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Eric de Keuleneer : « Il faut au moins un double Glass-Steagall »

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Interview avec Eric de Keuleneer,

Economiste et professeur à la Solvay Business School de l’Université libre de Bruxelles (ULB).

Après une formation d’ingénieur commercial à l’Université libre de Bruxelles (ULB), un MBA à la Wharton School en Pennsylvanie, Eric de Keuleneer a été, entre 1977 et 1983, chef de la syndication et du trading à la Kredietbank SA luxembourgeoise, puis, de 1983 à 1995, directeur du Corporate and Investment Banking à la Générale de Banque devenue Fortis (désormais Fortis BNP Paribas). Depuis octobre 1995, il occupe le poste d’administrateur délégué de l’Office central de crédit hypothécaire (OCCH), devenu depuis 2001 la banque Credibe SA.
Parmi ses multiples mandats, citons celle d’administrateur de la Fondation universitaire et d’ancien membre du conseil de surveillance de la Commission Bancaire Financière et des Assurances (CBFA) de Belgique.


Nouvelle Solidarité : Chaque jour qui passe révèle un peu plus le délitement progressif du système bancaire mondial et européen. En dépit des plans de sauvetage bancaire, rien ne semble résolu. En 2011, la dette de la Grèce dépassera 150% de son PIB ; en Irlande, le plan de sauvetage bancaire représente une proportion surréaliste de 45% du PIB ; aujourd’hui, c’est au tour du Portugal – et qui sait, demain peut-être de l’Espagne ? – de réclamer de l’aide publique. Certaines banques survivent sous perfusion grâce à l’argent du contribuable, je pense notamment aux trois banques qui ont profité le plus du guichet spécial de la Réserve fédérale en octobre 2008, c’est-à-dire la Royal Bank of Scotland (RBS), Depfa et la banque franco-belge Dexia. On est donc en droit de s’interroger sur la prétendue capacité d’autorégulation des marchés, la fameuse « main invisible » évoquée par feu Adam Smith. Pourquoi échoue-t-elle ?

Eric de Keuleneer : D’abord, il faut savoir qu’Adam Smith lui-même était relativement sceptique à l’idée d’une trop grande liberté accordée aux banques. Par rapport aux activités bancaires, embryonnaires à l’époque, il exprimait déjà quelques réserves. D’autre part, il faut bien se rendre compte que les activités bancaires ne satisfont pas les deux critères qui étaient essentiels pour Adam Smith pour le bon fonctionnement des marchés. C’est-à-dire d’une part la libre concurrence et d’autre part la bonne information. Je rappelle que pour Adam Smith, dans les marchés où règnent la vraie concurrence et une bonne information, la main invisible fait en sorte qu’automatiquement, la recherche des profits concourt à l’intérêt général. En matière bancaire, cela ne marche pas parce que les lois élémentaires de la concurrence y sont bafouées tous les jours. On constate que de très nombreuses banques occupent des positions dominantes, soit sur le marché de détail – c’est particulièrement le cas en Belgique, aux Pays-Bas et en Angleterre – soit sur certains marchés de gros, comme certains dérivés ou certaines activités d’émission de titres, etc. Certaines banques, de diverses façons, arrivent à cartelliser ces marchés. D’une part, il y a peu de concurrence dans beaucoup de ces secteurs, d’autre part, l’une des conséquences essentielles de la concurrence, celle qui fait que les moins efficients puissent disparaître grâce à des faillites, ne fonctionne pas en matière bancaire. Les faillites bancaires sont finalement assez rares et tout à fait faussées. Lorsqu’une banque a si mal géré ses activités qu’elle est sur le point de faire faillite, pourvu qu’elle ait une certaine taille, elle sera généralement sauvée par les pouvoirs publics et donc par le contribuable. Ainsi, une des lois essentielles de la concurrence ne fonctionne pas. Cette banque ne peut pas disparaître car cela entraînerait de fâcheuses conséquences pour toute banque, pour les déposants qui lui ont fait confiance, et pour les plus grandes banques, cela risque même d’entraîner des questions de système.

