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Changeons de lunettes pour comprendre comment la Chine bâtit le « monde post-occidental »

La rédaction
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Paru le 16 mai dernier dans le grand hebdomadaire de la gauche américaine The Nation, cet article du célèbre chroniqueur Patrick Lawrence que nous avons décidé de traduire, est exceptionnel. Il fut publié au lendemain du grand sommet diplomatique de Beijing, qui eut lieu les 14 et 15 mai 2017 pour promouvoir ce que l’auteur qualifie de « plus grand projet infrastructurel de l’histoire de l’humanité », à savoir l’initiative chinoise « Une ceinture, une route » défendue par le Président Xi Jinping depuis 2013 (et par l’Institut Schiller de Helga Zepp-LaRouche et par Jacques Cheminade en France depuis 1996), et plus connue sous l’autre nom des « Nouvelles Routes de la Soie ».

Patrick Lawrence [1] nous lance un sacré défi : sommes-nous réellement capables de saisir toute l’étendue des intentions qui se trouvent derrière la nouvelle politique chinoise ? A la lecture des longs articles publiés par Le Monde et Le Figaro sur les Nouvelles Routes de la soie, sans oublier les inepties qui sortent de la bouche de nos « experts », la question nous semble d’une grande pertinence.

Un article donc à partager sans modération.

Comment la Chine bâtit le monde post-occidental

La « Ceinture et la route » de la Chine pourrait bien être le projet infrastructurel le plus important de l’histoire de l’humanité.

Par Patrick Lawrence
The Nation, 16 mai 2017

Il m’arrive assez souvent, que ce soit dans ce journal ou ailleurs, de revendiquer avec véhémence, la si nécessaire « parité entre l’Occident et le Non-occident ». Atteindre cet objectif est pour moi l’urgence la plus brûlante de notre siècle si l’on veut remettre un peu d’ordre dans le foutoir actuel, erratique et dysfonctionnel, que nos responsables qualifient encore « d’ordre d’après-guerre », « d’ordre libéral » ou « d’ordre global » (Façon polie d’évoquer un « ordre conçu ou imposé par les Occidentaux »).

« Parité » : qu’est-ce à dire ? Cela sonne un peu comme une subtile abstraction et le fruit d’années de salaires payées à des analystes de think-tanks. Pourquoi voudrait-on qu’elle devienne une réalité, vu que tant de pays de ce Non-Occident sont étrangers à « notre démocratie de libre-marché » – malgré tout ce que nous leur avons appris des vertus de ce système et tout ce que nous leur montrons comme exemples de ses bienfaits ? A quoi ressemblerait le monde s’il venait à se débarrasser de « l’ordre », de la « stabilité », et de tout ce qui est fondé « sur le marché », que l’Occident s’obstine à protéger et à répandre à travers la planète ?

Ces questions sont parmi les meilleures que nous puissions nous poser aujourd’hui. Et remercions Xi Jinping pour son amabilité, car c’est la bonne semaine pour les poser. Lundi, le président chinois a conclu un sommet de deux jours à Beijing, le premier du genre, dédié à la construction – aussi bien concrètement que d’un point de vue historique – d’une chose qui ressemble bien à un nouvel ordre. Ce ne sont pas les Chinois cependant qui utilisent ces termes grandiloquents. Ils préfèrent parler plus modestement de « mondialisation 2.0 » ou de « nouvelle trajectoire pour l’humanité » – formules employées par le China Daily. Ni Lexiong, professeur émérite de Sciences politiques et de Droit à l’université de Shanghai, l’a formulé de la façon suivante dans un entretien au Los Angeles Times : « L’Ouest et l’Est invertissent leurs rôles ».

Je n’aime pas les termes tels que « le siècle asiatique », « le siècle du Pacifique », le « siècle chinois », ou encore les notions de jeux à somme nulle employées par cet honorable professeur. Il y a toujours un peu d’orgueil dans la conscience des Chinois, pour qui les guerres de l’opium datent encore d’hier. Ces expressions suggèrent l’amplitude des événements actuels, mais nous trompent sur la nature de l’ambition. Avant de s’en rendre compte, on finit par véhiculer des variantes plus civilisées que le concept de « péril jaune » forgé à la fin du siècle dernier par Hearst – et, pour être francs, beaucoup de nos bureaucrates sont déjà à ce stade. « Un monde post-occidental » est une expression qui me convient. J’en avais même fait le sous-titre d’un ouvrage il y a une décennie : la Chine était au cœur du texte, que j’avais rédigé sur une île célèbre qui venait de passer des mains britanniques aux mains chinoises.

