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Aux origines de la première Guerre mondiale : la brutalité de l’Empire britannique exposée dans le Guardian

La rédaction
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Une vérité historique faisant cruellement défaut jusqu’ici dans les divers commentaires sur le parallèle entre 1914 et 2014 est le caractère brutal de l’Empire britannique pendant la première Guerre mondiale.

Cet élément majeur a été présenté avec force par Seumas Milne, un chroniqueur du quotidien britannique The Guardian, dans un article publié le 8 janvier.

Il s’agit visiblement d’une réponse aux Tories conservateurs, pour qui cet épisode de l’histoire reste une « grande guerre patriotique », selon Milne. Le chroniqueur qualifie « d’inepties grotesques » les affirmations selon lesquelles la première Guerre mondiale aurait été une cause noble en défense du droit international et des petits pays. Pour étayer son analyse l’auteur expose la nature brutale des Empires qui ont conduit cette guerre.

Le bain de sang de 1914 n’était pas qu’une guerre, écrit-il, c’était un massacre sauvage, industriel, perpétré par une bande de puissances impériales prédatrices, coincées dans une lutte à mort pour capturer et découper des territoires, des marchés et des ressources.

Il attribue la guerre à des alliances instables entre des Empires se disputant le contrôle des Balkans et les restes d’un Empire ottoman en décrépitude. « L’idée que la Grande-Bretagne et ses alliés défendaient des démocraties libérales, ou même le droit international ou les droits des petits pays, est tout simplement absurde. »

Les puissances combattantes, en fait, avaient toutes leurs Empires coloniaux, au sein desquels elles massacraient brutalement les populations assujetties à des tyrannies racistes. Quelque trente millions de gens sont morts de faim dans une Inde gouvernée par l’Empire britannique, au cours des décennies qui ont précédé la guerre, car « des responsables coloniaux ont imposé l’exportation de denrées alimentaires », provoquant une famine, et « abattu les résistants par dizaines de milliers et construit des camps de concentration en Afrique du Sud ».

La Belgique, dont la Grande-Bretagne cherchait supposément à préserver la neutralité en entrant en guerre, avait de la même manière tué dix millions de personnes au Congo, par une politique de travail forcé et de génocide. (Sur la véracité de ces affirmations, lire ici Alexis De Crombrugghe, Le Congo sous Léopold II, réalité et fiction)

Rien de tout cela n’a cessé avec la fin de la guerre en 1918, fait remarquer Milne. La Grande-Bretagne et la France se sont partagées les restes des Empires ottoman et allemand entre eux, « sans aucune pensée à l’égard des droits des petits pays, posant du même coup les fondements de désastres à venir ».

Milne conclut en suggérant que cet anniversaire de 1914 devrait nous rappeler que les Empires, sous toutes leurs formes, conduisent à des guerres sanguinaires et au désastre.

Cet anniversaire « contient également un avertissement concernant la menace associée à la montée et la chute de grandes puissances. La Chine n’est pas l’Allemagne impériale, mais les Etats-Unis – alliés au Japon – sont une puissance globale en déclin dans une région où ils sont en train de renforcer leur contrôle militaire. »]

« Nous ne sommes pas comme en 1914, mais les dangers sont évidents », conclut-il.

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