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Interview avec C. Paperon : Le CNR aujourd’hui ? C’est la séparation des banques !

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Entretien exclusif avec Charles Paperon, ancien combattant volontaire de la Résistance. Propos recueillis par Alexandre Noury (S&P Bretagne), pour notre journal militant Nouvelle Solidarité.


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Charles Paperon (à droite), ici avec Stéphane Hessel.
Crédit : Télégramme de Brest

Charles Paperon a rejoint la France libre à Alger en 1943, à 17 ans. Il y vivait chez sa tante, ne voulant pas suivre sa mère (allemande), conscient grâce aux lettres de ses oncles de la réalité du nazisme. Il participa à la libération de l’Italie et de la France jusqu’à Strasbourg. Il est fait prisonnier dans « la bataille d’Obenheim », après avoir résisté une semaine dans ce village encerclé sous le feu des Allemands.

Charles Paperon habite Brest, il est co-président de l’association des anciens combattants de la Résistance (ANACR).


Alexandre Noury : Vous avez en 2010 appelé à un nouveau Conseil national de la Résistance (CNR) et refusé le diplôme offert par Sarkozy. Que pensez-vous aujourd’hui du président Hollande ?

Charles Paperon : Je pense qu’il suit exactement ce que faisait Sarkozy. Ainsi, le 27 mai, date anniversaire du CNR, il a choisi sept résistants, Rol-Tanguy, Daniel Cordier… comme caution, et il a parlé de la Résistance en déflorant totalement le fondement du CNR. Quand on sait qu’actuellement le programme du CNR est jeté à bas, il est clair que Hollande continue comme Sarkozy. La seule différence ? Il n’a pas « encore » osé nous donner une médaille. Nous attendons depuis quarante-cinq ans une journée nationale de la Résistance. Elle a été votée au Sénat en février, on attend le transfert à l’Assemblée nationale. Ils n’ont pas saisi l’opportunité du 27 mai 2013 pour faire passer cette loi afin que cette journée soit enfin la journée nationale de la Résistance. C’est un acte manqué de plus.

Le CNR était composé d’un plan d’action immédiate et du programme à mettre en œuvre à la Libération, quelles seraient aujourd’hui ces deux parties ?

C’est le programme du CNR qu’il faut remettre d’actualité. En 1945, la France était ruinée, spoliée sur le plan moral, physique et matériel. C’est tout ce qu’on a réussi alors pour reconstruire la France. Aujourd’hui, lorsqu’on sait la richesse ! La France est riche, les banques regorgent d’épargne. Quand les banques spéculent avec notre argent et qu’on en arrive à discuter sur l’âge des retraites ou les problèmes d’emploi, alors qu’il y a tellement de choses encore à faire et à penser !

Il faut la séparation des banques pour que l’argent ne commande plus. Tout cet argent qui dort dans les comptes des assureurs pourrait être utilisé à relancer la machine. La Banque centrale européenne prête de l’argent aux banques à 0 %, qui est reprêté par les banques avec des taux d’intérêt de 2 ou 3 %. Les banques s’enrichissent une fois de plus avec notre argent, ce n’est pas normal !

Comment mobiliser aujourd’hui la population ?

En faisant des forums de la Résistance, avec des résistants ou des fils de fusillés, des gens qui ont passé leur vie à résister, à préconiser la vérité. En ce moment, on masque la vérité. Les gens doivent demander des comptes aux élus. Les élus nous doivent leur élection, c’est nous leur patron ! Il faut leur poser des questions, sans hésiter. Il faut oser, c’est le mot. Comme je disais à Stephane Hessel, s’indigner c’est une chose, mais ça ne suffit pas, il faut oser chaque jour, à chaque moment. Chacun de nous a quelque chose à faire, peut faire quelque chose.

Le musée de la Résistance de Saint-Marcel (Morbihan) vient de faire un appel le 18 juin pour continuer d’exister, qu’en pensez-vous ? [1]

C’est la mémoire de tous les survivants qui ont résisté. C’est un engagement qu’il ne faut pas oublier. Tous ces gens qui ne sont plus là aujourd’hui, il faut penser à leur sacrifice. Lorsque l’on fait des forums dans les collèges, on leur explique qu’à leur âge, à 17 ans, on avait déjà conscience de ce qu’il fallait faire.

Qu’auriez-vous à dire aux lecteurs du journal Nouvelle Solidarité ?  [2]

Continuez à propager les idées qui sont dans ce journal auprès des gens qui ne lisent que leur quotidien local. Ce journal a beaucoup d’éléments à faire comprendre à tous les gens. C’est vraiment un journal très nécessaire actuellement.

Pour en savoir plus sur la vie et l’engagement de Charles Paperon, nous vous conseillons vivement cette interview vidéo :
dailymotion.com/video/xfmpru_rencontres-avec-charles-paperon.


[1Le musée de la Résistance bretonne est menacé de fermeture, signez leur pétition sur www.petitionpublique.fr

[2Pour s’abonner à Nouvelle Solidarité : solidariteetprogres.org/journal-nouvelle-solidarite

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Vos commentaires

  • Le 4 juillet 2013 à 13:00
    par petite souris

    La voix de la sagesse
    La voix de la connaissance
    La voix de l’expérience
    Les élus nous doivent leur élection, c’est nous leur patron !
    Les gens d’en haut sont sourds, ignorants ou lâches .... ou alors pire !
    Ils croient que leur "efficacité" à grimper les échelons du pouvoir est un gage d’expérience, de connaissances et de sagesse !!!!!!!!!!!!!!!!
    Le peuple n’est pas dupe et saura agir

    Répondre à ce message

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