C’était un monde qu’on pouvait pressentir à l’époque mais pas encore voir. Maintenant il s’impose. C’est ce dont Vladimir Poutine, qui semble avoir une excellente compréhension de l’histoire, est en train de nous parler. C’est d’ailleurs la première, la deuxième et la troisième raison pour laquelle, nous dit-on, il faudrait le détester et le craindre.

C’est la raison d’être même de formations [de pays émergents] telles que les BRICS – Brésil, Russie, Inde, Chine et Afrique du Sud. C’est ce que Hassan Rouhani, le président iranien réformateur, essaie de communiquer, tout comme l’avait fait avant lui l’admirable réformiste Mohammed Khatami. Le drapeau de Xi est aussi large que la place Tiananmen.

Les cliques occidentales, et celle de Washington avant toutes les autres, ont quatre réponses à ce phénomène historico-mondial qui émerge : l’ignorer, l’écarter en l’accusant d’avoir de maigres chances de réussir, le décrédibiliser en le réduisant à la quête [égoïste chinoise] de ses propres intérêts ou à un complot pour accroître son pouvoir.

Barack Obama et Jack Lew, son secrétaire du Trésor, ont donné un parfait exemple de la première tactique lorsque, en 2015, ils ont refusé de rejoindre la Banque asiatique d’investissement dans les infrastructures (BAII), l’alternative de Beijing à la Banque mondiale et à son affilié asiatique à Manille. Une décision plus stupidement arrogante est difficile à imaginer. Pour l’heure, notre presse obéissante nous sert l’argument de « l’irréalisme » et du « cheval de Troie » – les deux scoops de la semaine !

Et lorsque les opportunités apparaissent, il y a toujours la quatrième réponse : subvertir par tous les moyens possibles tout effort visant à remplacer le désordre libéral occidental, comme si en retenant les aiguilles de la montre on pouvait arrêter le temps.

Gandhi a identifié le mieux ce phénomène (même si l’attribution de cette phrase est contestée) :

D’abord ils vous ignorent, ensuite ils vous ridiculisent, puis ils vous attaquent et enfin, vous gagnez !

Nous sommes actuellement à la troisième étape de cette progression. Il n’y a plus de ridicule, mais le projet chinois, tel qu’il est aujourd’hui dévoilé est… [pour nous les Occidentaux] fondamentalement erroné. Il doit l’être… ce n’est pas ainsi que nous le ferions. Comme la quatrième et dernière étape se trouve à mi-chemin, considérons-là dans le contexte du Forum de cette semaine à Beijing.

Beijing est engagé dans le « penser grand » depuis longtemps. Dans les années 1990, lorsqu’on parlait du Fonds monétaire asiatique et d’une « architecture financière régionale », la Chine prenait déjà des mesures considérables pour stabiliser les autres monnaies asiatiques dévastées par les violentes attaques spéculatives.

Elle a développé simultanément des relations formelles avec l’Association des nations de l’Asie du Sud-est (ASEAN), en dernière analyse un produit de la guerre froide. En 2001, elle a fait un grand pas : elle a fondé l’Organisation de la Coopération de Shanghai (OCS), rassemblant les quatre républiques d’Asie centrale plus la Russie, pour développer des intérêts mutuels de toute nature – politique, économique, diplomatique, stratégique, etc. L’Inde et le Pakistan – signe des temps – l’ont rejointe il y a deux ans en tant que membres à part entière.

Jetez un coup d’œil sur la carte et oubliez pendant un instant la mer de Chine méridionale : la Chine a opéré une poussée vers l’Ouest et le Sud-ouest à la recherche de ports et de routes terrestres, d’économies stables et de marchés globaux. Et par « Ouest », il est rapidement devenu clair que la Chine entendait bien ce mot : « l’Ouest ».

Xi est devenu Secrétaire général du Parti communiste en 2012 et président de la République populaire un an plus tard. Depuis, on est passé d’une initiative majeure à une autre : dès qu’il est devenu président, il a annoncé la création de la BAII, l’alternative mentionnée ci-dessus à la Banque mondiale. Dès qu’Obama et Jack Lew ont croisé les bras, le monde entier s’est engouffré dans l’initiative. La banque est désormais capitalisée à 250 milliards de dollars, peut prêter deux fois et demi plus que ce montant et compte 77 membres – sept ont fait leur entrée le jour qui a précédé le vaste Forum de cette semaine. (J’aurai adoré être dans la salle lorsque Lew a appris que les Britanniques l’avaient rejointe – une nouvelle annoncée très rapidement après le lancement de la banque.)

