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La banque de la Reine d’Angleterre condamnée pour blanchiment d’argent de la drogue

La rédaction
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La première phrase d’un article à la une du Financial Times se lit comme suit : « Coutts & Co., la banque privée utilisée par la Reine Elisabeth II, a été condamnée à la plus grosse amende (8,75 millions de livres) jamais infligée à une institution financière pour violation des règlements contre le blanchiment des revenus de la drogue. La banque avait failli de vérifier l’origine de l’argent déposé par presque trois quarts de ses clients présentant un profil sensible. »

Est-il besoin d’en dire plus ? La plupart des quotidiens anglais présentaient à la une des titres allant dans la même direction. L’Autorité des services financiers (FSA) a revu le dossiers de 103 clients à « haut risque » de la banque (des criminels, des trafiquants de drogue, etc.), et conclu que 73 d’entre eux (soit une proportion de 71%) n’ont pas été l’objet de vérifications cherchant à identifier les clients à « haut risque » et les personnes exposées à la politique, c’est-à-dire des politiciens corrompus ou des responsables gouvernementaux perçus comme « présentant un risque inacceptable ».

On ne sait pas toutefois si la Reine Elisabeth II fait partie des dossiers étudiés par l’Autorité.

La Banque Coutts est aujourd’hui intégrée à la division de la gestion des grandes fortunes de la Royal Bank of Scotland (RBS), détenue en majorité par le gouvernement britannique suite à sa nationalisation en 2009.

« Les défaillances de Coutts sont significatives, nombreuses et inacceptables », a déclaré Tracy McDermott, directeur intérimaire de la FSA : « Sa conduite a été bien en dessous des normes établies, et l’importance de l’amende montre bien à quel point nous estimons que la faute commise est grave. »

La banque avait déjà été condamnée pour ne pas avoir empêché des organisations terroristes d’utiliser ses comptes, dans le cadre d’une amende de 5,6 millions de livres infligée à RBS en 2010. Au total, Coutts a été condamnée à plus de 25 millions de livre d’amende au cours des dernières années, plus que toute autre banque.

Tout ceci émerge, comme l’a fait remarquer l’agence de presse iranienne PressTV, comme suite à la polémique lancée la semaine dernière par Jacques Cheminade dans le cadre de la campagne présidentielle, en affirmant qu’une partie, mais pas la totalité, de la fortune de la Reine d’Angleterre et surtout de l’Empire britannique provient historiquement de l’argent de la drogue, plus précisément des guerres de l’opium et les trafics associés.

Un rapport du FMI de 2001 affirme également que les sommes provenant de la drogue, réinvesti dans le système financier international, s’élevait pour cette année à 1500 milliards de dollars. L’essentiel de cet argent est blanchi dans les paradis fiscaux dont l’immense majorité est située dans le Commonwealth.

Sans oublier la plus grande lessiveuse de la planète : la City de Londres, comme le dénonçait le 2e rapport d’évaluation mutuelle du Royaume-Uni par les experts du GAFI de septembre 1996 : « Le Royaume-Uni et, en particulier, la City de Londres, demeurent attrayants pour les blanchisseurs d’argent, en raison de la taille et de la sophistication de leurs marchés financiers. L’étude d’un certain nombre de grosses affaires de blanchiment d’argent non liées au trafic de stupéfiants sur lesquelles il y a toujours enquête dans la City de Londres a montré que ces affaires étaient toutes importantes (certaines d’entre elles dépassant les 100 millions de dollars des Etats-Unis), qu’elles avaient toutes une dimension internationale reposant souvent sur l’utilisation de techniques classiques de blanchiment d’argent comme les sociétés écrans et qu’elles se greffaient en majorité sur des infractions primaires commises hors du Royaume-Uni. Outre que le nombre d’infractions primaires présumées commises en Europe orientale est important et que nombre de professions libérales telles que les avocats sont utilisées pour blanchir le produit de ces infractions, des objets de valeur, métaux précieux notamment, seraient de plus en plus utilisés pour les transferts de propriété d’un pays à l’autre. »

Bien que cette réalité fut étayée à l’époque par le rapport d’Arnaud Montebourg et Vincent Peillon, elle semble encore faire halluciner certains journalistes.

Voir également la vidéo : City de Londres, la finance en eaux troubles.

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