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Au Delaware, JP Morgan en campagne contre le Glass-Steagall de LaRouche

La rédaction
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Aux Etats-Unis, dans le contexte de la bataille pour rétablir la loi Glass-Steagall (séparation stricte des banques) par le Comité d’action politique de l’économiste américain Lyndon LaRouche (LPAC), le Delaware a été le théâtre d’une rude confrontation où s’est risqué le lobby des mégabanques.

La réunion hebdomadaire du Comité bancaire du Sénat d’Etat avait prévu de débattre de trois propositions de loi, dont la dernière, la résolution n°8 défendue par le sénateur Bruce Ennis, visant à soutenir la HR 129 au niveau fédéral, pour rétablir la loi Glass-Steagall.

Ennis a introduit sa résolution en disant que la loi Glass-Steagall avait perduré 66 ans, avant d’être abrogée par le Congrès fédéral en 1999 sous la pression des grandes banques, qui voulaient faire des investissements plus risqués. « Nous savons tous ce qui est arrivé depuis lors », dit-il, décrivant le krach, les renflouements depuis 2008 et les nouveaux plans de bail-in, de Chypre aux Etats-Unis. Des millions de gens ont perdu leur emploi, des usines ont fermé. Il énonça les soutiens d’experts et de syndicats nationaux, ainsi que de responsables locaux importants pour rétablir le Glass-Steagall.

C’est alors qu’a commencé le feu d’artifices avec la prise de parole d’un lobbyiste de JP Morgan Chase : « Il serait très inopportun pour le Delaware, plus que tout autre Etat [L’Etat du Delaware est un paradis fiscal ou l’industrie financière est très présente], d’adopter cette résolution maintenant. » JP Morgan Chase a créé 26 000 emplois au Delaware et a beaucoup contribué à l’économie de cet Etat, continua-t-il, avant de passer au premier gros mensonge :

« Des résolutions similaires ont été introduites dans 17 Etats, mais seules trois d’entre elles les ont adoptées », dit-il. JP Morgan Chase suit donc de près l’évolution des résolutions pro Glass-Steagall dans tous les Etats-Unis, pour lesquelles se bat le LPAC. (A ce jour, ce sont 22 Etats qui ont introduit des résolutions et 4 qui les ont adoptées).

Ennis a ensuite répliqué au représentant de JP Morgan : « Ce n’est pas moi qui le dit, mais la GAO (L’agence fédérale en charge du contrôle des comptes publics) : les banques ont été renflouées à hauteur de 16 000 milliards de dollars – d’autres disent que c’est même plus. » L’homme de Morgan enchaîna alors sur un second gros mensonge : « C’était le TARP. Il a été entièrement remboursé avec les intérêts. C’est l’un des meilleurs investissements que les Etats-Unis n’aient jamais fait. »

Ennis répliqua : « Les millions d’ouvriers qui ont perdu leur emploi et les millions de gens qui ont perdu leur logement n’ont jamais été renfloués. » Il passa ensuite en revue les montants énormes saisis sur les comptes bancaires des épiceries, des lycées, des églises, etc. à Chypre.

Quand un sénateur républicain a alors affirmé que Glass-Steagall ne serait jamais rétabli et ne marcherait pas, Ennis a répliqué : « Peu importe ce qui arrive à cette résolution, si un bail-in a lieu au Delaware, souvenez-vous : le 19 juin, le sénateur Ennis vous a averti ! ».

Aucun des autres lobbyistes bancaires n’a su le réfuter au sujet des plans de leurs banques sur les bail-in.

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