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Hussein Askary : L’Asie du Sud-ouest entre deux systèmes

La rédaction
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Voici la transcription de l’intervention du Hussein Askary, responsable Moyen-Orient à l’Institut Schiller, Stockholm, lors de la conférence internationale de l’Institut Schiller des 13 et 14 juin 2015 à Paris.

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Hussein Askary
Crédit : Institut Schiller

En novembre 2012, dans une conférence similaire en Allemagne, la présidente de l’Institut Schiller, Helga Zepp-LaRouche, avait déclaré qu’elle avait réuni cette assemblée pour faire face à une urgence. La raison est que la situation internationale, en particulier au Moyen-Orient, et les menaces potentielles venant de cette région pour le reste du monde, ont rendu nécessaire la tenue d’une conférence d’urgence, avait-elle expliqué. La situation en Asie du Sud-ouest, ou au Grand Moyen-Orient, est une véritable poudrière, et si l’orientation actuelle en termes de décisions politiques se poursuit, l’humanité est sur le point de s’écraser à pleine vitesse contre un mur.

Mesdames et Messieurs, nous avons effectivement heurté un mur dans une grande partie du Moyen-Orient.

L’effet net de la Doctrine Blair, ou « responsabilité de protéger », qui donne aux nations puissantes le droit d’abolir par la force la souveraineté et l’indépendance des pays, comme cela a été appliqué de la manière la plus horrible lors de l’invasion de l’Irak en 2003, de la Libye en 2011 et des attaques continues sur la Syrie, avec le soutien des pays occidentaux, de l’Arabie saoudite, du Qatar et de la Turquie aux groupes terroristes islamistes tels qu’al-Qaïda et l’EIIL, l’effet net, Mesdames et Messieurs, fut que de grandes parties du Moyen-Orient se trouvent aujourd’hui renvoyées à un âge de ténèbres comme celui qui suivit les invasions mongoles et la destruction des centres de civilisation de l’époque, tels que Bagdad en 1258.

Madame LaRouche avait aussi souligné que l’objectif de cette conférence de 2012 était de « proposer un changement de paradigme complet et spectaculaire, de mettre fin au paradigme de l’affrontement géopolitique et de la résolution des conflits par la guerre ».

Nous avons conçu, au sein de l’équipe de l’Institut Schiller et de l’Executive Intelligence Review (EIR), un plan de développement économique, impliquant le couplage des pays de cette région à la Route de la soie et le combat contre la désertification et la sécheresse, plutôt que de déclencher des guerres contre les peuples qui y habitent. Cette proposition a été présentée sous forme d’un dossier, « La Nouvelle route de la soie devient le Pont terrestre mondial », publié en 2014 par l’EIR.

La partie n’est donc pas terminée et les chances de retourner la situation sont en fait nombreuses. Grâce à la dynamique créée par les BRICS en matière de développement économique, un nouveau système peut être mis en place, reposant sur le rétablissement de l’indépendance et de la souveraineté des peuples, et rassemblant tout le monde autour du développement économique et du dialogue entre les cultures.

Afin de vous inspirer et de vous communiquer un optimisme réel, je voudrais vous donner deux exemples, concernant l’intervention des BRICS et plus particulièrement de la Chine, dans cette région troublée.

Au beau milieu de l’enfer dans lequel s’est trouvée plongée la région au cours des dernières années, deux pays se sont engagés de manière éclatante en faveur du développement de leur économie et de l’amélioration du niveau de vie de leur population. Ce sont l’Egypte et l’Iran.

Ces deux pays ont des populations similaires, soit 88 millions d’habitants (pour la plupart des jeunes et des enfants), des ressources humaines et naturelles en abondance, et une profonde identité historique et culturelle. Ils ont été cernés par la menace du terrorisme et de la guerre. Ils ont été soumis à des sanctions économiques et ont fait l’objet d’un apartheid technologique, dans le cas de l’Iran, ou ont subi le sabotage économique par les politiques imposées par le Fonds monétaire international, la banque Mondiale et les accords de libre-échange avec l’UE et les Etats-Unis, dans le cas de l’Egypte. Malgré tout cela, ils ont réussi à ne pas sombrer, et ont fixé leur regard sur l’avenir, travaillant dur pour construire leur économie avec les ressources disponibles.