Le sommet de cette semaine a reçu le nom de Forum de la Ceinture et de la Route (Belt and Road Forum – BRF). Cette initiative couronne tout ce qui vient d’être décrit. Lorsque Xi l’a annoncé – encore une fois, immédiatement après avoir assumé la présidence – elle s’appelait « Nouvelle Route de la soie ».

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Il s’agit presque certainement du programme d’infrastructures le plus important de l’histoire humaine, ayant pour but de construire des interconnexions entre la Chine, le Moyen-Orient, l’Europe et l’Afrique. Des rues adjacentes, pourrait-on dire, conduisent vers l’Asie du Sud et ailleurs. Il s’agit d’autoroutes, de chemins de fer, de centrales électriques, de ponts, de tunnels et de réseaux de communication. On dénombre actuellement pas moins de 1700 projets et la taille des sommes investies est époustouflante : entre financements publics et privés, partenariats, prêts, aide au développement, cela atteindra les millions des milliards de dollars !

Le monde écoute : près de 30 chefs d’Etats ont marqué leur présence. Antonio Guterres, le secrétaire général de l’ONU était là ainsi que les chefs de la Banque mondiale et du FMI. Trump a presque commis la même erreur qu’Obama : jusqu’à la semaine dernière il comptait y dépêcher Eric Branstad, un bureaucrate qui a dirigé sa campagne dans l’Iowa et qui a pris la tête d’un bureau au Département du commerce. A la fin il a nommé Matthew Pottinger, un ancien correspondant de presse (parfois on fait bien) ; aujourd’hui il représente les affaires asiatiques au sein du Conseil national de sécurité.

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Une amélioration modeste, mais pas de quoi nous convaincre que l’administration Trump sait réellement l’heure qu’il est. Juste avant que le Forum ne commence, Washington a annoncé un traité commercial avec Beijing, mais tout à fait typique des promesses de Trump – du type de celle du sauvetage des emplois de la firme Carrier dans l’Indiana. Mes sources dans les cercles financiers me disent que l’équipe de Trump négocie actuellement l’entrée dans la BAII – le problème restant est de savoir combien les États-Unis seront disposés à apporter au capital de la banque. Note au President Xi : faire payer une pénalité de retard au Trésor [américain].

Vous n’êtes pas obligé de me dire ce que vous avez lu sur la Ceinture et la Route ces derniers jours : je lis les mêmes choses. Le Financial Times est le seul journal occidental que je connaisse qui ait eu l’honnêteté de dire sur cette initiative : « Elle a le potentiel de faire quelque chose de réellement bien. » Pour le reste, la couverture de presse peut être réduite à une filouterie égoïste et irresponsable d’un type ou d’un autre, ou des deux.

Du point de vue idéologique on dira : la Ceinture et la Route « est un écran de fumée pour l’extension de la puissance chinoise ». Beijing « exporte son modèle de développement par le dirigisme étatique » ; elle contourne les « règles des institutions occidentales ». L’initiative consiste à « exercer de l’influence via les infrastructures ».

Du côté des « motifs cachés et intéressés », on dira : « la Ceinture et la Route est, de façon inhérente, dans l’intérêt des acteurs économiques de la Chine ». La Chine « développe des marchés pour ses exportations ». Elle « lance des affaires qui profiteront à son secteur de la construction car son économie ralentit ». Du côté réaliste : « beaucoup de ces projets ne sont pas économiquement viables ». La Chine plombe des pays plus pauvres avec le fardeau d’une dette... Certains emprunts ne seront jamais remboursés... La Chine investit dans des marchés où il y a de la corruption... La Chine construit un chemin de fer au Kenya « qui facilitera l’entrée des produits chinois dans le pays ». (Voilà une réflexion ou deux pour vous...) Un autre chemin de fer, au Laos, fera perdre de l’argent pendant plus d’une décennie, etc., etc.

Plusieurs remarques :

Primo, (certes avec des exceptions), ceux qui sont en charge de la gestion des institutions américaines – les politiques, les clercs dans la presse – n’ont pas la moindre idée de la portée de ce dont nous sommes témoin ou ne peuvent tout simplement pas l’appréhender. Le pouvoir [mondial] mute, inexorablement. Ce n’est pas seulement parce que c’est comme ça que marchent les choses sur des longues périodes mais c’est aussi parce que l’Occident, toujours prisonnier de ce qui n’est autre qu’une conscience coloniale, n’a pas de réplique. Toute personne ayant vécu dans un pays en voie de développement et qui est une ancienne colonie comprend cela.

