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Grippe A : l’OMS dénonce les mensonges britanniques

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16 juin 2009 (Nouvelle Solidarité) Le 10 juin, l’OMS organisa une vidéo-conférence avec les ministres de la Santé des plus importants pays touchés par l’épidémie de la nouvelle grippe A(H1N1), suite à l’information donnée par un journaliste de l’agence Associated Press, selon laquelle le Royaume-Uni ne rapportait pas comme il conviendrait le nombre de cas.

A Paris, le même jour, la ministre de l’Intérieur Michèle Alliot-Marie affirmait que la France imposerait les mêmes précautions aux voyageurs en provenance d’Angleterre qu’à ceux venant du Mexique ou des Etats-Unis.

Le lendemain, jeudi 11 juin, le Dr Margaret Chan, directrice générale de l’Organisation mondiale de la santé (OMS), réunissait d’urgence le comité d’experts « après s’être rendue à l’évidence que certains pays comme la Grande-Bretagne ne rapportaient pas correctement leurs cas. »

La décision historique, pour la première fois depuis 1968, de passer de la phase d’alerte de niveau 5 (indiquant une pandémie « imminente ») à la phase 6 (caractérisant une vraie « pandémie ») « aurait pu être prise beaucoup plus tôt, affirma Mme Chan, si l’OMS avait eu des informations plus précises sur la propagation de la grippe porcine en Europe », une allusion à peine déguisée à l’attitude britannique.

Comme nous l’avons signalé ici, les autorités britanniques s’étaient radicalement opposées au passage à la phase 6, tout en accaparant le gros des antiviraux et des vaccins pour leur propre « race des seigneurs », abandonnant les pays les plus pauvres au hasard douloureux de la charité et des dons.

Si aucune autre pandémie ne fut détectée aussi tôt, disait Chan, pour les dix-huit mois à venir, le monde est face à « la première pandémie grippale du XXIe siècle ». La nouvelle souche du virus H1N1, jusqu’ici jamais constaté chez les hommes, est apparue au Mexique fin avril. Les équipes médicales sur place ont rapidement identifié son « potentiel pandémique » et les experts craignent qu’un réassortiment génétique se produit avec des virus plus virulents dans les mois à venir.

Le docteur Chan notait également que la pandémie de la grippe H1N1 se développe au même temps à celle de la grippe aviaire H5N1 contre laquelle l’OMS maintient la Phase 3 de son alerte. Deux nouvelles victimes humaines de la grippe aviaire ont été signalées la semaine dernière en Egypte.

A ce jour, la grippe H1N1 s’est répandue dans 76 pays où 163 décès et près de 36000 cas confirmés ont été dénombrés. La grande majorité des victimes a moins de 25 ans. Les experts de l’Institut Pasteur à Paris soulignent que ce virus se comporte anormalement et d’une façon très différente de la grippe saisonnière. Par exemple, la moitié des victimes « jeunes et en bonne santé » souffrent de problèmes respiratoires graves. Tout en appelant à une mobilisation de la communauté internationale, le Dr Chan est restée « politiquement correct » en spécifiant que l’OMS ne recommande pas de restreindre les voyages, ni de fermer les frontières ou quelque autre mesure protectionniste.

Entre-temps, en Europe, beaucoup commencent à s’inquiéter du manque de vaccins. Il semble que seuls sept membres sur vingt-sept (dont la France et les Pays-Bas) aient signé depuis longtemps avec les industriels des contrats de pré-réservation de vaccins pour garantir leur sécurité sanitaire en cas de pandémie. A ce jour, il n’est pas clair si l’Allemagne a fait des démarches dans ce sens.

Si l’UE voit d’un bon œil le « tourisme médical » (possibilité de se faire soigner dans le pays qui coûte le moins cher), une réelle inquiétude se répand sur le danger d’un « tourisme vaccinal ». Si le vaccin est disponible en France, par exemple, les autres pourraient s’y précipiter. A l’intérieur de l’UE, les Etats pauvres de l’Europe de l’Est risquent d’être laissés pour compte. A moins, comme le préconisent LaRouche et Cheminade, de faire marche arrière sur les politiques économiques et financières actuelles, tout comme les traités de Maastricht et de Lisbonne, le pire, s’il n’est pas certain, devient hautement probable.

A lire : Grippe A : enquête sur un désastre (presque) programmé

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