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Avion russe abattu : la folie impériale d’Erdogan

La rédaction
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De nombreux commentateurs et responsables politiques en Turquie même, ont appris avec horreur que leur pays était devenu le premier membre de l’OTAN dans l’histoire à abattre un bombardier russe, lors d’une action préméditée.

Derrière cet acte se trouve la folle politique impériale du « grand leader », Recep Tayyip Erdogan, un membre des Frères musulmans, et de son lieutenant, le Premier ministre Ahmet Davutoglou, qui rêvent de reconstruire un « Empire ottoman » en Asie du Sud-ouest.

C’est notamment l’avis du député français Nicolas Dhuicq (LR, Aube) qui a déclaré à l’agence russe Sputnik :

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Erdogan et son clan n’ont jamais caché leur volonté de reconstruire l’Empire ottoman.
Crédit : Wikipedia

Je pense que M. Erdogan mène une politique qui consiste à recréer l’empire ottoman. (…) Il s’agit notamment de déplacer les populations et de repeupler quelques villages du Nord de la Syrie avec des populations qui parlent turc, des populations turcophones. J’ai des échos selon lesquels des Ouïgours venus de Chine seraient réimplantés dans ces villages qui ont été abandonnés par la population syrienne.

La destruction en plein vol de l’avion russe

Selon le quotidien Hurriyet, le vice-président du parti d’opposition pro-kurde HDP, Idris Baluken, a déclaré le 25 novembre que l’incident avait été sans aucun doute planifié. Il a accusé le parti d’Erdogan, l’AKP, de protéger des « groupes tels que Ahrar al-Sham et al-Nosra ».

Selon Bulaken, l’AKP ne cherche pas vraiment à défendre les Turkmènes, contrairement à ce qu’il prétend. La preuve en est qu’il n’a rien fait en 2014 lorsque les régions turkmènes irakiennes avaient été lourdement attaquées par Daech.

Kemal Kiliçdaroglu, du Parti du peuple républicain (CHP), a lui aussi sévèrement dénoncé cet acte lors d’une réunion du parti le 25 novembre. Le vrai problème, a-t-il déclaré, est qu’Erdogan soutienne l’Etat islamique. « Qui est le principal responsable de cette situation ? Qui entraîne la Turquie dans le bourbier moyen-oriental ? Qui sont ceux qui importent la terreur de l’IE en Turquie ? »

Un éditorialiste d’Hurriyet, Yusuf Kanli, a accusé « les tout-puissants dirigeants » de la Turquie de « jouer à des jeux insensés ».

Lors d’une audition au parlement, il a fait remarquer que Davutoglu venait d’admettre que le gouvernement envoyait des armes aux populations turkmènes de Syrie, et que des camions interceptés deux ans plus tôt transportaient bel et bien des armes destinées à la « population turkmène de Syrie, qui risquait d’être attaquée par le régime syrien ».

Or, il y a deux ans, Davutoglu jurait que ces mêmes camions ne transportaient que des approvisionnements humanitaires. Pire encore, les médias ont annoncé le 29 novembre que les responsables militaires qui avaient intercepté ces camions en janvier 2014 venaient d’être arrêtés !

Kanli termine en suggérant de remplacer ces « jeux insensés » menés par la Turquie par une diplomatie réaliste. « La Turquie doit revenir à son rôle d’artisan de la paix, de grand frère et oublier sa politique d’expansion sectaire. »

Entre-temps, bien que le gouvernement turc soutienne Daesh, qu’il ait failli impliquer l’OTAN dans une guerre contre la Russie et qu’il ait justifié l’exécution d’un pilote russe par les rebelles, les dirigeants de l’UE n’ont apparemment eu aucun scrupule à négocier le 29 novembre, avec un Davutoglou tout sourire, l’octroi de quelques milliards pour les camps de réfugiés en Turquie.

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