Solidarité & progrès est un parti politique qui milite pour la paix par le développement économique mondial, contre le féodalisme financier et les idéologies du sol, du sang et de la race. Les informations que nous diffusons visent à vous faire joindre notre combat en le faisant devenir aussi le vôtre.

La campagne
présidentielle
Cheminade 2017
Flash : 8 décembre - Référendum en Italie : une nouvelle claque pour l’UE Lire Flash : 2 décembre - La République se rappelle qu’elle a besoin de savants ! Lire Flash : 2 décembre - Sur le renoncement de François Hollande Lire
Accueil Actualité

Christoph Heusgen : l’homme qui pousse l’Europe à la guerre contre la Russie

La rédaction
visites
2445
commentaire
JPEG - 76.9 ko
Christoph Heusgen (assis à gauche) lors du sommet du G8 en 2012 avec les chefs d’Etats et de gouvernements regardant le match Chelsea-Bayern.
Crédit : Wikipedia Commons

A part l’influent néoconservateur Jeffrey Gedmin, à la tête de l’institut Aspen de Berlin et membre du Projet pour un nouveau siècle américain (PNAC), un des principaux responsables pour la politique antirusse de la chancelière allemande Angela Merkel est son conseiller principal en politique étrangère, Christoph Heusgen.

JPEG - 38.2 ko
L’ancien conseiller de Tony Blair, Robert Cooper, à Bruxelles le promoteur de l’impérialisme "libéral" européen.
Crédit : Wikipedia Commons

Fervent partisan de la politique de « changement de régime » de Tony Blair, qu’il a aidé à introduire en Europe avec l’aide de Robert Cooper, un conseiller de Blair, il a ensuite intégré l’équipe de la chancelière Merkel en 2005.

Sa mission : inverser la politique du chancelier Gerhard Schröder qui avait rejeté, avec Jacques Chirac, la guerre et le changement de régime perpétrés par les Anglo-américains en Irak.

La Commission européenne s’était alors vite mobilisée pour contrer ce type de résistance.

Travaillant sous la houlette du Haut représentant pour la politique étrangère Javier Solana, Heusgen et Cooper ont rapidement ébauché, en consultation avec Washington, ce qui allait devenir la Stratégie européenne de sécurité (SES), adoptée par l’UE à la fin 2003.

Ce document de quinze pages engage l’UE à une intervention militaire préventive – au niveau mondial – dès lors que la « démocratie » et les « droits de l’Homme » sont menacés dans un pays quelconque. Sont explicitement ciblés, les pays « à l’est de l’Union européenne », qui ne répondent pas au critère de « bonne gouvernance » de Bruxelles.

Depuis qu’il est à Berlin, Heusgen s’efforce de mettre en œuvre cette SES. Actuellement, il tente de neutraliser le Dialogue de Saint-Pétersbourg, un important forum institutionnel de consultation germano-russe, et de faire contre-poids au ministre des Affaires étrangères Frank-Walter Steinmeier, un promoteur de la coopération germano-russe.

Le concept derrière la SES est ce que Cooper appelle l’« impérialisme libéral ». Dans son livre de 2003, The Breaking of the Nations : Order and Chaos in the Twenty-First Century, Cooper écrivait :

La forme la plus vaste d’expansion impériale est celle de l’Union européenne. La réponse européenne post-moderne aux menaces consiste à étendre le système d’empire coopératif encore plus largement.

Dans un article paru dans le magazine Prospect en octobre 2001, intitulé « Le prochain empire », Cooper avait écrit que « toutes les conditions semblent réunies pour un nouvel impérialisme », ce qui a catalysé une discussion intense outre-Manche. Cooper annonçait en fait la nouvelle ère d’interventionnisme mondial que Tony Blair avait énoncée au printemps 1999 à Chicago.

La Stratégie européenne de Sécurité

Nous reproduisons ici quelques extraits de la déclaration Une Europe sûre dans un monde meilleur adopté à Bruxelles le 12 décembre 2013, image miroir, pour l’Europe, du manifeste des néoconservateurs Projet pour un nouveau siècle américain publié quelques années plus tôt.

Nous y retrouvons des relents d’impérialisme, de changement de régime soit par des révolutions de couleurs soit par des moyens militaires directs, de soumission à la domination de l’OTAN (sous prétexte d’une « meilleure intégration EU/OTAN »), d’interventionnisme humanitaire, d’expansionnisme géographique, de guerre préventive, de coercition économique, de malthusianisme et autres caractéristiques de l’idéologie néoconservatrice.

Les États-Unis ont joué un rôle capital dans l’intégration et la sécurité européennes, notamment par le biais de l’OTAN. La fin de la guerre froide a laissé les États-Unis dans une position dominante en tant qu’acteur militaire. Aucun pays n’est toutefois en mesure de faire face, seul, aux problèmes complexes de notre temps.