NS : Cela a toujours été ainsi ?

EDK : Cela a toujours été ainsi et c’est pour cela que les banques, à de nombreuses périodes de l’histoire, ont fait l’objet de régulations particulières. On leur a interdit de faire un certain nombre de choses et on a visé à ce qu’elles se conduisent de façon particulière. Dans les bons cas, on a veillé à ce qu’elles ne prennent pas trop de risques. La deuxième loi essentielle de marché qui fonctionne bien, la « bonne information », n’est pas satisfaite non plus en matière bancaire. Parce que de nombreuses banques faussent l’information, la travestissent, parfois même avec la complicité des pouvoirs publics et des régulateurs parce que l’on estime qu’à un certain moment, les banques ne peuvent pas tout dire pour ne pas créer d’inquiétude. On accepte donc que les banques taisent la vérité et parfois mentent franchement à propos de leur législation et sur leur activité. De plus, on a constaté, et c’est un phénomène particulier qui date des dix à quinze dernières années, que sous la pression d’une recherche de profit immédiat, de nombreux banquiers ont pris des libertés par rapport à l’information qu’ils donnaient aux investisseurs en général et au marché quant aux produits qu’ils proposaient, produits d’épargne et autres activités. Et l’on constate tous les jours que de nombreux clients ont été mal informés par des banques.

NS : En Allemagne, une PME vient de gagner son procès contre Deutsche Bank qui lui avait vendu à la fois un crédit à taux variable et un produit dérivé pour couvrir le risque du prêt. Un cas flagrant de conflit d’intérêt.

EDK : Tout à fait. Les banques sont à la source de quantités d’informations en matière financière. Elles travestissent cette information. Elles désinforment très souvent les clients et du fait de leur taille, on ne parvient pas à véritablement les pénaliser. Car à cause de leur taille et de leurs capacités à faire de la propagande, les banques arrivent à faire croire qu’elles sont honnêtes alors que très souvent elles ne le sont pas.

NS : Lors de votre intervention au congrès des économistes en novembre 2009, vous avez attiré l’attention sur le fait qu’il y a eu tout un lobbying bancaire de la part des analystes financiers au service des banques d’investissement, pour faire croire qu’il fallait acquérir une très grande taille pour être efficient alors que très souvent, les faits semblent prouver le contraire.

EDK : Les deux façons des banques pour fausser l’information posent aujourd’hui de graves problèmes, particulièrement pour les marchés des capitaux. L’information de ces marchés est véhiculée à travers deux grands canaux. D’une part les analystes financiers, payés par les banques, qui donnent des conseils de vente et d’achat de titres. L’on constate qu’ils usent et abusent de leur position pour presque systématiquement recommander aux entreprises de rechercher la taille ; de viser à dominer les marchés pour obtenir ce que l’on appelle un pouvoir sur les prix (pricing power). Et l’on constate même qu’ils reprochent aux entreprises qui ne font pas d’acquisitions de « ne pas avoir de stratégie ». Si l’on ne fait pas d’acquisition, l’on n’a pas de stratégie ! L’on pourrait s’étonner que ces analystes financiers, censés conseiller, d’après leur propre déontologie (au moins celle qu’ils affirment) « en toute indépendance », et alors que 60 à 70% des acquisitions sont des échecs pour l’acquéreur, continuent à recommander majoritairement de poursuivre des acquisitions et de chercher la taille. On pourrait s’en étonner. Mais je crois que l’une des explications à cette errance apparente est le fait que les analystes travaillent pour les banques d’affaires. Or ces dernières ont tout intérêt à ce que les entreprises fassent le plus d’acquisitions possibles. Qu’elles réussissent ou non, cela ne les préoccupe pas du tout. Toute acquisition génère pour les banques d’affaires des commissions appelées success fee. Or c’est un succès surtout pour les banques d’affaires.

NS : Vous dénoncez dans votre essai le cas de l’acquisition monstre d’ABN-AMRO par le couple Bank of Scotland et Fortis, un des plus grands désastres de l’histoire bancaire européenne, mais entièrement conçu par Merrill Lynch.

