Solidarité & progrès est un parti politique qui milite pour la paix par le développement économique mondial, contre le féodalisme financier et les idéologies du sol, du sang et de la race. Les informations que nous diffusons visent à vous faire joindre notre combat en le faisant devenir aussi le vôtre.

La campagne
présidentielle
Cheminade 2017
Flash : 2 décembre - La République se rappelle qu’elle a besoin de savants ! Lire Flash : 2 décembre - Sur le renoncement de François Hollande Lire Flash : 2 décembre - François Fillon veut six fois moins de communes et zéro départements Lire
Accueil Actualité
Brèves

La Poste : un massacre à la tronçonneuse

visites
1943

29 juillet 2009 (Nouvelle Solidarité) — Le Conseil des ministres vient d’examiner ce matin le projet de loi qui vise à transformer La Poste, une entreprise publique, en société anonyme (S.A.). Le texte de onze pages sera déposé au Parlement à la rentrée et discuté à l’automne.

Ce tournant est historique, car il s’agit de transformer la Poste en S.A. au 1er janvier 2010 et d’organiser la transposition en droit français de la directive européenne postale de février 2008 qui libéralisera entièrement le marché du courrier au 1er janvier 2011.

Si le gouvernement se démène pour tenter de rassurer personnels et usagers, il est un secret de polichinelle : ce changement de statut n’est que l’amorce d’une privatisation larvée mais bien réelle.

« À aucun moment nous ne laisserons place à l’intérieur du capital à quelque acteur privé que ce soit », martelait le ministre de l’Industrie Luc Chatel, le 16 juin lors de la présentation du projet de loi. Pour le ministre - depuis remplacé par Christian Estrosi-, le texte interdit toute privatisation puisqu’il stipule que le capital de la SA La Poste « est détenu par l’Etat ou d’autres personnes morale appartenant au secteur public », sauf la partie détenue par l’actionnariat salarié, c’est-à-dire le personnel.

Le hic, c’est que le label « secteur public » ne fait que désigner des entreprises ayant au moins 51% de leur capital détenu par l’Etat, autrement dit… admettant jusqu’à 49% de capitaux privés. Le plan du gouvernement consiste à faire entrer, dans un premier temps, la Caisse des dépôts et des consignations, institution 100% public, au capital de la Poste aux côtés de l’Etat, pour un apport total supplémentaire de 2,7 milliards d’euros.

Cependant, par la suite, sous prétexte de besoins de financement de la Poste face à la concurrence privée, de nouvelles augmentations de capital ou la cession des parts de la Caisse des dépôts pourront à tout moment conduire à l’intervention de sociétés aux capitaux en partie privés. Sans compter qu’il suffira d’une nouvelle loi pour modifier à la baisse le caractère « public » du capital de La Poste.

Cela rappelle fortement ce qu’il s’est passé avec France Télécom après l’ouverture de son capital en 1997. Depuis lors, des restructurations massives et 60000 suppressions de postes ont provoqués des surcharges de travail directement liées à la baisse des effectifs et des responsabilités de plus en plus difficile à supporter pour les cadres. « Ces changements se sont accompagnés d’une transformation d’une entreprise de métiers techniques d’excellence en une société perçue essentiellement attachée à dégager du cash », accuse Oliver Flament, secrétaire général de SUD PTT. Cette dérive n’est pas étrangère au fait que « des identités professionnelles ont été mises à mal sans que l’on s’en aperçoive ».

Comme aurait du nous l’enseigner les suicides en série chez Renault, la mondialisation tue. Le 14 juillet à Marseille, un cadre de France Télécom à mis fin à ses jours à son domicile en laissant à sa famille et à ses collègues une lettre sans ambiguïté : « Je me suicide à cause de mon travail à France Telecom ». Pourquoi ? « Urgence permanente, surcharge de travail, absence de formation, désorganisation totale de l’entreprise. Management par la terreur ! Cela m’a totalement perturbé. Je suis devenu une épave, il vaut mieux en finir ».

En effet, if faut en finir, non pas en mettant fin a votre existence personnelle, mais en combattant avec nous pour mettre hors d’état de nuire un système financier devenu fou et malade à l’agonie.

Lyndon LaRouche aux Etats-Unis et Jacques Cheminade en France ont mille fois raison : n’attendons plus une seconde pour mettre à plat tout le système et créons les bases d’une renaissance de l’économie mondiale.

Les 5000 documents disponibles sur notre site sont votre arsenal : nous comptons sur vous pour les faire connaître !

A lire : Jacques Cheminade : "touche pas à ma poste !"

Contactez-nous !