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Pour le renseignement italien, les emprunts toxiques « menacent la sécurité nationale »

La rédaction
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30 décembre 2010 (Nouvelle Solidarité) – A l’heure où de nombreux départements et municipalités français affrontent le péril des emprunts toxiques qui leur ont été fourgués par les grandes banques européennes, les services de renseignement intérieur italiens (AISI) ont qualifié ces produits dérivés de menace à la sécurité nationale. Dans sa publication trimestrielle Gnosis , l’agence italienne a publié un dossier choc intitulé « Sécurité nationale et soutien aux collectivités locales : Renseignement économico-financier contre le ’virus’ des dérivés ».

Dès l’introduction, les agents de l’AISI écrivent : « Nous sommes dans une situation de grande vulnérabilité : un défaut soudain des collectivités locales (provoqué par des insolvabilités ou des retards de paiement) pourrait créer des effets négatifs (en termes des problèmes de liquidités et de crédit) et un comportement de panique en chaîne qui pourrait gravement mettre en cause la stabilité des finances publiques, non seulement locales, mais également nationales. Le problème lié aux dérivés n’est pas seulement financier, mais aussi politique, à cause de l’existence de coûts cachés qui accroissent la pression déjà forte sur la soutenabilité de la dette nationale. »

Les auteurs estiment que les contrats dérivés contractés par les collectivités locales italiennes ainsi que les ménages et les entreprises équivalent à 60 milliards d’euros. C’est dès 1995, expliquent-ils, que les banquiers d’affaires ont convaincu les nombreuses communes, départements et régions criblées de dettes, de souscrire des contrats dérivés leur permettant de toucher immédiatement du cash mais liés à un pari sur des Credit default swaps (CDS – assurances hyper-spéculatives sur le risque de crédits). Selon certains observateurs, 80% de ces paris/contrats seraient perdants.

D’ores et déjà, 22 banquiers sont sous le coup d’une enquête à Florence, dans le cadre de ventes frauduleuses de contrats dérivés à la municipalité. A Rome, la région poursuit 11 banques pour la même raison, et exige 83 millions d’euros de réparation. L’an dernier à Milan, quatre banques étrangères ont été jugées pour tromperie sur des dérivés vendus à la municipalité lombarde. L’AISI cite ensuite le magistrat Alfredo Robledo (qui instruisit le médiatique procès milanais) : « le problème des dérivés en Italie est bien plus vaste que le problème grec. »

Dans leur conclusion, les auteurs écrivent : « L’enchevêtrement économico-financier généré par la masse de contrats dérivés existante est susceptible de créer un risque systémique pour la sécurité économico-financière de l’Etat. Les perspectives d’évolution de la conjoncture économique à moyen et long termes, allant vers une hausse progressive des taux d’intérêt de référence suivant un cours cyclique, conjuguée à la durée moyenne très longue des contrats swap, fait émerger en réalité une situation d’instabilité financière future dans laquelle de nombreuses collectivités locales pourraient être prises. Ces collectivités se verront sévèrement pénalisées par une hausse des taux engendrant des coûts majeurs de par les clauses stipulées dans les contrats swap. » L’AISI appelle à « des mesures fortes dans l’intelligence économique et financière, afin de protéger la sécurité nationale ».

Politiquement, la seule défense possible, c’est l’attaque : l’heure est venue de liquider l’ensemble des actifs toxiques du système.

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