EDK : Oui, cela a rapporté beaucoup d’argent à Merrill Lynch. On a vu alors que pendant les mois suivant cette acquisition, les dirigeants de RBS et Fortis ont été encensés par la presse spécialisée et, parmi certains de ces jurys des « banquiers de l’année », ils ont été portés aux nues comme de géniaux visionnaires. On a ensuite constaté que ces opérations avaient été mal étudiées, effectuées en absence de vrais objectifs stratégiques et beaucoup trop cher payées, et donc désastreuses. L’information qui circule par rapport à la valorisation des actions est totalement biaisée en faveur de l’intérêt des banques d’affaires. Celle qui circule par rapport aux obligations est monopolisée par trois agences de notation (rating) : Moody’s, Standard Poor’s, Fitch, qui monopolisent les rating de crédit. Là aussi, l’on constate que ces agences de notation, supposées être encore plus indépendantes que les analystes soi-disant indépendants au sein des banques, sont très largement influencées par la recherche de profit et dans leur cas, cela veut dire qu’elles ont tendance à favoriser les intérêts de ceux qui leur rapportent le plus de chiffre d’affaire. Et ceux qui leur apportent le plus gros chiffre d’affaires depuis ces dix dernières années, ce sont incontestablement les banques d’affaires, au moins jusqu’à 2008. Ce sont ces dernières qui montaient les opérations de titrisation, chaque opération nécessitant des notations. Ce qui fait que les agences de rating ont encouragé ces funestes opérations de titrisation de type subprime, CDO, etc.

NS : C’était du gagnant-gagnant !

EDK : Absolument.

NS : Là, vous nous décrivez des structures qui deviennent énormes et finissent par prendre en otage, non seulement le système financier, mais la société tout court.

EDK : En effet, ces structures contrôlent l’information et ont tout intérêt à distiller un certain type d’information. Pour en revenir à votre question, les lois de la concurrence ne peuvent pas fonctionner correctement dans le monde bancaire puisque d’une part, on n’a pas forcément envie que les banques tombent en faillite, et d’autre part, les pouvoirs publics ont une tolérance coupable pour les concentrations et les oligopoles dans le monde bancaire, parce que les banquiers sont très proches des politiciens. La concurrence ne fonctionne donc pas et l’information n’est ni transparente ni honnête. Je ne crois pas que le mauvais fonctionnement des banques et le fonctionnement délétère du système financier des quinze dernières années contredisent vraiment les principes d’Adam Smith. Je crois que ces principes ne sont pas remis en cause, mais que les financiers et les banques ne les respectent pas.

NS : Ils encouragent eux-mêmes le viol de ces principes, du fait qu’avec le système des bonus on rémunère ceux qui vont à leur encontre…

EDK : C’est donc un système qui a pris le pouvoir, contrôle l’information et se rémunère très largement sur le dos de l’économie réelle. Les superbénéfices vont un peu aux actionnaires et beaucoup aux dirigeants et aux traders, spéculateurs et artistes des fusions-acquisitions et autres produits tordus qui vampirisent l’économie réelle.

NS : D’après vous, qu’est-ce que cela implique pour la société que la richesse soit confisquée de cette façon ? Car ils exigent encore plus de dérégulation, comme on peut le lire dans le « pacte pour l’euro » qui réclame plus de flexibilité pour le monde du travail, la désindexation des salaires du coût de la vie, etc.

EDK : C’est un peu un autre sujet, qui n’est pas directement lié au précédent. Je crois que, pour revenir à votre première question, la principale raison de cet égarement du monde financier, c’est qu’on a massivement recréé des rentes de situation. Une bonne partie de la réflexion économique aux XVIIe et XVIIIe siècles a été fondée sur la perversité des rentes. Ici, l’on a reconstitué les rentes – c’est exactement ce que l’on a recréé – c’est-à-dire des rémunérations très élevées ne correspondant pas à la création de valeur, ni à un mérite.

NS : Ce ne sont donc pas les profits d’aujourd’hui qui créent les emplois de demain ?