Quand les Etats-Unis ont-ils construit un chemin de fer dernièrement au Laos (abstraction faite des avantages offerts par la Chine pour le faire) ? Pensez à ce qu’un siècle de liens fraternels avec les États-Unis ont apporté aux Philippines : la pauvreté, la prostitution, la drogue, le crime, le désespoir, tous omniprésents. Ne vous étonnez pas que le président Duterte préfère passer son temps à Beijing – comme les Malaisiens, les Thaïlandais ou les Vietnamiens. Nous – et j’opère avec ce terme volontairement un raccourci – , ne pouvons pas comprendre un pays qui pense qu’un monde qui vivra moins dans le besoin nous mènera bien d’avantage vers l’ordre qu’une domination sans prise en compte sérieuse des besoins.

Secondo, tant que nous nous perdons dans les problèmes potentiels posés par l’initiative chinoise, nous ne prendrons pas conscience du cœur de ses motivations. Existe-t-il un intérêt égoïste dans le grand dessein de la Chine ? Existe-t-il des risques ? Est-ce que certains projets peuvent échouer ? Les entreprises chinoises feront-elles de l’argent ? La réponse est oui à chaque fois. Et alors ?

La Chine voit aussi un avantage dans la prospérité des autres et cette pensée outrepasse les autres de plusieurs ordres de grandeur. Pour les réductionnistes, il s’agit évidemment de l’intérêt purement égoïste des Chinois.

Tertio, les critiques occidentales contre le plan « Une ceinture, une route » de Xi Jinping se comprennent mieux si on les voit comme un miroir. Le fait d’imposer une idéologie, « le modèle chinois », serait donc un impératif du genre « soyez comme nous » ? La projection de puissance sur d’autres peuples ? Des prêts et des projets de développement structurés à l’avantage de la nation dominante ? Des « conditionnalités » façon institutions multilatérales occidentales ? La promotion de la corruption pour étendre son influence ? La menace d’une intervention ? Inversez chaque accusation et vous obtenez un tableau de la politique occidentale, les États-Unis en étant depuis 1945 les praticiens les plus accomplis.

Quand on compare le bilan de la Chine dans ces domaines avec celui des Etats-Unis et de leurs proches alliés de la zone atlantique depuis les complications provoquées pour tous par la guerre froide, on peut dire qu’il n’y a pas photo.

Rappelons-nous les « Cinq principes » évoqués par Zhou Enlai (aux cotés de Nehru) lors de la conférence de Bandung en 1955, dont celui, subsumant les quatre autres, de la non-ingérence. Xi les a quasiment récités cette semaine à Beijing [le 14 mai 2017, lors du sommet sur le projet « Une ceinture, une route »].

« La Chine a saisi l’avantage stratégique », m’affirmait une bonne source (un occidental bien connecté) à Beijing (...). C’est une réalité incontestable. Les Chinois se considèrent clairement comme un peuple non-occidental. Selon votre interlocuteur, il est toujours clair que leur intention est de revendiquer, pour eux-mêmes et pour d’autres, la plénitude de l’existence humaine seulement détenue jusqu’ici par les occidentaux. Voilà peut-être une première définition du concept de « parité »…

Beaucoup de gens, trop engoncés dans l’idéologie occidentale et ses multiples aprioris, sont mal à l’aise avec l’idée que des nations telles que la Chine commencent à mettre fin à des siècles d’hégémonie atlantique. Le défi est de comprendre qu’il existe des approches alternatives qui font appel autrement à vos sensibilités, qu’il existe d’autres idées de la démocratie, de la place de l’État et de l’individu dans la société, de la valeur des biens publics, des limites du marché, etc.

En clair, il s’agirait du « développement comme liberté », comme le plaidait Amartya Sen dans un livre éponyme paru au tournant du siècle dernier. Les Occidentaux ne sont pas habitués à penser en ces termes. La plus grande partie du monde y reste obligé.


[1Alors que les Etats-Unis sont aux prises d’une hystérie anti-Poutine et anti-Trump, Patrick Lawrence, il y a quelques jours dans The Nation, a été un des rares journalistes à informer le public américain de l’existence d’un rapport écrit par l’association des VIPS (Veteran Intelligence Professionnals for Sanity). Preuves techniques à l’appui, ces anciens responsables des services de renseignement américain (CIA, NSA, DIA, etc.) y démontrent que les ordinateurs du Comité national démocrate (DNC) ont été "fuités" sur place et non pas "hackés" à distance par la Russie.

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