique à l’ensemble de l’économie mondiale.

Voici le communiqué publié par Diacrisis :

Communiqué de Presse

Paris, 14 décembre 2012 — Le gouvernement français prépare actuellement une réforme de la structure de son système bancaire. Elle pourrait être l’opportunité exceptionnelle de remettre le secteur financier au service de l’économie réelle, et de protéger l’épargne du pays.

Or, avec 5 banques figurant sur la liste internationale des 29 banques à risque systémique dressée en 2011 par le G20, la France souffre d’une hypertrophie de ses mégabanques. Par exemple, le bilan de BNP Paribas représente 10 années de recettes nettes de l’État. Ce phénomène est amplifié par le choix résolu de promouvoir un modèle de banque soi-disant universelle, mettant l’ensemble du système bancaire à la merci de pertes spéculatives dans les banques d’investissement.

La solution la plus simple et la plus sûre consiste à scinder ces banques dans des groupes distincts, pour protéger les comptes bancaires des clients et les finances des contribuables. Ce modèle de banques spécialisées a d’ailleurs prévalu en France et dans le monde pendant des décennies, sans aucune crise bancaire. Et ce jusqu’à la dérégulation intégrale survenue durant les années 1980.

Malheureusement, la France, influencée par le lobbying forcené de ses mégabanques, a refusé d’ouvrir un débat public pour revenir à un juste équilibre. Au contraire, elle s’est précipitée sans transparence dans une réforme sabotée, sans même attendre les résultats des réflexions européennes en cours.

Le fait est que très peu d‘arguments sérieux viennent à l’appui du modèle de banque “universelle”. La meilleure preuve est que ce modèle est principalement défendu par les banques universelles elles-mêmes, et une poignée d’économistes travaillant avec le secteur financier. Bien au contraire, la plupart des grandes personnalités internationales du monde économique, de parole libre, défendent une scission pure et simple des banques.

Parce qu’il est fondamental qu’un débat démocratique ait lieu et que le public soit informé, l’association DiaCrisis a regroupé les déclarations de 130 personnalités soutenant une telle scission. Son but est de montrer que le soutien à une séparation stricte des banques est en fait la règle, y compris chez les financiers. Par exemple, selon un sondage Agefi de novembre 2012, la majorité des cadres du secteur bancaire soutient la scission…

Il y a urgence. Alors parlons-en. Vraiment !


[1Signé par plus de 250 élus de terrain et 16 économistes depuis juillet ; signez en ligne sur www.appel-glass-steagall.fr

[2voir notamment notre feuille de route Réforme bancaire, ce qu’elle n’est pas, ce qu’elle doit être envoyée à tous les parlementaires mi-novembre.

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Voir les 2 commentaires

Vos commentaires

  • Le 19 décembre 2012 à 20:31
    par Eric

    Si la France était une démocratie et non un gouvernement faussement représentatif, un projet de loi sur la scission des banques aurait été soumis à l’approbation ou non du peuple français et aurait certainement été approuvé. Par conséquent, j’invite les membres de Solidarité et Progrès à devenir d’authentiques démocrates et à prendre conscience qu’ils nuisent aux valeurs et aux idées qu’ils promeuvent en défendant le gouvernement faussement représentatif.

    Répondre à ce message

  • Le 17 décembre 2012 à 23:11
    par Gimo35

    Un document exceptionnel.
    Diffuser le aux députés que vous avez ou que vous allez contacter.
    Le grand intérêt est que des personnalités extrêmement diverses y sont mentionnées et apportent un point de vu chaque fois different et favorable au Glass Steagall Act.
    A noter que Jacques Cheminade n’est pas "nominé" dans la catégorie homme politique, un exploit quand on sait que lorsque l’on tape Glass Steagall sur Google la plupart des liens renvoient à S&P.
    Un grand merci au passage à l’équipe de S&P pour avoir repérer ce document.

    Répondre à ce message

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