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Chine : nettoyage de printemps dans les banques

La rédaction
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Terrifiés par l’effondrement bancaire à venir, l’oligarchie transatlantique et ses scribes, dont le chroniqueur du Daily Telegraph de Londres, Ambrose Evans-Pritchard, cherchent à blâmer la Chine pour l’échec de la politique keynésienne d’assouplissement quantitatif de la Réserve fédérale américaine et de ses complices.

Leur argument : La Chine, avec sa politique de relance par l’investissement de 5000 milliards de dollars au lendemain de la crise de 2008, aurait engendré une surcapacité productive à l’échelle mondiale, et par conséquent provoqué un danger de déflation.

La réalité cependant est que la politique d’assouplissement quantitatif de la Réserve fédérale, la Banque d’Angleterre, la Banque du Japon et la BCE a entraîné un surplus de liquidités qui, combiné à l’austérité d’Obama et de Bruxelles ainsi qu’aux pressions sur la Chine pour une réévaluation du Yuan, ont provoqué un afflux de capitaux vers les marchés financiers chinois.

Alors que la Fed cherche à inverser sa politique et que l’Occident s’enlise dans la dépression, les banques occidentales s’inquiètent et lancent, selon Evans-Pritchard, une alerte sur le « carry trade » sur la Chine, qui pourrait s’inverser du jour au lendemain.

Ainsi, les banques étrangères – avec la complicité de plusieurs banques chinoises bien entendu – ont englouti plus de 1200 milliards de dollars dans des opérations spéculatives en Chine (immobilier, matières premières) depuis 2011, alors que le gouvernement chinois se lançait dans une grande politique de relance par l’infrastructure et l’industrie.

Si Evans-Pritchard reconnaît volontiers que ces capitaux sont « une fonction de la Fed » et plus particulièrement de sa politique d’assouplissement quantitatif, celui-ci s’inquiète que l’intention du gouvernement chinois d’abaisser le yuan et de crever la bulle du carry trade risque de faire exploser le système bancaire mondial.

Les autorités chinoises pourraient facilement injecter 2000 milliards de dollars de liquidités supplémentaires pour empêcher la bulle d’éclater, prétend-il, mais elles refusent d’agir ainsi. Résultat : une panique bancaire se profile à l’horizon, touchant plus particulièrement HSBC, Lloyds et Standard Chartered, les plus impliquées dans le carry trade sur la monnaie chinoise.

Pour les autorités de Beijing, un bon nettoyage ne ferait pas de mal. Selon le China Daily, celles-ci préparent une « véritable cure » d’amaigrissement, provoquant des faillites et défauts de paiement, mais seulement à l’échelle régionale (interne à la Chine), ne remettant pas en cause la dynamique de croissance de l’économie chinoise, solidement ancrée au New Deal des sept dernières années.

Quant aux jeux spéculatifs des banques occidentales, et certaines chinoises, cela ne concerne qu’elles et non pas les autorités chinoises.

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