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Attentat de Benghazi, violence anti-américaine : un 11 septembre bis pour lancer la guerre ?

La rédaction
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Les attentats du 11 septembre 2001 créèrent le prétexte pour lancer d’abord la guerre contre l’Afghanistan, puis celle contre l’Irak.

La montée de violence anti-américaine dans le monde arabe jouera-t-elle le même rôle aujourd’hui, est-elle le prétexte pour déclencher la guerre tant annoncée contre la Syrie ou l’Iran ?

L’attentat contre le consulat américain à Benghazi, provoquant la mort de son ambassadeur et de trois autres collaborateurs, a été le coup d’envoi de ce qu’il faut bien qualifier de 11 septembre bis à travers le monde. Qui est à l’origine de cet incendie qui, à la veille des élections américaines, pourrait embraser toute la région et même le monde dans un nouveau conflit mondial ?

Les pistes s’orientent de plus en plus vers ceux qui ont organisé le premier 11 septembre. Il y a ceux qui laissent des traces partout, les réseaux djihadistes à la solde de l’Arabie Saoudite et du Qatar à travers le monde, et il y a surtout ceux qui organisent la croisade : l’Empire britannique et ses acolytes tels Barack Obama aux Etats-Unis, au nom de l’oligarchie financière de la City de Londres et de Wall Street.

Complicité ou incompétence ? On peut parler d’abord de négligence dans les mesures de sécurité fournies au consulat américain à Benghazi. En dépit des démentis frénétiques de l’administration Obama, il existe des preuves formelles que l’assassinat de l’ambassadeur américain en Libye, Chris Stevens, et de trois autres fonctionnaires du département d’Etat, le 11 septembre dernier, était un attentat prémédité, exécuté de manière tout à fait professionnelle par des membres d’al-Qaïda à la faveur des protestations organisées devant le consulat.

Si la Maison Blanche affirme qu’elle ne disposait d’aucun indice justifiant une action préventive, il n’en reste pas moins que les représentants américains en poste à Benghazi avaient été avertis au moins 72 heures avant les faits d’un éventuel danger.

Dès le 27 août, le département d’Etat avait émis un bulletin d’avertissement conseillant aux citoyens américains d’éviter tout déplacement non indispensable en Libye, attirant particulièrement l’attention sur l’accroissement de la violence politique dans la région de Benghazi.

Pourtant, la sécurité fournie par l’administration Obama au consulat était pratiquement inexistante. Alors, incompétence ou complicité ? Alors qu’à Tripoli, devant l’Ambassade des Etats-Unis, c’est les Marines qui montent la garde, à Benghazi, aucun n’avait été affecté, contrairement à la pratique routinière.

Le 19 septembre, Victoria Nuland [1], porte-parole du département d’Etat américain de Hillary Clinton, a été obligée de reconnaître pour la première fois que TOUT n’avait pas été fait pour assurer la sécurité de ce consulat.

Le contrat avait été accordé à une société britannique privée de mercenaires, Blue Mountain, dont le nom ne figure même pas sur la liste de sociétés agréées par le gouvernement américain pour faire ce travail. [2]

Par ailleurs, comble dans ce Benghazi, et dans une Libye pépinière de djihadistes, cette société, en application des Rules of Engagement (ROE) stipulées par son employeur, n’avait même pas le droit d’utiliser des armes !

Or, c’était elle qui était chargée de la sécurité du bâtiment à l’intérieur des grilles, surveillant les voitures et ayant accès à tout le dispositif de sécurité de l’entrée. Notons, et ce n’est pas un fait secondaire, le fait que cette firme privée est totalement acoquinée avec les services secrets britanniques, notamment les forces spéciales de l’armée de l’air, Special Air Services (SAS), et les forces spéciales de la Marine, les SBS.

Par ailleurs, constatons que les Etats-Unis accordaient une totale confiance au comité de sécurité publique de Benghazi, lui-même infiltré par des hommes de la brigade extrémiste Ansar al-Sharia. Des communications interceptées entre les dirigeants d’al-Qaïda au Maghreb et des membres d’Ansar al-Sharia à Benghazi, le jour même de l’attentat, apportent d’autres éléments indiquant qu’il était commandé par les plus hautes instances de l’organisation al-Qaïda.

