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Cameron joue la carte de l’Etat islamique (IS) pour déstabiliser l’Asie centrale et la Russie

La rédaction
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Comme l’indique le rédacteur du Guardian pour les questions politiques, Patrick Wintour, le Premier ministre britannique David Cameron a « ouvert la porte pour légitimer des frappes aériennes contre l’Etat islamique en Syrie », sans l’accord préalable du gouvernement syrien bien sûr, en prétextant que le gouvernement de Bashar al-Assad est « illégitime ».

Par cette prise de position, Cameron s’aligne de fait non seulement du côté de l’EI, qui cherche lui aussi à renverser le gouvernement syrien, mais s’en fait également le protecteur puisque seul un accord des gouvernements syrien et iranien ouvrirait la porte à une résolution de l’ONU et à une alliance sur le terrain pour combattre de manière efficace l’organisation terroriste.

Cette prise de position de la part de l’Empire britannique n’est guère surprenante puisque le « Londonistan » a été depuis des décennies, dans l’est de la capitale britannique, la pouponnière de divers mouvements djihadistes extrémistes, et que le Royaume-Uni s’est systématiquement associé à l’Arabie Saoudite et autres émirats du golfe Persique pour l’entraînement militaire des mouvements wahhabites en Afghanistan et un peu partout en Asie centrale.

Cette politique vise avant tout, et à plus forte raison aujourd’hui, la Russie, depuis qu’elle a été formulée dès les années 1970 par le célèbre agent du MI6 britannique Bernard Lewis, au moment où elle fut adoptée par les États-Unis. Plus que jamais, à la lumière de l’émergence des BRICS et du déclin de la puissance financière de la City de Londres et de Wall Street, l’Empire britannique compte sur ses réseaux djihadistes pour déstabiliser l’Asie centrale et la Russie, conformément à l’esprit original de la stratégie d’« arc de crise » de Bernard Lewis reprise ultérieurement par le célèbre géopoliticien Zbigniew Brzezinski.

Il ne faut donc pas s’étonner non plus de voir ces mêmes djihadistes adresser des vidéos de menace à l’intention de la Russie et de l’Inde, deux des cinq membres des BRICS.

Al Qaïda a dans la foulée annoncé la création d’une nouvelle branche baptisée « Qaedat al-Jihad dans le sous-contient indien ». Ce groupe sera placé sous la supervision de Mullah Omar, le chef des Talibans afghans, et dirigé par un ancien commandant des Talibans au Pakistan, qui avait été également responsable de l’application de la charia au sein de la succursale d’al Qaïda au Pakistan. En réponse à ces menaces, New Delhi a relevé son niveau d’alerte antiterroriste dans plusieurs provinces, dont celle de Gujarat, Uttar Pradesh, Madhya Pradesh, et Bihar.

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