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Agora Erasmus : il existe en Belgique un potentiel pour agir contre les fonds vautours

La rédaction
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La journée du 13e séminaire international du CADTM (Comité pour l’annulation de la dette du tiers monde) sur la dette et les droits humains, était organisée le 28 octobre à Bruxelles dans une salle du parlement fédéral et sponsorisée par deux parlementaires belges. 70 personnes étaient présentes.

Parmi les orateurs : Mario Cafiero (ex-député argentin national), Maria Elena Saludas (ATTAC-CADTM Argentine), Dominique Mougenot (magistrat belge qui a participé à la rédaction d’une proposition de loi contre les fonds vautours), Cephas Lumina (ancien expert de l’ONU sur la dette et les droits humains) et Georges Katrougalos (député européen du parti Syriza). Éric Toussaint, le fondateur du CADTM, était aussi présent et fit plusieurs interventions depuis la salle.

Si l’initiative peut sembler sympathique, ce séminaire a fait ressortir les positions pour le moins ambiguës des uns et des autres. D’un coté, Eric Toussaint a évoqué son voyage récent et fructueux à Buenos Aires, où il a pu s’entretenir avec plusieurs députés nationaux de la majorité sur le projet d’une commission chargée d’auditer la dette publique, comme le réclame une loi adoptée tout récemment. Ce voyage fut donc un geste pour aider l’Argentine à faire face aux attaques.

De l’autre, il y avait les deux orateurs argentins, qui eux s’opposent clairement à la présidente Cristina Kirchner et considèrent que ce qu’elle a fait n’est pas assez bon. La dette aurait dû être auditée plus tôt et sa part illégitime éliminée, selon eux, elle aurait dû être rachetée et non pas échangée, mais le pire de tout, ils se sont plaints que le gouvernement Kirchner insiste à rembourser la dette. Bien entendu des actions ont été prises, par les législateurs nationaux, auprès de la Cour internationale de justice ainsi qu’au niveau de l’ONU, mais ce n’est pas suffisant, cela échouera ou alors ce sera trop tard pour aider l’Argentine, avancent-ils.

Tentant de faire la synthèse, Éric Toussaint, a proposé que le gouvernement argentin radicalise sa position en posant des actes unilatéraux, notamment en se retirant de certains organes d’arbitrage de la Banque mondiale. Il n’a rien dit par ailleurs sur la nouvelle dynamique des BRICS qui permet justement aux pays les plus faibles de résoudre les conflits en sortant des rapports de force frontaux.

Sur ce que les Etats peuvent faire pour se protéger des activités des fonds vautours, de nombreux aspects ont été couverts, parfois dans des détails très techniques, allant des précautions à prendre lors de l’émission des obligations, aux outils légaux pour bloquer les fonds vautours d’obtenir plus que ce qu’ils ont payé pour la dette sur le marché secondaire. Par conséquent un vaste catalogue de solutions, mais reposant essentiellement sur les bases d’un système transatlantique déjà mort. Les participants sont certainement partis du séminaire avec leur tête pleine de faits et d’opinions, mais probablement pas avec un désir plus vif de mener un combat politique.

C’est ce que Guillaume Dubost, président d’Agora Erasmus, a lancé comme défi en parlant depuis la salle. Il a dit que

tout cela est très bien. Cependant, il existe une proposition de loi qui attend adoption au parlement belge et il faut une mobilisation pour la faire passer. A cela s’ajoute l’appel à la solidarité avec l’Argentine initié par Agora Erasmus et signé par 11 parlementaires belges. Il existe donc bel et bien en Belgique un potentiel pour poser un acte politique contre ces prédateurs financiers. A nous d’en faire quelque chose de puissant.

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