La dépendance énergétique constitue pour l’Europe une source de préoccupation particulière. L’Europe est le principal importateur mondial de pétrole et de gaz. Ses importations représentent aujourd’hui environ 50 % de la consommation d’énergie. Ce chiffre passera à 70 % en 2030. La plupart des importations de produits énergétiques proviennent du Golfe, de Russie et d’Afrique du Nord.

A l’ère de la mondialisation, les menaces lointaines peuvent être aussi préoccupantes que les plus proches. Les activités nucléaires en Corée du Nord, les risques nucléaires en Asie du Sud et la prolifération au Moyen-Orient sont autant de sources d’inquiétude pour l’Europe.

Notre concept traditionnel d’autodéfense (jusqu’à la guerre froide et pendant toute sa durée) reposait sur la menace d’une invasion. Face aux nouvelles menaces, c’est à l’étranger que se situera souvent la première ligne de défense. Les nouvelles menaces sont dynamiques. (…) Cela signifie que nous devons être prêts à agir avant qu’une crise se produise. Il n’est jamais trop tôt pour prévenir des conflits et des menaces.

Même à l’ère de la mondialisation, la géographie garde toute son importance. Il est dans l’intérêt de l’Europe que les pays situés à ses frontières soient bien gouvernés. Les voisins engagés dans des conflits violents, les États faibles où la criminalité organisée se répand, les sociétés défaillantes ou une croissance démographique explosive aux frontières de l’Europe constituent pour elle autant de problèmes.

Si elle accroît notre sécurité, l’intégration des Etats adhérents aura également pour effet de rapprocher l’UE des zones de troubles. Notre tâche doit être de promouvoir, à l’Est de l’Union européenne et aux frontières du bassin méditerranéen, un ensemble de pays bien gouvernés avec lesquels nous pourrons avoir des relations étroites, fondées sur la coopération.

Nous devrions désormais porter un intérêt plus grand et plus actif aux problèmes du Caucase du Sud, qui, le moment venu, constituera également une région voisine.

Les relations transatlantiques constituent un des éléments essentiels du système international, non seulement au regard de nos intérêts bilatéraux, mais aussi parce qu’elles renforcent la communauté internationale dans son ensemble. L’OTAN est une expression importante de cette relation.

La qualité de la société internationale dépend de la qualité des gouvernements qui en sont les fondements. La meilleure protection pour notre sécurité est un monde fait d’Etats démocratiques bien gouvernés. Propager la bonne gouvernance, soutenir les réformes sociales et politiques, lutter contre la corruption et l’abus de pouvoir, instaurer l’Etat de droit et protéger les droits de l’homme : ce sont là les meilleurs moyens de renforcer l’ordre international.

La contribution à une meilleure gouvernance par des programmes d’aide, par la conditionnalité et par des mesures commerciales ciblées demeure l’un des aspects importants de notre politique, qu’il nous faut renforcer. Un monde dont on estime qu’il offre à tous la justice et à chacun sa chance sera plus sûr pour l’Union européenne et pour ses citoyens.

Il faut des politiques actives pour faire face au dynamisme des menaces nouvelles. Nous devons développer une culture stratégique propre à favoriser des interventions en amont, rapides et, si nécessaire, robustes.

Nous devons être capables d’agir avant que la situation dans les pays autour de nous ne se détériore, lorsque des signes de prolifération sont détectés, et avant que des situations d’urgence humanitaire ne surviennent. Un engagement préventif peut permettre d’éviter des problèmes plus graves dans le futur. Une Union européenne qui assume des responsabilités accrues et qui est plus active sera une Union qui aura plus de poids politique.

Les arrangements permanents UE/OTAN, en particulier les dispositions « Berlin plus », renforcent la capacité opérationnelle de l’UE et fixent le cadre dans lequel s’inscrit le partenariat stratégique entre les deux organisations dans le domaine de la gestion des crises. Ils reflètent notre détermination commune à faire face aux défis du nouveau siècle.

La relation transatlantique est irremplaçable. En agissant ensemble, l’Union européenne et les Etats-Unis peuvent constituer une formidable force au service du bien dans le monde. Notre objectif devrait être un partenariat efficace et équilibré avec les Etats-Unis. C’est une raison supplémentaire pour l’UE de renforcer encore ses capacités et sa cohérence.

Écrire un commentaire

Un message, un commentaire ?

modération a priori

Attention, votre message n’apparaîtra qu’après avoir été relu et approuvé.

Qui êtes-vous ?

Pour afficher votre trombine avec votre message, enregistrez-la d’abord sur gravatar.com (gratuit et indolore) et n’oubliez pas d’indiquer votre adresse e-mail ici.

Ajoutez votre commentaire ici
  • Ce formulaire accepte les raccourcis SPIP [->url] {{gras}} {italique} <quote> <code> et le code HTML <q> <del> <ins>. Pour créer des paragraphes, laissez simplement des lignes vides.

Déplier les commentaires||Replier les commentaires
Contactez-nous !

Don rapide