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La fusion Otan-UE fera de l’Occident une nouvelle Sparte

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Le 11 mars 2008 (Nouvelle Solidarité) — Le 12 février, Claude Nicolet, Secrétaire national du Mouvement Républicain et Citoyen aux Relations Internationales, a publié une critique excellente du pamphlet du « gang des cinq », c’est-à-dire les cinq anciens chefs d’état major dont le rapport délirant « Vers une grande stratégie pour un monde incertain » vise une réorganisation de fond en comble de l’Otan en avril prochain à Bucarest.

Après un tour d’horizon des « nouvelles » menaces identifiées par les généraux (les armes de destruction de masse, les migrations résultant du changement climatique, le fanatisme politique, le fondamentalisme religieux, etc.), Nicolet dénonce « la révolution » stratégique qu’ils appellent de leurs vœux quand ils proposent comme « sursaut stratégique », face aux nouvelles menaces « asymétriques », l’utilisation préventive de l’arme nucléaire « en premier » !

« Une pareille annonce, à un tel niveau est un évènement majeur. Pourquoi ? Parce qu’il veut affirmer la fin de la doctrine classique de la dissuasion nucléaire même si la France y reste officiellement attachée (avec la notion d’ultime avertissement) ainsi que la Russie qui vient de la réaffirmer par une déclaration du chef d’état major général des forces armées russes, le général Iouri Balouïevski. »

« L’arme nucléaire de fait n’est plus une arme à part. Elle est simplement la dernière dans une gamme d’armement qui va de la baïonnette à la bombe atomique. Elle quitte son statut d’arme essentiellement politique. Il s’agit là d’une révolution copernicienne. Révolution rendue nécessaire selon les auteurs pour faire face à la multiplicité des nouvelles menaces. Menaces qui seraient d’un niveau de dangerosité supérieur à ce que furent les menaces de la guerre froide. »

Nicolet identifie ensuite les objectifs cachés et peu avouables de ce projet rendu, non seulement possible, mais probable via le Traité de Lisbonne.

« Ce texte contient surtout un véritable projet d’organisation politique et de vision du monde qui s’articule parfaitement avec l’idéologie dominante et les projets actuellement à l’œuvre pour nous imposer ce modèle et son fonctionnement politique.

L’Occident serait assiégé et affaibli de l’intérieur et de l’extérieur. De l’intérieur par la disparition de la volonté de défendre ses valeurs et le règne du relativisme. Par le manque de volonté politique de la part de certains européens (notamment l’Allemagne encore gênée par son histoire du siècle dernier) de s’investir plus avant dans le fonctionnement de l’OTAN qui manquerait de relais et de volonté politiques. A ce titre l’Union Européenne doit cesser de jouer les empêcheurs de tourner en rond et accélérer son rapprochement avec l’OTAN pour en devenir en fait le bras politique qui manque si cruellement à l’Alliance Atlantique. On voit bien le dessin qui se profile à plus ou moins long terme d’une « fusion » institutionnelle de l’Union Européenne et de l’OTAN. Les avantages politiques seraient énormes pour les tenants de cette vision du monde et de l’ordre dominant. Une organisation politique multilatérale dotée de la personnalité juridique et morale (Traité de Lisbonne) avec son organisation militaire. »

Bien qu’il ne comprenne pas encore toute la sophistication de Perfide Albion dans cette affaire et fixe son regard sur les Etats-Unis, Nicolet conçoit bien que ce n’est pas la France qui s’intégrera dans l’Otan, mais que c’est bien cette dernière qui risque de désintégrer la France comme Etat-nation souverain.

« Les choses peuvent aussi se lire en sens inverse : Une organisation militaire sous domination des États Unis d’Amérique organiquement reliée à un pouvoir politique que l’on peut activer autant que de besoin en fonction de ses propres intérêts. Nous sommes là clairement dans la déconnection du pouvoir politique d’avec la légitimité fondé sur la souveraineté des peuples. Ce qu’illustre parfaitement ce qui est prévu en termes de modalité pratiques de ce ‘directoire’. »

Essayant de répondre à la question quelle vision de l’homme sous-tend un tel projet de gouvernement mondial, il pose la question : « En réalité de quoi s’agit-il ? De faire de l’Occident une espèce de nouvelle Sparte. En perspective de la création, de l’organisation et de la défense d’un ‘Empire Occidental’porteur des valeurs de civilisation, de moral, de progrès et de rationalité. Cette définition englobera le Japon, l’Australie, le Canada et Israël. Une partie de l’Amérique du Sud peut éventuellement y prétendre. En revanche la Russie qui se redresse et veut réaffirmer son poids sur la scène mondiale redeviendra un adversaire mais dans un schéma de rivalité plus classique. Le reste du monde n’est qu’un océan informe de violence, de barbarie et de fanatisme. Univers dans lequel l’Islam (parce que c’est bien de cela dont il s’agit) en tant que tel ne peut que se développer et s’ériger en leader anti occidental. Or comme il est fort peu probable (si tant est que nous le désirions) que nous réussissions à faire baisser les tensions internationales, il ne faut plus hésiter à envisager une solution extrême : la disparition pure et simple de ce que l’on considère comme étant un problème par le feu nucléaire. Un tel raisonnement s’appuie sur des réalités idéologiques et sur des pratiques. La guerre devient un « mode de gestion » et un horizon normal, comme un autre de la politique étrangère des ‘démocraties’ ».

Et il conclut : « Mais dans les cas de groupes terroristes déterritorialisés qui va-t-on vitrifier de ‘façon préventive’ ? Pour liquider AL Qaïda ou les talibans faut-il rayer de la carte l’Afghanistan ou le Pakistan ? Puis viendra le tour de l’Iran ou de la Syrie ? La tentation exterminatrice est belle et bien là, mue par la peur face aux résultats de politiques folles et criminelles qui sont menées et dont l’Occident porte une part de responsabilité non négligeable. Cette incapacité à envisager que les politiques menées peuvent avoir des conséquences désastreuses laisse pantois. »

« Ce qu’il faut aujourd’hui, c’est retrouver cette capacité de s’adresser aux peuples, d’oser leur parler, de les considérer comme nos égaux, de lancer cette grande alliance des peuples plutôt que celle de l’Atlantique Nord, contre l’idéologie dominante du libéralisme financier qui gangrène l’idée même de démocratie. Sinon l’Occident ne pourra résister au ressentiment et à la vengeance de la misère du monde. Il ne fera que la retarder ou liquider 3 à 4 milliards d’individus. Comment ne pas s’alarmer de cette multiplication des violations des droits les plus élémentaires par les démocraties elles mêmes : emprisonnements arbitraires, dissimulations, tortures, entreprises militaires illégales, non respect du vote des peuples...

Dans de telles conditions il ne faut pas s’étonner de voir des pans entiers de l’Afrique par exemple, se tourner vers la Chine ou l’Inde. Le mépris, l’arrogance et la violence occidentale, elle a déjà donné. »

Ce texte, on le constate, devrait convaincre notre président et nos élus d’abandonner au plus vite, non seulement tout retour au commandement intégré de l’Otan, mais à la dé-ratification du Traité de Lisbonne.

« Le projet contre les puissances de chantage du fascisme financier » de Jacques Cheminade nous donne tous les éléments pour bâtir « l’Europe des patries et des projets », y compris dans le domaine de la défense, sans régression féodale ou impériale de cette nature.

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