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La Belgique retarde sa sortie du nucléaire mais sabre la recherche

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14 octobre 2009 (Nouvelle Solidarité) — En dépit d’une tradition de longue date en faveur de l’énergie nucléaire, dont l’Atomium ne fut que le symbole, la Belgique décida en 2002 « de mettre fin à l’utilisation de l’énergie nucléaire et de fermer progressivement ses réacteurs ».

Depuis lors, la crise financière a rebattu les cartes et parfois d’un grand mal peut naître un petit bien. Car, après avoir renfloué en 2008 sans condition les banques Fortis et Dexia, l’Etat belge, comme tant d’autres, hérite d’un déficit budgétaire et d’une forte dette publique. Sous la pression de l’UE, le gouvernement est sommé de présenter une « feuille de route » indiquant le retour à l’équilibre. Se présente alors le choix cornélien entre hausse des impôts et coupes claires dans les dépenses, d’autant plus que pour le ministre belge du budget, la Belgique est « techniquement » en faillite.

Le lundi 12 octobre, à la veille du jour où le premier ministre Herman Van Rompuy doit présenter le budget 2010 au Parlement vient alors une initiative non dépourvue de créativité : le gouvernement décide de reporter de dix ans sa sortie du nucléaire, initialement prévue pour 2015. La décision de prolonger l’exploitation des centrales nucléaires belges amorties depuis longtemps, profite aux deux électriciens du pays, Electrabel, une filiale de GDF-Suez et la SPE. Néanmoins, ceux-ci doivent en contrepartie mettre la main au portefeuille : entre 2010 et 2014 inclus, ils devront verser 215 à 245 millions d’euros par an, un montant qui sera ajusté par la suite en fonction de la situation.

S’il faut saluer cette décision, à l’heure où nous rédigeons ces lignes, malheureusement rien ne semble prévu dans le budget 2010 pour le projet très prometteur Myrrha, un réacteur de recherche de quatrième génération prévu pour être construit au Centre pour l’énergie nucléaire (SCK-CEN) de Mol, à une cinquantaine de kilomètres d’Anvers.

Parmi d’autres possibilités, Myrrha vise à démontrer la faisabilité technique, via la fission nucléaire, de la « transmutation » des déchets radioactifs à longue durée de vie, en déchets à durée de vie plus courte ou stables, voire en ressources nouvelles. « Myrrha est un projet qui dépasse les frontières de la Belgique. Il intéresse toute la communauté scientifique nucléaire nationale et internationale » affirme Bertrand Barré, ancien directeur de la communication scientifique d’Areva.

Si le projet nécessite 960 millions d’euros étalés sur 12 ans, la contribution belge devrait s’élever à 40% du montant, soit 32 millions d’euros par an. Pourtant, Myrrha représente des retombées économiques considérables pour la Belgique, avec notamment la création de plus de 2 000 emplois hautement qualifiés et de longue durée.

Si rien d’est joué pour l’instant, perdre cette bataille ferait triompher une fois de plus le court terme financier sur l’avenir de l’humanité.

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Vos commentaires

  • Le 15 octobre 2009 à 12:34
    par jeronimo

    Le projet Myrrha dépasse largement le cadre belge, aussi bien financièrement que techniquement. Il pourrait trouver sa place dans le cadre d’une collaboration internationale, par exemple à travers l’Agence de l’OCDE pour l’Energie Nucléaire (http://www.nea.fr).

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