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Représentation du projet de "Pont terrestre mondial" (réseau de chemin de fer rapides).
Crédit : Institut Schiller

L’Iran

L’Iran s’est lui-même transformé en maillon indispensable de la Nouvelle route de la soie, travaillant sans relâche depuis 1996 pour construire ses réseaux nationaux d’infrastructure dans les transports et l’énergie, afin de se connecter à tous ses voisins. Des ports ont été construits sur le Golfe, en mer d’Arabie et sur la Caspienne, ainsi qu’un réseau de chemins de fer traversant tout le pays, reliant les pays d’Asie centrale enclavés au reste du monde, le sous-continent indien au nord de l’Europe, à travers le couloir Sud-Nord reliant l’Inde à la Russie, et l’Asie au Moyen-Orient et à l’Europe, à travers la Turquie et l’Irak.

L’Iran a aussi tenu bon pour construire son programme nucléaire civil en coopération avec la Russie. La première centrale nucléaire en service dans la région est celle de Bushehr. Le gouvernement iranien vient tout juste d’annoncer qu’il allait commander une série de réacteurs nucléaires de faible puissance auprès de la Russie pour les disposer le long des côtes, afin de dessaler l’eau de mer et produire de l’électricité. L’Iran a été frappé par un nouveau cycle de sécheresse qui devrait s’étendre, d’après les précédents historiques, sur une période de 27 à 30 ans. Ceci a affecté les grands projets hydrauliques et les barrages réalisés récemment dans le pays, qui sont considérés comme les plus importants en termes d’investissement par tête dans le monde aujourd’hui.

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Carte des réseaux ferrés en Asie du Sud est.
Crédit : Institut Schiller

L’Égypte

Mon deuxième exemple est l’Égypte qui a subi des politiques économiques destructrices depuis le début des années 80, ce qui a rendu le pays dépendant des importations alimentaires, d’énergie et de bien d’autres sortes de marchandises qui étaient autrefois produites, dans une large mesure, dans le pays, au cours des années 60 et 70.

Le Dr Ali Ibrahim, qui interviendra demain dans cette conférence, est mieux placé que moi pour discuter de cet aspect. J’ai aussi écrit un grand nombre d’articles à ce sujet dans EIR.

La rébellion de 2011 en Egypte, en réaction à cette destruction, a été détournée politiquement et l’émergence des Frères musulmans, combinée à la réémergence du terrorisme islamique dans les « pays du printemps arabe », est devenue une menace majeure à l’existence même de ces peuples. Cependant, le peuple égyptien a repris le dessus, grâce à une deuxième révolte en juin 2013, et de nouveaux dirigeants ainsi que de nouveaux espoirs pour le pays ont fait surface.

D’après les plans de développement économique conçus par le gouvernement du président Abdoulfattah el-Sissi au cours des neuf derniers mois seulement, il est évident que la manière de penser des habitants et de leurs dirigeants est en harmonie avec la dynamique des BRICS et avec les véritables intérêts du peuple égyptien du point de vue de l’économie physique.

La construction du nouveau canal de Suez, qui a débuté l’année dernière à une vitesse incroyable, illustre clairement la volonté de l’Egypte de se positionner en tant qu’élément clé de la Route de la soie maritime proposée un an plus tôt par le président Xi Jinping. Les relations de l’Egypte avec la Russie et la Chine se sont particulièrement renforcées.

En même temps, ses relations avec les États-Unis du président Obama et beaucoup d’autres pays de l’Union européenne se sont relâchées. Lors de la Conférence sur le développement économique de l’Égypte, organisée à Charm el-Cheikh en mars de cette année, le gouvernement égyptien a présenté un nombre sans précédent de projets d’infrastructure, auxquels il a invité les autres pays et entreprises à participer.

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Le développement agricole et industriel est un élément clé de cette nouvelle politique. Mais il dépend de la reconstruction de l’ensemble de l’infrastructure du pays, pour le transformer en un carrefour pour le transport entre les trois continents. Solidement mis en œuvre, ces plans feront de l’Égypte un centre économique majeur en Afrique et en Méditerranée.

Chose encore plus importante, ils permettront au pays de devenir véritablement indépendant, participant sur un pied d’égalité avec les autres pays à la construction du nouvel ordre économique mondial. L’Égypte a aussi un rôle clé à jouer pour stabiliser l’ensemble du Moyen-Orient et l’Afrique du Nord. Une Égypte industrialisée sera en mesure de participer au développement économique de la Corne de l’Afrique et de la région des Grands lacs, où des entreprises égyptiennes sont très actives.

