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Réforme bancaire : pourquoi ça coince au Congrès américain

La rédaction
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Il y a un mois, devant l’obstruction systématique de la part de certains membres de la Commission des affaires financières de la Chambre des représentants au vote en faveur de la proposition de loi H.R. 129 rétablissant la Loi Glass-Steagall, le Comité d’action politique de l’économiste américain Lyndon LaRouche (LPAC), avait ouvert une enquête sur l’influence corruptrice du lobby bancaire au Congrès.

Aujourd’hui, le New York Times rebondit sur le sujet dans un éditorial en dévoilant comment les mégabanques de Wall Street achètent les membres d’une Commission « qui a pris tant d’importance qu’il a fallu, fait inhabituel, installer une quatrième rangée de sièges dans la salle où elle se réunit ».

Le NYT continue :

A chaque début de mandat, des dizaines de membres de la Chambre, en particulier des nouveaux, demandent à pouvoir siéger à la Commission, non pas parce qu’ils ont un vif intérêt pour une plus grande régulation des banques et de Wall Street, mais parce qu’ils savent qu’ils seront en mesure de ramasser beaucoup plus d’argent si leur nom est inscrit sur l’un des 61 sièges.

Comme l’avait récemment expliqué Eric Lipton dans le Times, la Commission financière a acquis la réputation d’être « la commission du cash » car les groupes d’intérêts donnent plus d’argent à ses membres qu’à ceux de toute autre commission de la Chambre. Plus de 10 millions de dollars ont été versés à ses membres rien que cette année, et la plupart de cet argent vient des grands noms que la Commission a pour tâche de surveiller. Parmi les contributeurs on trouve des employés de Goldman Sachs, Bank of America, la Credit Union National Association, le Investment Company Institute, Wells Fargo et de nombreuses autres firmes comptables et compagnies d’assurance.

Faisant remarquer, après avoir donné quelques exemples, que les nouveaux arrivés à la Commission sont mieux arrosés que les anciens, le NYT conclut que « c’est la manière par laquelle les banques souhaitent la bienvenue aux nouveaux venus à la Commission et à sa culture », et expriment leur espoir de pouvoir continuer à compter sur eux pour l’avenir. « C’est un investissement, et l’industrie bancaire espère un retour honorable sur celui-ci », comme l’a expliqué un lobbyiste du monde bancaire au journaliste du NYT.

Bien que le quotidien se voit obligé d’aborder la question à cause de l’environnement façonné par l’action militante du LPAC, il évite soigneusement la question de la proposition H.R. 129 elle-même, bloquée à l’heure actuelle à la Commission, en dépit du fait que 75 députés ont co-parrainés ce texte visant à scinder les banques en deux selon le célèbre principe de Glass-Steagall.

Le NYT préfère se limiter (jusqu’à ce que le pression se fasse plus forte) à un appel impuissant en faveur d’une réforme sur le financement des campagnes électorales.

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