EDK : Non. Ces profits-là ne créeront aucun investissement ni emploi, au contraire : de nombreuses entreprises qui dégagent des profits importants sont encouragées non pas à investir mais à acquérir d’autres entreprises. Tout cela afin de réduire la concurrence et de dégager des profits financiers pour les entreprises acquises et acquéreuses. Cela n’encourage pas particulièrement les investissements ni la concurrence.

NS : Le système actuel peut-il survivre dans ces conditions ?

EDK : Le système actuel, tel qu’il est caricaturé et déformé par la sphère financière, ne peut pas survivre. C’est un système qui est en train de détruire beaucoup de valeur. C’est fondamentalement le système atlantique qui est en cause, donc le modèle occidental. On constate heureusement que beaucoup de pays émergents sont beaucoup plus restrictifs par rapport aux activités financières et se concentrent sur leurs activités commerciales et industrielles. Par conséquent, ils échapperont très probablement à cette décrépitude économique. Malheureusement, tant que l’Occident reste prisonnier de ces financiers et de leurs pratiques mafieuses, il continuera à perdre de sa substance économique tout en multipliant les bonus gigantesques pour quelques dirigeants et employés de salles de marché. Ces bonus ont également pour effet d’attirer vers les activités financières les meilleurs cerveaux occidentaux ; les meilleurs étudiants font des études financières et d’économie mathématiques pour faire de l’argent dans les salles de marché. Mais puisque ce n’est pas très productif, cela nuit et nuira de plus en plus à l’activité scientifique, industrielle et commerciale.

NS : Dans le passé, les meilleurs cerveaux trouvaient des emplois à la NASA et dans le secteur spatial, alors qu’aujourd’hui ils vont travailler au service des marchés.

Pour conclure, disons que l’on voit émerger aujourd’hui des voix de l’intérieur du système, comme la vision exprimée par Phil Angelides dans le rapport de la Commission d’enquête américaine sur la crise financière, ou celle du gouverneur de la Banque d’Angleterre Mervyn King, qui mettent sur la table la nécessité de réguler et en particulier de revenir aux principes définis par la loi Glass-Steagall, une démarche défendue depuis longtemps par Lyndon LaRouche aux Etats-Unis et Jacques Cheminade en France. Est-ce que vous vous retrouvez dans ce type de mesures ?

EDK : Je me retrouve tout à fait là-dedans, mais il faut aussi tirer les leçons de ce qui se passe dans les marchés des capitaux. Je pense que le « simple » Glass-Steagall tel qu’on le connaissait encore dans les années 1980-90, c’est-à-dire la séparation entre activités de dépôt et activités de banques d’affaires, n’est pas suffisant. Il faut aller plus loin et imposer une autre séparation qui avait été appliquée dans les années 1930, c’est-à-dire la séparation entre le montage des opérations de marché et le courtage. Les opérations de marché représentent aujourd’hui, directement et indirectement, une grande partie du financement des entreprises et une grande partie de la canalisation des flux financiers, les flux d’épargne. Il n’est pas du tout normal que les mêmes banques soient autorisées à monter les opérations et à les distribuer auprès des investisseurs. Parce qu’elles peuvent en même temps conseiller les émetteurs et conseiller les investisseurs.

NS : Conflit d’intérêt !

