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C’est Obama en personne qui dresse la liste des gens à éliminer par drone prédateur

La rédaction
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En publiant un article détaillé sur les visioconférences hebdomadaires du Président Obama avec ses conseillers en matière de lutte anti-terroriste, visant à dresser chaque semaine la liste des individus à éliminer par voie de drone prédateur, le New York Times braque les projecteurs sur un Obama en réalité peu connu du grand public.

Le quotidien new-yorkais cite des interviews en tête-à-tête avec une trentaine de conseillers (actuels et anciens) impliqués aux côtés d’Obama dans la lutte contre Al-Quaïda, décrivant le « paradoxe » d’un Président terrifié à l’idée de confronter le Congrès sur la nécessité de fermer la prison de Guantánamo, comme il l’avait promis lors de sa campagne électorale, mais « approuvant des actions létales sans le moindre état d’âme » contre des terroristes présumés.

Le Times précise que lorsqu’on lui a montré des photos de cibles à éliminer incluant des enfants, la seule chose qu’il trouva à dire est : « S’ils [Al Qaïda] commencent à utiliser des enfants, alors nous entrons dans une phase complètement différente. »

Ainsi, le président s’est arrogé lui-même le droit de donner le feu vert lorsque se présente l’opportunité d’assassiner par drone un terroriste désigné à l’étranger, en particulier lorsque ce dernier se trouve en présence de membres de sa famille. Que le pays où sont assassinées les victimes ne soit pas en guerre contre les États-Unis, que ces futures victimes aient été « marquées » pour élimination en secret, sans aucun procès, tout cela n’a aucune importance, tant que c’est le Président qui prend la décision car lui seul a les qualités « morales », ainsi que la responsabilité messianique, pour conduire la guerre contre Al-Qaïda tout en « respectant », affirme-t-il volontiers, « les valeurs défendues par les Etats-Unis ».

Le Times cite ensuite Dennis C. Blair, directeur du renseignement national jusqu’en mai 2010, qui estime que les considérations stratégiques ont été laissées au second plan pour se concentrer presque exclusivement sur le comptage des cadavres, une pratique qui lui rappelle la guerre du Vietnam. D’autres responsables s’interrogent sur la méthode employée pour comptabiliser les victimes collatérales civiles, qui a été concoctée de façon à masquer la plupart d’entre elles, et à se dispenser de l’obligation de capturer des prisonniers qui viendraient gonfler les rangs de ceux qui gisent toujours à Guantánamo.

Et d’autres encore s’étonnent de voir Obama, un ancien professeur de droit « libéral » [de gauche] qui a étudié les conceptions de Saint Augustin et de Saint Thomas d’Aquin sur la « guerre juste » , utiliser le plus souvent ses talents juridiques « pour légitimer, et non pas pour restreindre, sa campagne féroce contre Al-Qaïda ».

Le journal conclut qu’en affirmant vouloir retirer les troupes américaines d’Irak et d’Afghanistan pour se concentrer sur Al-Qaïda, Obama n’a réussi qu’à élargir la guerre au Pakistan et au Yémen, deux pays qui sont « sans doute moins stables et plus hostiles aux États-Unis que lorsque M. Obama devint Président ».

Les auteurs oublient par contre de mentionner que l’organisation terroriste s’est confortablement installée en Irak, tout en étendant son influence en Libye et en Syrie, deux pays où elle s’est alliée aux Etats-Unis pour renverser (ou tenter de renverser) les régimes en place.

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