Concernant le rôle politique de l’Égypte et de l’Iran, je crois personnellement qu’à moins que ces deux pays n’arrivent à normaliser leurs relations et à travailler ensemble, en tant que deux principaux pôles du monde islamique, la menace de guerres religieuses continuera à peser sur la région. Tant que l’Iran et l’Égypte donneront l’impression d’être dans des camps différents du point de vue des tensions et conflits entre chiites et sunnites (tensions fabriquées de toutes pièces), je ne vois pas comment on pourra y mettre fin.

Idées fausses

Nous avons entendu beaucoup de choses et en entendrons encore plus sur les contradictions entre l’état d’esprit au sein du système transatlantique et celui régnant en Chine et dans les pays membres des BRICS.

La philosophie transatlantique géopolitique prépondérante, de même que les jeux à somme nulle, où des pays sont perçus comme étant en guerre perpétuelle pour le contrôle de ressources naturelles limitées, de marchés ou de sphères d’influence, et l’idéologie verte et malthusienne promue par les Britanniques, sont devenues l’un des plus grands obstacles au développement de l’Afrique en particulier. Pour ce qui concerne les problèmes liés à l’eau, nous avons souvent été confrontés à cette question au sein de l’EIR.

Selon cette idéologie, la croissance démographique, combinée aux aspirations des pays pauvres et en développement à la croissance économique, conduiraient nécessairement aux désastres environnementaux, à la famine et à la guerre. Et qu’est-ce que les experts du monde transatlantique ont à proposer à ce sujet ?

Mettre un coup d’arrêt à la croissance démographique et se rabattre sur les prétendues technologies durables, au lieu d’utiliser les technologies disponibles dans les pays industrialisés.

En 1974, Henry Kissinger, qui occupait alors le poste de Conseiller national à la sécurité, avait commandé un rapport, le National Security Study Memorandum (NSSM 200), qui n’a été déclassifié que de nombreuses années plus tard.
Son titre était Implications de la croissance démographique mondiale sur la sécurité et les intérêts étrangers des Etats-Unis.

Voici de quoi il traitait : les pays en voie de développement et les moins développés vont connaître une forte croissance démographique, qui mettra sous pression leurs gouvernements pour qu’ils utilisent la technologie afin de répondre aux besoins de leurs peuples, ce qui les conduira à utiliser leurs ressources naturelles pour leur propre développement, plutôt que de les exporter vers les Etats-Unis et leurs alliés.

D’où la menace à la sécurité nationale des États-Unis et de leurs alliés. Le rapport proposait, comme principale solution, de limiter la croissance démographique. Il donnait la liste des pays à qui appliquer cette politique de réduction démographique : Inde, Bangladesh, Pakistan, Nigeria, Mexique, Indonésie, Brésil, Philippines, Thaïlande, Égypte, Turquie, Éthiopie et Colombie.

Prenons pour exemple l’Égypte : les États-Unis y ont dépensé des milliards de dollars au cours des années 80 et 90 pour le contrôle des naissances. En même temps, les ressources du pays ont été drainées par la privatisation et l’accent mis sur les exportations.

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Beaucoup de gens disent que l’Égypte est surpeuplée. Vous pouvez voir que la presque totalité des 90 millions d’habitants ne vivent que sur 6 % du territoire national, une bande de terre située le long du Nil, et dans le Delta. Comme nous l’avons vu précédemment, l’Egypte est en train de s’affranchir de cette situation grâce aux technologies modernes, en faisant appel à ses scientifiques et à sa main d’œuvre qualifiée.

En 2012, alors que nous nous intéressions à la question de la sécheresse et des pénuries d’eau, nous avons lu un rapport publié la même année par le Bureau du directeur du renseignement américain, qui rassemblait les renseignements recueillis par les différentes agences. Intitulé « Sécurité mondiale en eau », il avait été commandé par le Département d’Etat comme document de référence dans les relations avec les pays et les régions qui se trouvent sur le chemin de la Route de la soie, depuis l’Afrique du nord, en passant par le Moyen-Orient, l’Asie centrale, jusqu’en Chine occidentale.