EDK : Conflit d’intérêt gigantesque, qui a particulièrement éclaté dans les opérations dites de titrisation subprime, CDO et autres. C’est pourquoi je crois qu’il faut au moins un « double Glass-Steagall », c’est-à-dire complètement séparer les banques de dépôt et de crédit d’un côté, et les banques de prise de risque de marché de l’autre. De plus, les banques ayant des risques de marché, que ce soit le montage d’opérations, marché primaire et même des prises de risque sur les marchés secondaires, ne devraient pas avoir l’autorisation de conseiller ni leurs clients ni les investisseurs. Parce que l’on ne peut pas conseiller des clients et des investisseurs et avoir soi-même des titres en risque ; parce qu’on a monté les opérations ou parce qu’on a spéculé soi-même. On ne peut être autorisé à spéculer sur l’or et conseiller de façon désintéressée à ses clients d’acheter de l’or. Ce n’est pas possible. Il faudrait recréer de véritables fonctions de courtier (broker), comme c’était encore le cas dans les années 1980 où il en existait des dizaines, voire des centaines aux Etats-Unis, et comme c’était la règle en Belgique également : les banques ne pouvaient pas faire du courtage. Il faut revenir à la séparation des métiers et les améliorer pour éviter ces conflits d’intérêts. Donc, le Glass-Steagall Act, dans le sens de la séparation des activités, tout à fait, j’y souscris entièrement ! Je plaiderais fortement pour qu’on sépare les activités le plus correctement possible. Il y a plusieurs grandes lignes de séparation, pas une seule, et je dirais qu’il en existe d’autres à explorer.

NS : Ceux qui, dans le monde financier, s’opposent au retour aux principes de Glass-Steagall, affirment que si on l’applique aux banques existantes, beaucoup tomberont en faillite.

EDK : Si c’est le cas, c’est qu’elles sont déjà insolvables aujourd’hui et qu’il faudrait donc les nationaliser. Il faut se rendre compte qu’un certain nombre de banques – à la prochaine crise qui arrive bientôt – risquent la nationalisation et devront être réformées en profondeur. Suite à cela, elles retrouveront peut-être une activité tout à fait routinière et de service public. Là aussi, on va se rendre compte qu’on a beaucoup trop désinvesti dans la qualité de gestion des entreprises publiques. On a trop admis que ces dernières seraient par définition mal gérées et qu’il il fallait donc les privatiser. Je crois qu’on doit veiller à la bonne gestion des entreprises publiques, coopératives, mutuelles, d’économie sociale, etc. Il faut trouver des mécanismes de bonne gouvernance et surtout les appliquer à des entreprises qui n’ont pas le profit comme seul moteur. Là aussi, l’on doit se rendre compte qu’il y a eu de grandes faiblesses. Un certain nombre d’entreprises publiques ont été mal gérées, ce qui a décrédibilisé tout le secteur public et la notion même de détention de banque par l’Etat.

NS : Une dernière question. Vous n’avez pas l’impression de prêcher dans le désert ?

EDK : Ecoutez, il y a deux ans déjà, je tenais les mêmes propos. Il y a dix ans j’étais réellement tout seul, ce qui ne m’a pas empêché de continuer à dire la même chose. Maintenant, je crois qu’il y a pas mal de commentateurs qui partagent cet avis. Au moins, depuis la crise de 2008, la duplicité de nombreux banquiers est apparue au grand jour. Il y a encore trois ou quatre ans, les banquiers défendaient leurs bonus en prétendant qu’ils créaient de la valeur, donc que ces rémunérations étaient méritées. Maintenant ils n’essayent même plus. Ils disent seulement que si on ne leur paye pas leurs bonus, les meilleurs traders vont aller ailleurs. Moi j’aurais tendance à dire : laissons-les aller ailleurs et espérons surtout qu’ils trouvent de l’emploi en Asie pour rendre les économies asiatiques un peu moins concurrentielles par rapport aux nôtres…

Propos recueillis le 4 avril par Karel Vereycken et Guillaume Dubost

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Vos commentaires

  • Le 19 avril 2011 à 00:28
    par petite souris

    Intéressant !
    Passionnant !

    Les banques sont à la source de quantités d’informations en matière financière. Elles travestissent cette information. Elles désinforment très souvent les clients et du fait de leur taille, on ne parvient pas à véritablement les pénaliser. Car à cause de leur taille et de leurs capacités à faire de la propagande, les banques arrivent à faire croire qu’elles sont honnêtes alors que très souvent elles ne le sont pas.

    Scandaleux !
    Révoltant !

    Pourquoi cela n’est pas repris en boucle par nos médias ?
    Pourquoi aucun de nos politiciens même seulement pour grandir et leur face et leur ego n’appliquent-ils pas le Glass-Steagall Act ?

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