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Chuck Hagel viré par Obama, un pas vers une guerre mondiale ?

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Chuck Hagel, à gauche.
Crédit : Reuters

Selon des sources bien informées, le secrétaire à la Défense Chuck Hagel n’a pas démissionné mais a été viré par un Obama pris d’une rage indescriptible. Obama, qui pensait se servir de cet ancien sénateur républicain pour faire accepter les coupes dans les budgets de la Défense, a décidé aujourd’hui de le larguer.

En réalité, il s’agit de « fusiller pour l’exemple », celui qui avait remis en cause les diktats du « gang des cinq », cette garde rapprochée composée des cinq conseillers (Valerie Jarrett, Denis McDonough, Susan Rice et ses adjoints Ben Rhodes et Tony Blinkin) qui, de plus en plus, dictent les choix présidentiels. Ce sont eux qui poussent Obama dans une politique d’affrontement avec la Chine et la Russie, modelée sur l’hystérie anti-communiste des frères Dulles à l’époque de la « guerre froide ». Hagel ? « Un soldat qui ne veut pas faire la guerre, un bon gars, mais pas au niveau », dit-on à la Maison Blanche.

Dans un mémorandum envoyé en octobre à la conseillère à la sécurité nationale Susan Rice (la personne qui « briefe » chaque matin le Président des Etats-Unis) et tombé entre les mains de la presse qui en a ébruité le contenu, Hagel avait exprimé son désaccord profond avec l’équipe d’Obama. D’après le New York Times, Hagel avertissait la Maison Blanche que la politique américaine allait dans le mur faute d’une politique claire par rapport à la Syrie.

Chuck Hagel, dont le visage est encore marqué par les cicatrices de l’Offensive du Têt, est un vétéran de la guerre du Vietnam. Cette expérience l’a convaincu, comme d’autres de sa génération, qu’il ne faut jamais s’engager dans des guerres inutiles ou dépourvues de sens, une conviction souvent partagée par les professionnels du Pentagone, en premier lieu le chef de l’Etat-major Martin Dempsey.

Pour ces professionnels de la guerre, il est impossible, irresponsable, voire suicidaire, de mener correctement « trois guerres » à la fois et en plus dans un contexte de réductions budgétaires : celle contre Daech en Irak, contre Daech en Syrie, et contre le régime syrien de Bachar Al Assad. A cela s’ajoute le fait qu’il est tout simplement impossible de gagner une guerre contre le terrorisme en multipliant les frappes aériennes.

Comme alternative, depuis le déclenchement des opérations en Irak et en Syrie, les généraux plaident pour un engagement plus important, notamment avec l’envoi de troupes au sol, alors que 3000 militaires américains ont déjà été dépêchés depuis cet été. Ils savent très bien que pour en finir avec Daech, il faut un engagement terrestre et surtout une coopération avec l’ensemble des pays de la région, c’est-à-dire la Syrie, l’Iran et la Russie. Pour Obama, cela pose deux obstacles majeurs : obtenir l’approbation du Congrès sans laquelle il risque la destitution, et s’allier à des régimes dont il veut chasser les dirigeants.

Sur son blog, Pat Lang, un ancien officier de la Defense Intelligence Agency (DIA) commente le limogeage de Hagel :

Il est de toute évidence le perdant dans une bataille entre la direction militaire et la croisade des enfants qui occupe la Maison Blanche et le Département d’Etat. Les militaires réclament des objectifs clairement définis (…) alors que les « enfants » veulent conduire la politique étrangère sur la base des foutaises qu’ils écrivent au feutre sur les tableaux effaçables dans leurs séminaires.

Si jusqu’ici, certains militaires américains ont pu freiner la folie néronique d’Obama et le gang des cinq, le départ de Hagel réduira fortement leur capacité d’agir. Il faut donc s’attendre à des attaques contre la Syrie et l’Iran. Elles ne résoudrons en rien le problème du terrorisme et ruineront encore un peu plus les Etats-Unis, tout en conduisant le monde au bord du gouffre d’un conflit majeur avec la Russie et la Chine.

Après les élections de mi-mandat, l’économiste américain Lyndon LaRouche avait sommé l’opposition démocrate et républicaine de menacer Obama de destitution s’il ne changeait pas son équipe de conseillers, en particulier le gang des cinq. Trop inféodée à Wall Street, cette opposition a failli. La paix mondiale risque d’en subir les conséquences.

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