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La Chine va construire 20 centrales nucléaires flottantes

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La Chine envisage de construire une vingtaine de mini-centrales nucléaires flottantes d’ici 2030, rapporte le journal Global Times du 22 avril. Deux têtes de série doivent voir le jour d’ici 2020. La construction de ces centrales s’inscrit dans le cadre de la volonté chinoise de doubler d’ici 2020 la capacité de son parc nucléaire. Actuellement dotée de 30 réacteurs, pour une puissance totale de 28,3 MW, la Chine vise les 58 GW d’ici 2020.

Depuis longtemps, nous avons souligné les avantages multiples de cette « révolution silencieuse ». Ces navires équipés de petits réacteurs sont conçus pour alimenter en électricité les plateformes de forage gazières et pétrolières, mais aussi des îles et zones côtières, en fournissant, par exemple, l’énergie nécessaire à des opérations de désalinisation de l’eau.

Selon le XIIIe plan quinquennal, deux projets concurrents de centrales nucléaires flottantes seront développés d’ici 2020 :

  • Le réacteur ACPR 50S porté par CGN (China General Nuclear). Embarqué à bord d’un navire, il aurait une puissance de 200 MW. CGN veut terminer sa construction d’ici quatre ans ;
  • Le réacteur ACP 100S de CNNC (China National Nuclear Corporation) d’une puissance de 450 MW et également embarqué à l’intérieur d’un navire, devrait quant à lui être opérationnel pour 2019.

Par ailleurs, le groupe CNNC a fait savoir qu’il envisage la construction d’ici 2030 de 30 centrales nucléaires classiques à l’étranger dans le cadre de la mise en œuvre du projet « Ceinture économique de la Route de la Soie ».

CNNC détient tous les droits de propriété intellectuelle sur les technologies nécessaires pour la construction de centrales flottantes. Début mars, le président du groupe, Sun Qin, a annoncé que la construction d’une première centrale nucléaire flottante sera lancée avant la fin de l’année 2016. Toujours selon lui, l’installation sera mise en service en 2019.

Son groupe, avec la CGN, travaillent de pair avec la société de construction navale CSIC (China Ship building Industry Corp) pour construire les plateformes flottantes. À cet effet, la CSIC a créé en 2014 un Centre national de recherche, baptisé « Institut 719 », pour concentrer les compétences technologiques dans ce domaine.

La première centrale nucléaire flottante chinoise serait envoyée en mer de Chine méridionale. La mise en place d’une installation de ce genre nécessite environ 3 milliards de yuans (461 millions de dollars). D’après Channel News Asia, elle permettra d’apporter de l’électricité aux îles artificielles, créés de toute pièce dans les zones reculées des Spratly et des Paracelse, une nouvelle façon pour la Chine d’y consolider sa souveraineté.

Russie, États-Unis, France

Comme le savent fort bien les lecteurs de notre site, il ne s’agit pas du premier projet de centrale nucléaire flottante.

La Russie est déjà engagée dans la construction du navire Akademic Lomonosov qui sera équipé de deux réacteurs KLT-40 et pourra ainsi fournir jusqu’à 70 MW d’électricité et 300 MW de chaleur, soit une puissance suffisante pour répondre aux besoins d’une ville d’environ 200 000 habitants. En plus, par ses capacités de dessalement, il peut également fournir 240 000 mètres cubes d’eau douce par jour.

Pour différentes raisons, le projet a pris du retard. D’après l’agence de presse russe RIA Novosti, une deuxième centrale flottante russe sera construite d’ici 2030.

Enfin, ces centrales nucléaires embarquées dans des bateaux sont à bien différencier des unités nucléaires sur plateforme flottante développées par une équipe de chercheurs du MIT aux États-Unis, placées au large de la même manière qu’une plateforme pétrolière, mais non pas sur un navire mobile.

Comme nous l’avons rapporté à l’époque, en France, un pays doté de sous-marins nucléaires et donc doté de toutes les technologies nécessaires pour ce type de projet, la DCNS et EDF ont proposé en 2011 le projet FlexBlue, une mini-centrale nucléaire posée au niveau des fonds marins.

Bien qu’il n’existe aucun obstacle technique ou de sûreté nucléaire, pour des raisons politico-financières le projet tarde à être mis en chantier alors qu’au niveau mondial, le marché potentiel est estimé à 200 réacteurs avec une quinzaine de pays ayant montré leur intérêt pour ce type de centrales. A part la Russie et la Chine, il s’agit de l’Indonésie, de la Malaisie, de l’Algérie, de la Namibie et de l’Argentine.

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