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Astéroïdes : l’appel à une collaboration internationale s’amplifie

La rédaction
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Au lendemain du double avertissement de vendredi concernant le danger potentiel des astéroïdes pour l’avenir de notre planète (le passage de l’astéroïde 2012 D14 à proximité de la Terre et l’explosion le même jour de la météorite de Chelyabinsk en Russie), plusieurs responsables politiques ont tiré la sonnette d’alarme et demandé à ce que se mette en place une collaboration internationale pour une Initiative de défense de la Terre.

Andrei Kokoshine, membre de l’Académie russe des sciences et doyen du département de politique internationale à l’Université d’Etat de Moscou, a déclaré à l’agence Iter-Tass samedi le 13 février que « nous avons déjà des gens qui ont été blessés en raison d’une chute de météorite » et averti que « si un corps céleste plus gros doit frapper la Terre, les effets seront dévastateurs, en particulier si cela arrive dans une grande ville. Dans certains cas, comme ont prévenu beaucoup de scientifiques, la chute d’un astéroïde provoquerait la fin de l’humanité ».

Kokoshine a été membre du U.S. and Canada Institute, et secrétaire du Conseil de défense de la fédération russe entre 1997 et 1999. Il est maintenant premier directeur-adjoint du Comité de la Douma sur la science et la haute technologie.

Kokoshine a insisté sur le fait que la menace des corps célestes doit devenir un sujet politique international, et a demandé qu’un effort concerté en ce sens soit lancé, impliquant les pays qui ont la technologie et la connaissance nécessaires pour faire face au problème. « De telles technologies existent en Russie, aux Etats-Unis, en Chine, dans l’Union européenne et dans une certaine mesure en Inde », a-t-il spécifié. Il faut des discussions tant bilatérales que multilatérales. « Il est grand temps de créer un centre international commun pour la surveillance et pouvant répondre aux menaces naturelles en provenance de l’espace. (…) Les Nations Unies peuvent créer un comité spécial au sein même de leur structure pour coordonner les efforts des membre du Conseil de sécurité et d’autres pays membres de l’ONU dans ce domaine. »

Réponse américaine

Aux Etat-Unis, qui se sont jusqu’à présent concentrés presque exclusivement sur la construction de boucliers antimissile controversés en Europe et en Asie, des politiques ont enfin montré le bout de leur nez pour mettre la question sur la table. C’est notamment le cas pour deux députés démocrates, Rush Holt du New Jersey et Donna Edwards du Maryland, qui ont publié un éditorial dans le Washington Post intitulé « Nous aurons été avertis ».

Holt est physicien et ancien assistant-directeur du Laboratoire de physique des plasmas à l’Université de Princeton, et Edwards est la représentante démocrate auprès du Comité de la Chambre pour les questions spatiales.

Après avoir expliqué comment les événements de vendredi « illustrent à quel point il est crucial pour les nations d’identifier rapidement ce qui tombe du ciel et de déterminer la nature du danger », ils appellent à un accroissement du budget pour la détection des objets géocroiseurs, et affirment que « Washington devrait faire plus pour établir un système international pouvant fournir, sur une base quasi instantanée, une information crédible à tous les pays ».

A part les dangers directement associés à une collision, il font remarquer que l’explosion de météorite comme celle de Chelyabinsk vendredi pourrait être confondue avec une attaque nucléaire et provoquer une réaction excessive. « Les dommages pouvant arriver si un pays venait à mal identifier une explosion de météorite et lancer une contre-attaque donnent froid dans le dos », écrivent-ils.

L’ancien astronaute de la NASA Mark Kelly soulignait lors d’une interview à l’émission Meet the Press que l’espace est un endroit peuplé, contrairement à ce que l’on pourrait penser, et que ce genre d’objet entre dans l’atmosphère tout le temps. « Lorsque vous êtes à bord de la Station spatiale internationale, c’est déconcertant car ils passent tout près de vous. Avec autant de roches entrant dans l’atmosphère terrestre, il y a certainement un risque », a-t-il affirmé.

Les préoccupation russes ont été relayées par le Los Angeles Times. Son correspondant à Moscou, Sergei Loiko, a interviewé Vladimir Lipounov, directeur du Laboratoire de surveillance spatiale de l’Université d’Etat de Moscou. Lipounov a déclaré qu’il « est temps que la Russie investisse sérieusement, non seulement dans la construction d’un système de surveillance mais également de défense, capable de détruire ces objets qui nous tombent du ciel ».

Le premier Ministre adjoint Dimitri Rogozine avait déjà fait remarquer que « ni les Etats-Unis ni la Russie ne disposent des moyens technologiques permettant de détruire les objets en provenance de l’espace », et qu’il allait « soumettre dès lundi au premier Ministre [Medvedev] un rapport objectif sur ce qu’il s’est passé dans l’Oural, ainsi que des propositions sur la possibilité de prévoir les dangers et d’y faire face ».

Réactions européennes

La presse allemande revient quand à elle sur l’initiative NeoShield lancée il y a un an, un programme d’une durée de trois ans consistant à identifier les moyens les plus appropriés pour une surveillance accrue des objets géocroiseurs et les éliminer en cas de besoin. Le projet vise à rassembler les données pouvant aider les pouvoirs publics à prendre les décisions pour le financement de tels programmes. De par leur nature même, ces programmes exigent une meilleure collaboration entre les pays, explique Peter Hintze, le principal responsable pour les questions spatiales en Allemagne, lors d’une entrevue publié dans le Rheinische Post.

NeoShield mobilise dix scientifiques travaillant dans des centres situés à Darmstadt, Brême et Friedrichshafen pour l’Allemagne, à Toulouse et aux Mureaux pour la France et à Stevenag en Angleterre. Tous ces programmes sont sous financés et plusieurs scientifiques espèrent que la situation va changer rapidement. Alan Harris, coordinateur en chef de NeoShield et directeur de l’Institut planétaire de Berlin, a déclaré qu’il estimait que des observatoires situés dans l’espace seront nécessaires pour une surveillance en profondeur permettant de détecter les danger suffisamment à l’avance pour prendre des mesures d’urgence. Harris et plusieurs autres scientifiques ont fait remarquer que si l’astéroïde 2012 DA14 s’était trouvé sur une trajectoire de collision avec la Terre, sa détection en 2012 aurait été trop tardive pour que l’on eût pu agir à temps. Il aurait fallu dans son cas le détourner de son orbite au moins trois ans d’avance.

L’appel d’urgence de Rogozine pour une collaboration avec les Etats-Unis a également été repris dans le Guardian de Londres, qui rapporte : « Le Président Vladimir Poutine et le premier Ministre Medvedev ont été informés de l’incident, et Poutine a convoqué une réunion des chefs des situations d’urgence de tous les ministères ». « Le premier Ministre adjoint Dimitri Rogozine, ancien ambassadeur de Russie à l’OTAN, a utilisé Twitter pour en appeler à un effort international pour créer un système d’avertissement pour tous les objets d’origine étrangère... Ni les Etats-Unis ni la Russie n’ont les capacités de détruire de tels objets ».

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