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Les attaques contre les syndicats, le précédent nazi

La rédaction
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Le 24 février, Harley Schlanger, le porte-parole de Lyndon LaRouche pour la côte Est des Etats-Unis, constatant les attaques grandissantes contre les syndicats américains, comme celles du gouverneur libertarien Scott Walker au Wisconsin, a rappelé le précédent nazi des entraves aux droits syndicaux.


La dictature hitlérienne, consolidée début 1933, fut soutenue par ces mêmes cartels financiers et d’affaires de Londres et Wall Street qui soutiennent aujourd’hui le pacte conclu entre Obama et les Républicains. L’enjeu de la bataille est également le même : faire régner un système monétariste de type britannique en imposant une austérité meurtrière contre les peuples et les États, ou développer l’économie physique grâce à un vrai système de crédit.

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Avant le coup d’Etat d’Hitler, l’Allemagne fut soumise à des politiques d’austérité draconienne, d’abord sous le gouvernement Brüning puis de Von Papen. Un tournant décisif se produit lors des élections du 6 novembre 1932 au Reichstag, qui voient l’effondrement du parti nazi et la nomination du général Kurt von Schleicher comme chancelier, le 2 décembre. Dans son allocution de politique générale, Von Schleicher définit alors son plan anticrise, directement inspiré de la démarche esquissée devant la Société Friedrich List seize mois auparavant par le professeur Wilhelm Lautenbach et soutenu par des économistes importants du monde syndical, en particulier Vladimir Woytinski.

Pour eux, il s’agit de revenir à une politique de crédit productif public et de grands travaux d’infrastructures au service de l’emploi et de la création de véritables richesses. Von Schleicher s’oppose aux mesures d’austérité de Brüning et de Von Papen, soulignant que son programme se résume « à un seul sujet : créer du travail ! »

Sur la question du budget, il est on ne peut plus explicite : arrêt « de toute réduction de salaires du secteur public. Cela veut dire une certaine avancée par rapport aux dernières années [celles de l’austérité de Brüning et Von Papen]. L’Etat aidera les Etats et les collectivités locales en difficulté financière par des mesures financières et organisationnelles ».

Cette orientation politique de Von Schleicher convainc aussitôt les financiers de la City et de Wall Street de tout faire pour l’écarter au plus vite et faciliter le coup d’Etat qui va porter Hitler au pouvoir le 30 janvier 1933.

Prenant prétexte de l’incendie du Reichstag, Hitler adopte rapidement des lois d’exception. Et au lendemain du défilé du 1er mai, il dissout les syndicats et annonce la création du Deutsche Arbeitsfront (DAF – Front allemand du travail), dont il confie la direction à l’un de ses partisans les plus fidèles, Robert Ley. Hitler justifie alors son action en dénonçant la « corruption » des syndicats et leur refus d’agir pour « le bien commun ».

Prononçant des paroles qu’on pourrait croire sorties de la bouche du gouverneur du Wisconsin, Ley annonça qu’il s’agissait de « créer une vraie communauté sociale et productive ». Sa première mesure fut de décréter le gel des salaires.

Pour ceux qui continuent à cultiver l’illusion dangereuse que cela ne pourrait plus jamais se reproduire, je leur conseille de méditer les dernières déclarations de Jeffrey Cox, le Deputy Attorney General (sous-préfet) de l’Etat de l’Indiana, qui vient de suggérer que la police fasse usage de balles réelles pour mater les manifestations du Wisconsin, précisant en outre : « Vous avez fichtrement raison de dire que je préconise l’utilisation de la force létale. »


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