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Barack Obama adore les Bush !

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Un rapport retentissant du Sénat américain a récemment dévoilé comment, avec l’aval du président George Bush et surtout celui du vice-président Dick Cheney, les services américains, dont la CIA, se sont livrés à des pratiques de torture digne de l’Inquisition du moyen-âge.

Cependant, George Bush et surtout Dick Cheney, qui devrait être envoyé en prison pour crimes de guerre et crimes contre l’humanité, passe sur tous les plateaux de télévision, affirmant sans le moindre scrupule qu’il est prêt à recommencer « dans la minute qui suit » l’exercice !

Pour sa part, Jeb Bush, ancien gouverneur de la Floride et frère du président George W. Bush, vient de lancer la « phase exploratoire » de sa candidature aux élections présidentielles de 2016.

Face à cela, Obama, en véritable aristocrate d’Harvard, a exprimé toute l’estime qu’il porte à la dynastie des Bush. « La famille Bush, personnellement j’adore – ce sont des gens merveilleux », a lâché Obama lors d’un entretien avec la chaîne ABC : « Evidemment, j’ai un tas de désaccords politiques avec Jeb et son frère, mais je pense qu’ils ont tous les droits pour faire ce qu’ils jugent être la meilleure chose à faire, et c’est une excellente nouvelle pour la démocratie. »

Se croyant sans doute très malin, Obama a précisé que du coté démocrate, c’est son ancienne secrétaire d’État Hilary Clinton qui fera elle aussi une excellente présidente. En livrant la direction les États-Unis au binôme Bush-Clinton, c’est sûr qu’il y aura stabilité dans le changement ! Et surtout, rien ne viendra perturber le sort d’Obama, un Président qui a échappé à plusieurs reprises à la destitution grâce aux appuis des Républicains.

A propos de la dynastie des Bush, rappelons qu’elle représente une des pires caricatures des grandes familles patriciennes anglophiles de la côte est américaine peuplant Wall Street. Par leur activité criminelle, les Bush ont systématiquement trahi aussi bien la Constitution que le peuple américain.

Le fait que Prescott Bush, le grand-père du Président George W. Bush et un des directeurs de l’Union Banking Corporation et ensuite de la banque Brown Brothers Harriman, ait joué un rôle important dans le financement du régime Nazi, n’est plus un secret.

Comme le documente Glen Yeadon [1] :

Ces liens étaient tellement étendus avec les nazis que 23 sociétés de [Prescott] Bush furent fermées au titre de la loi interdisant le commerce avec l’ennemi. Cinq d’entre elles furent fermées en 1942, les 18 autres après la guerre. (…) Avant leur liquidation, Bush embaucha [deux avocats du cabinet Sullivan & Cromwell] les frères [John Foster et Allen] Dulles pour maquiller le fait que ses sociétés étaient aux mains des nazis. Cette action délibérée a rendu tout déni de son implication impossible ; c’était de la trahison, aussi bien pour lui que pour les frères Dulles.

Le Projet pour un nouveau siècle américain (PNAC)

Ce qui est à souligner, c’est que Jeb Bush a été avec William Kristol et Robert Kagan (le mari de Mme Victoria Nuland) un des cofondateurs au printemps 1997 du principal think-tank néoconservateur américain, le « Projet pour un nouveau siècle américain » (PNAC) qui ambitionne de faire des Etats-Unis un état policier déployé contre toute nation jugée hostile aux intérêts financiers de la City et de Wall Street. L’essentiel de son financement vient des Fondations Bradley et Scaife.

Bien que le PNAC ait été en première ligne pour imposer le départ en guerre contre l’Irak, ses cibles principales sont la Russie et la Chine, décrites comme des grandes puissances dont l’émergence risque de porter de l’ombre aux États-Unis. Ont rejoint ensuite le PNAC : Dick Cheney, Elliot Abrams, Scooter Libby, Donald Rumsfeld, Midge Dector, Norman Podhoretz, Paul Wolfowitz, Frank Gaffney et Fred Ikle.

Dans un article publié par la revue du Conseil des relations étrangères (CFR) Foreign Affairs, Kristol et Kagan se lamentaient :

[Le président américain] John Quincy Adams affirmait que « les Etats-Unis ne cherchent pas de monstres à détruire ». Pourquoi ne pas aller à l’étranger et chercher des monstres à détruire ? Car les Etats-Unis ont la capacité d’endiguer de nombreux monstres dans ce monde ; une politique consistant à s’asseoir sur une colline et à s’ériger en exemple devient en pratique une politique de couardise et de déshonneur.

Le PNAC exige qu’on lance des guerres pour « préempter » que le mal ne s’étende, y compris par des frappes nucléaires préventives. Dès 1998, le PNAC, dans une lettre au Président Bill Clinton demandait à ce dernier de lancer une guerre contre Saddam Hussein accusé déjà de posséder des armes de destruction massive.

Dans leur manifeste « Reconstruire les capacités de défense américaine » publié en 2000, les idéologues du PNAC, un an avant les attentats du 11 septembre, estimaient que seul un nouveau Pearl Harbour pouvait provoquer l’adoption rapide de leurs exigences.

La grande référence intellectuelle des néoconservateurs n’est autre Léo Strauss (voir notre dossier) et son mentor, le juriste nazi Carl Schmitt. En 1932, Strauss, dans une lettre à Carl Schmitt écrivait :

Le fondement ultime du droit est le principe du mal naturel de l’homme, [et] parce que l’homme est mauvais par nature il a besoin d’être dominé. On peut établir la domination, c’est-à-dire les hommes peuvent être unifiés, mais uniquement dans l’union contre d’autres hommes.

Pour faire valoir cette vision, Strauss préconisa qu’une élite emploie la mythologie du droit, de la morale et de la religion (des « mensonges nobles ») pour régner sur les masses stupides.

En 2005, le PNAC soulignait que la guerre d’Irak, pourtant un échec patent, était morale. Même si Saddam Hussein n’avait pas les armes de destruction de masse, il avait sans doute l’intention de les acquérir ! Et enfin, la guerre fut de toute façon nécessaire pour démontrer au monde entier la puissance et la détermination américaines.

Avec la plupart de ses membres dans des positions dirigeantes et pas seulement aux Etats-Unis, le PNAC a formellement cessé d’exister depuis 2006, car, selon ses dires, son but a été atteint.


[1Glenn Yeadon avec John Haynes, The Nazi Hydra in America : Suppressed History of a Century, Progressive Press, 11 septembre 2002.

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