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La grippe H1N1 pourrait faire le bonheur de la titrisation des assurances vie !

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11 septembre 2009 (Nouvelle Solidarité) — Elaborant sur les révélations du New York Times concernant la poussée spéculative qui cherche à développer au plus vite la titrisation des assurances vie outre-Atlantique, un article du site Marianne2 dénonce tout l’horreur de cette nouvelle invention.

Car, « plus le titulaire de la police d’assurance meurt vite, moins l’acquéreur a à cotiser longtemps et plus les profits sont hauts. D’où l’intérêt de viser les vieux et les malades. Or, si, dans la crise des subprimes, le risque était l’insolvabilité des foyers américains ayant emprunté pour acheter un bien immobilier, le risque de ces subprimes de la mort, c’est que les détenteurs des polices vivent trop longtemps ! C’est pourquoi les mathématiciens et agences d’évaluation du risque prévoient déjà la nécessité d’une diversification dans les portefeuilles : un peu de leucémie, une maladie coronarienne, de l’Alzheimer et vous me rajouterez un ou deux cancéreux... Les maladies ayant la plus grande chance d’être soignées compensant les incurables. On ne sait jamais qu’un traitement soit trouvé pour l’un d’eux et que sa durée de vie double : on pourrait perdre sa mise ! »

Encore mieux, Marianne2 révèle que la France dispose elle-même d’une petite expérience dans ce domaine :

« Au début des années 2000, la Macif avait déjà commercialisé des titres d’assurance auto : rachetant les polices d’assurances aux conducteurs, elle avait permis de fabriquer des produits pour spéculer sur les accidents de voiture ! Pris de remords, se souvient une journaliste spécialisée dans les questions de retraites, certains employés avait fait fuiter l’affaire dans la presse... n’empêchant pas d’autres mutuelles de prendre le relais. »

Autre pavé dans la mare révélé par l’article, c’est le fait qu’Axa, un des géants français de l’assurance, dans le cadre d’une « séminaire d’innovation », présentait dès le mois de mai 2007 le formidable potentiel de la titrisation des risques d’assurances.

Les experts d’Axa y salivaient sur les bonnes perspective que pourraient offrir cette « titrisation de la mort » dans le cadre d’une pandémie de grippe, surtout si les décès étaient aussi élevés que ceux de la grippe espagnole en 1918 !

« Ironie du sort », conclut Marianne2, « parmi les premiers clients de ces produits ont déjà pris place... les fonds de pension vieillesse ! »

Article : Wall Street veut titriser la mort

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Vos commentaires

  • Le 12 septembre 2009 à 19:25
    par petite souris

    Ce que je comprends c’est que les assurances veulent faire du fric avec la mort en "pleine épidémie".

    C’est tout simplement inqualifiable !!!

    Les hommes qui dirigent ces compagnies d’assurance ont-ils une réelle conscience de l’homme ? ou bien l’homme, la vie, la maladie et la mort ne sont-ils que des "objets-concepts" pour faire du fric, du fric, et encore du fric ?

    Je n’aimerais ni les connaître, ni les rencontrer ; ont-ils des femmes, des enfants, de la famille, des amis ? ont-ils jamais été sensibles à la rosée du matin sur un brin d’herbe ?

    Répondre à ce message

  • Le 11 septembre 2009 à 22:32
    par Persea

    C’est écoeurant toutes ces histoires d’argent autour de notre santé et de nos vies...

    Si ce n’est pas pour nous injecter un vaccin très très douteux à la composition tenue secrète, maintenant on nous les bassine avec des assurances vies.
    Quel monde de fous !

    Répondre à ce message

  • Le 11 septembre 2009 à 15:52
    par Philippe

    (suite)

    Comment ? Eh bien cela suppose que les rendements de ces polices d’assurance soient potentiellement supérieurs aux prix d’échange du titre. Donc, ici, que les titulaires des contrats meurent plus tard que prévu ou perdent le bénéfice de leur contrat par défaut de paiement des primes.

    Donc, contrairement à ce que vous dites, la mort ne peut pas faire un gain pour les "acquéreurs" de ces titres, c’est même le contraire !
    Marianne2 n’a rien compris et vous vous en faites volontairement l’écho.
    Une police d’assurance-risque ne peut prendre de la valeur que si le risque diminue. Ici le risque est la mort pas la vie !

    En mai 2007, c’est certainement sur les défauts de paiement que le Groupe AXA spéculait, car la crise approchait. Mais certainement pas sur une grippe aviaire-grippe espagnole (la H1N1 n’existant pas encore).
    Vous faites là des associations particulièrement malhonnêtes.

    Répondre à ce message

  • Le 11 septembre 2009 à 15:49
    par Philippe

    Les bénéficiaires-acquéreurs de ces polices d’assurance sont généralement les héritiés légaux sinon les légataires du souscripteur-assuré (le "titulaire"), c’est-à-dire celui qui va mourir dans le contrat.
    C’est lui qui cotise (et pas l’acquéreur !), et si possible le moins (montant de la prime) car nous sommes dans un système d’assurance-risque et non dans un système d’assurance-capitalisation.

    Autrement dit, le "titulaire" et le dit "acquéreur" dans votre texte (qui est en fait acquéreur au profit d’un tiers appelé bénéficiaire) ne sont qu’une seule et même personne qui joue contre la compagnie d’assurance : plus cette personne est jeune et plus les primes seront et resteront faibles par rapport au capital ou jackpot garanti en cas de décès.
    Le système est donc identique au viager, mais ici c’est la compagnie d’assurance qui perçoit la rente (la prime) et son intérêt est que le titulaire qu’elle assure vive le plus longtemps possible !

    Ces polices d’assurances ont une valeur spéculative. Et c’est pour cela qu’une "titrisation" est possible.
    Celui que vous appelez ici "acquéreur" ne va pas "cotiser" mais acheter cash le titre contre lequel la compagnie d’assurance se fournit en crédit. Mais le titre n’est pas la police d’assurance ! Il est une créance contre la compagnie et cette créance doit prendre de la valeur pour être attractive.

    Répondre à ce message

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