Pour vous donner une idée de ce dont il s’agit, j’en citerai le tout premier passage :

Ce rapport, commandé par le Département d’Etat, vise à répondre à la question suivante : comment les problèmes d’approvisionnement en eau (pénuries, mauvaise qualité de l’eau, inondations) affecteront-ils les intérêts associés à la sécurité nationale des Etats-Unis au cours des trente prochaines années ? Nous avons choisi 2040 comme point final de notre recherche visant à examiner les répercussions à long terme de la croissance démographique, du changement climatique et de la poursuite du développement économique. (…) Nous présumons que les technologies de gestion de l’eau vont arriver à leur maturité selon le rythme actuel, et qu’aucune amélioration de grande ampleur ne sera développée ni déployée au cours des trente prochaines années. De plus, pour plusieurs pays, nous présumons que les politiques actuelles en termes de gestion de l’eau (pratique des prix et investissements dans l’infrastructure) ne changeront pas de manière significative.

Ainsi, Mesdames et Messieurs, si vous vivez dans un pays sec, préparez-vous à devoir sacrifier vos enfants. Aucune technologie ne vous viendra en aide et votre façon de vivre, les traditions et la réalité économique ne changeront pas d’ici 2040 ! Le pessimisme le plus complet. Ce que cela signifie est que le Département d’Etat américain doit concevoir des politiques en n’envisageant qu’une seule solution : apprendre à vivre avec le désastre, et non pas le résoudre. La présence d’eau de mer attendant d’être dessalée est traitée comme un point secondaire qui ne fonctionnera pas, car cela nécessite d’immenses quantités d’énergie, non disponibles dans ces pays. Dans tout le rapport, on ne mentionne à aucun moment l’énergie nucléaire, alors qu’elle est la source d’énergie la plus efficace pour le dessalement. Le fait qu’il y ait d’immenses quantités d’eau souterraine dans ces pays est également ignoré, car ces sources sont limitées et peuvent susciter de faux espoirs de croissance future et de prospérité.

Mais ce n’est pas la nouvelle manière de voir. Elle provient des vieilles méthodes de la Compagnie britannique des Indes orientales, que nous qualifions de malthusiennes, en référence à Thomas Malthus. Ce sujet sera, j’en suis sûr, traité avec plus de profondeur dans les sessions de demain.

Ainsi, M. Kissinger, nous avons de mauvaises nouvelles pour vous ! Ce vous craigniez est en train de se produire. Mais pas de la manière dont vous l’aviez imaginé.

Nous conclurons sur cet exemple, pour faire le contraste entre l’état d’esprit transatlantique et celui des BRICS : en mai 2014, le Premier ministre chinois Li Keqiang s’est rendu dans de nombreux pays d’Afrique de l’ouest, puis de l’est.

Au cours de sa tournée, il a offert à ces pays de coopérer sur un grand nombre de projets d’infrastructure, dont ils ont grandement besoin.

Nous avons publié une série d’articles à ce sujet l’année dernière dans EIR. En particulier pour ce qui concerne l’intégration dans le domaine de l’eau, de l’énergie et des systèmes de transport dans la vallée du Nil et en Afrique de l’est, avec l’aide de la Chine et d’autres membres des BRICS. Il faut préciser que l’Union européenne et les Etats-Unis n’ont jamais contribué au développement de grands projets d’infrastructure dans ces régions. Ces pays, qui ont été brutalement pillés par les Britanniques et les autres empires pendant plus de cent ans, ont subi, après leur indépendance, une série de coups d’Etat, de putsch militaires et de guerres civiles, et ce alors que les compagnies minières et les planteurs de café et de thé continuaient à produire et à transférer des ressources vers l’étranger. Le manque d’infrastructure a renchéri les coûts de transport, qui sont devenus dans cette région les plus élevés du monde. Mais c’est en train de changer. Les pays enclavés et dotés de grandes ressources naturelles auront la possibilité de développer leurs régions intérieures et d’offrir la prospérité et le développement économique à leur population. Ce potentiel pourra enfin se réaliser.

La carte de l’Afrique va changer, elle est déjà en train de changer, avec la mise en œuvre de grands projets d’infrastructure.

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L’Ethiopie, par exemple, pourrait ne plus jamais être associée à la famine dans les bulletins télévisés, puisqu’elle a lancé un grand programme d’infrastructure incluant la construction d’un grand barrage, de systèmes modernes d’exploitation agricole et d’irrigation, ainsi que dans les transports. Elle partagera avec ses voisins le fruit du développement massif de ces projets hydrauliques.

Beaucoup espèrent, en Afrique et même au Moyen-Orient, un avenir radieux, grâce à l’apport positif de la Chine et des membres des BRICS. L’Europe et les Etats-Unis feraient bien de participer à ces efforts, au lieu d’y faire obstruction.

Merci !

Vers les autres messages et discours de la conférence.

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