Solidarité & progrès est un parti politique qui milite pour la paix par le développement économique mondial, contre le féodalisme financier et les idéologies du sol, du sang et de la race. Les informations que nous diffusons visent à vous faire joindre notre combat en le faisant devenir aussi le vôtre.

La campagne
présidentielle
Cheminade 2017
Flash : 2 décembre - La République se rappelle qu’elle a besoin de savants ! Lire Flash : 2 décembre - Sur le renoncement de François Hollande Lire Flash : 2 décembre - François Fillon veut six fois moins de communes et zéro départements Lire
Accueil Actualité
Brèves

Le résultat des prêts « toxiques » aux collectivités locales : hausse d’impôts et mort des associations

visites
2229

29 novembre 2008 (Nouvelle Solidarité) – Le Parisien d’aujourd’hui revient sur le scandale des prêts « toxiques », véritables subprimes à la française, contractés par les villes, les départements et autres collectivités locales à des taux variables.

Si pour le département de la Seine-St Denis la proportion de ces prêts est évaluée à 97%, et est également très élevée pour quelques autres grandes villes, dont Saint Etienne, on espérait que les dégâts restaient relativement circonscrits. Or, il n’en est rien et le véritable chiffre dépasse la trentaine de cas signalés.

L’encours de la dette des collectivités locales à la fin 2007 se chiffre à 137,5 milliards, dont 30 à 35 milliards seraient composées de produits structurés. Le nouveau maire de Rouen vient, lui aussi, de découvrir que 30% de la dette de sa ville mérite amplement le titre d’« exotique ».

Lors du salon des maires, rapporte Le Parisien, les maires se demandaient les uns les autres : « Tu en as, toi ? » Tous tendent à rester discret, car il s’agit de renégocier ces prêts avec les banques.

Interrogé s’il est possible de renégocier, le responsable des Finances de la ville de Laval répond sans ambages : « Non, sauf à étaler encore les remboursements, ou à spéculer sur d’autres indices. En fait, les banques ne sont pas prêtes à perdre de l’argent sur ces contrats douteux : à Laval, la renégociation d’un de nos prêts de 8 millions d’euros nous en aurait ainsi coûté 5 millions… c’était infaisable ! »

Résultats des courses : hausse d’impôts garanties et coupes budgétaires dans les services soi-disant non essentiels. La première victime de ce racket bancaire sera sans doute le monde associatif, dont les subventions risquent d’être sabrées illico presto.

Incompétence et ignorance des élus devant l’omniscience des banquiers requins, certes. Cependant, tout prêt d’une collectivité locale est visé par le trésorier du département, entre autres….

Une nouvelle réunion avec les élus locaux et les banques doit se tenir le 4 décembre au ministère de l’Intérieur. Espérons que les criminels y soient accueillis comme il faut.

Pour creuser le sujet : focus

Contactez-nous !