Le rôle des Britanniques et des Saoudiens

Mais derrière le théâtre d’ombres que représentent ces Monarchies du Golfe, comme le Qatar et l’Arabie Saoudite, qui, comme les militaires et les renseignements militaires français le savent, alimentent généreusement en dollars les réseaux du terrorisme djihadiste, derrière la main de l’extrême droite israélienne de Benyamin Netanyahou, que certains croient voir derrière le film ou les caricatures outrageantes contre Mahomet, il y a l’éternel Empire britannique. Car qui sont les partenaires depuis les années 1980 du plus juteux contrat, pétrole contre armes, du nom d’Al-Yamamah, si ce n’est le Royaume Uni et l’Arabie Saoudite ? Ce contrat génère suffisamment de fonds pour abonder un richissime pool de fonds secrets permettant à l’Empire britannique de déstabiliser et de manipuler les affaires du monde à sa guise !

Le livre que vient de publier, aux Etats-Unis, l’ancien sénateur Bob Graham, qui dirigea la Commission conjointe d’enquête sur les failles des renseignements américains lors des attaques du 11 septembre 2001, intitulé « Questions de renseignements : la CIA, le FBI, l’Arabie Saoudite, et la guerre contre le terrorisme des Etats-Unis », s’en prend au refus de deux Présidents américains, George W. Bush et Barack Obama, de révéler le rôle de l’Arabie Saoudite dans les attentats du 11 septembre. Il s’insurge que la section de 28 pages du rapport produit par la dite commission, qui établit de façon concluante les liens entre le Prince Bandar, alors Ambassadeur de l’Arabie Saoudite aux Etats-Unis, et les attentats du 11 septembre 2001, n’ait jamais été rendue publique, ni par l’un, ni par l’autre de ces Présidents.

Au plus haut niveau de l’administration Obama, la responsabilité est extrêmement lourde. L’économiste et homme politique américain Lyndon LaRouche a appelé le Congrès et les dirigeants politiques à tirer enfin les leçons de cette politique en écartant immédiatement Obama du pouvoir.

Contre toute évidence, Obama persiste à dire que le renversement de Kadhafi a permis une « transition démocratique » en Libye. En réalité, cette intervention anticonstitutionnelle a plutôt étendu l’insurrection djihadiste à d’autres parties de l’Afrique, à commencer par le Mali voisin, et à la Syrie, où les pays occidentaux se sont alliés avec les mêmes forces insurrectionnelles pour faire tomber le régime Assad.

La semaine dernière, le chef d’al-Qaïda, Ayman al-Zawahiri, a diffusé une vidéo appelant les combattants néo-salafistes à se joindre à l’effort pour renverser le gouvernement Assad et instaurer un Etat fondamentaliste en Syrie.

Dans cette situation extrêmement tendue, les plus grandes manœuvres navales de l’histoire du Golfe persique se déroulent cette semaine avec la participation de 25 pays, alors que la Grande-Bretagne et la France conduisent simultanément des manœuvres navales conjointes en Méditerranée orientale, au large des côtes syriennes. Entre ces deux théâtres d’opérations, six groupes de porte-avions sont déployés aux abords de la Syrie et de l’Iran.

Vu l’irresponsabilité des dirigeants politiques en poste à Londres, Paris et Washington, vu la présence de forces militaires dans la poudrière du Moyen-orient ; vu la volonté de Netanyahou en Israël d’en découdre avec la Syrie et l’Iran ; le danger de guerre est plus grand qu’à tout moment de l’histoire récente.

C’est dans ce contexte qu’il faut situer l’attentat de Benghazi qui, étant donné cet extrême état de tension stratégique, peut-être qualifié de « 11 septembre bis ».


[1Entre 2003 et 2005, en tant que conseillère de Dick Cheney, Victoria Nuland était en charge de promouvoir la démocratie et la sécurité en Irak, en Afghanistan et au Proche-Orient avec les résultats que l’on connaît. Rappelons également qu’après les attentats du 11 septembre 2001, c’est elle, en tant que représentante permanente à l’Otan, qui a invoqué l’article 5 de la charte de l’Alliance atlantique, stipulant qu’une « attaque sur un seul allié est une attaque sur tous », argument employé pour forcer les membres de l’Otan à s’engager dans des déploiements « hors zone » dans le cadre de la fameuse « guerre contre le terrorisme ». Si chacun a droit à une vie privée, notons quand même que son époux n’est autre que Robert Kagan, le fondateur du Project for a New American Century (PNAC) et ancien auteur des discours de George Shultz. Comme quoi le monde est petit.

[2La société assure des missions de sécurité pour les banques Barclays, Lloyds et ING Barings ou encore le groupe General Motors, Google, les Nations unies ou le FMI.

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