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La vraie révolution, c’est le retour au crédit public de Hamilton

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Le premier secrétaire au Trésor Alexander Hamilton, père conceptuel de la première banque nationale des Etats-Unis et du crédit public. Si son effigie figure encore sur les billets de 10 dollars américains, sa philosophie est trahie depuis longtemps.

Si couper les banques en deux (Glass-Steagall) est une étape incontournable pour assainir structurellement le système bancaire actuel, le vrai défi à relever est la mise en place, tant au niveau d’un pays qu’au niveau international, d’une politique de « crédit productif public ».

Avant d’être théorisée et mise en œuvre par le premier secrétaire au Trésor Alexander Hamilton (1757-1804), auteur de quatre rapports sur la question, elle fut expérimentée avec succès au XVIIe siècle dans la Colonie de la baie du Massachusetts, un des premiers Etats « américains » fondée par John Winthrop en 1630. Face à un pouvoir impérial qui maintenait son emprise grâce au contrôle de la monnaie et du commerce, le Massachusetts, à cours d’argent, frappa sa propre devise (un shilling gravé d’un sapin), non comme un stimulant économique arbitraire, mais en tant que crédit émis par la colonie. Plus tard, en 1691, Cotton Mather (1663-1728) précisa cette idée d’une nation émettant sa propre monnaie dans son essai, Quelques considérations sur les traites de crédit : « Qu’est-ce que la valeur de notre papier-monnaie, sinon le crédit de tout le pays ? » s’interrogeait-t-il.

Comme le montre cet exemple, le crédit productif public trouve son origine dans la capacité souveraine d’un Etat, en battant monnaie et en reprenant le contrôle de l’émission de crédit, de forger son destin en utilisant une « banque de la nation » sous contrôle public.

Aujourd’hui, en émettant de l’argent ex nihilo à court terme, au service d’opérations purement monétaristes sans aucun rapport avec l’économie réelle, les banques nous conduisent à l’hyperinflation. Demain, avec le crédit productif public, les Etats, en émettant du crédit ex nihilo à long terme à faible taux d’intérêt pour de grands projets choisis, se dotent d’un moyen incomparable pour dynamiser l’ensemble du tissu économique et social de leur pays. Ce n’est plus le passé (la dette) et le présent (l’argent disponible) qui déterminent l’avenir, mais les besoins des générations futures auxquelles on décide d’offrir de meilleures conditions de vie, en faisant du crédit un véritable « pari sur l’avenir ».

Reste alors à définir ce qu’on entend par « grand » projet. Organiser les Jeux olympiques dans telle ou telle ville peut certes attirer à court terme l’investissement privé dans certaines infrastructures de transport ou des services.

Lancer la transition énergétique de tout un pays vers une forme d’énergie plus dense, comme l’ont fait le général de Gaulle et Mendès France en mettant en chantier le programme électronucléaire français, dont les retombées scientifiques et technologiques ont révolutionné pendant une génération tout le système productif du pays, apporte une richesse incomparablement supérieure à l’investissement consenti.

Il s’agit d’une politique « dirigiste », où les Etats et non les « marchés » (c’est-à-dire les banques privées) fixent le destin des nations.

Au lieu de les réguler, il s’agit de désarmer les empires monétaristes qui, en exerçant leur monopole sur les flux financiers, exercent leur chantage hideux sur nos gouvernements complaisants.

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