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Comment l’oligarchie a « travaillé » Clinton pour qu’il liquide Glass-Steagall

La rédaction
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Un article du Guardian du 19 avril révèle, sur la base de nouveaux documents issus des archives présidentielles, que l’abrogation de la loi Glass-Steagall en 1999 « a été agressivement promue par des conseillers de Bill Clinton qui restent au cœur des politiques émanant de la Maison-Blanche ».

D’abord en 1995, et de nouveau en 1997, Clinton fut « travaillé » au corps par des conseillers tels que Robert Rubin, son assistant Bo Cutter et John Podesta, qui lui disaient qu’il avait trois jours pour décider s’il voulait abroger Glass-Steagall. Dans ce que Cutter a décrit lui-même comme « un évènement destiné à forcer [le président] à l’action », il lui écrivit le 21 février 1995 que le Secrétaire au Trésor Rubin allait annoncer cette décision le 1er mars. « Il est donc nécessaire d’avoir l’accord de l’Administration d’ici vendredi 24 février. » Podesta, à l’époque simple secrétaire avant de devenir son chef de cabinet, augmenta la pression en affirmant que tous ses conseillers aguerris soutenaient le projet. Il alléguait que Glass-Steagall était « dépassé » et faisait obstacle à la modernisation.

De toute évidence, Clinton ne céda pas à l’époque, bien que le Guardian ne donne aucun détail. Par contre, il précise que Cutter joua par la suite un rôle important dans l’équipe de transition d’Obama et que Podesta travaille toujours à la Maison-Blanche comme conseiller spécial d’Obama.

Le premier refus de Clinton n’arrêta pas l’offensive de Wall Street, qui repassa à l’attaque le 19 mai 1997, lorsque le secrétaire au Trésor Rubin envoya un mémorandum assez long à Clinton. Épinglé à la couverture, une note du secrétaire Todd Stern avertissait le Président : « Ce mémo est long, détaillé et technique, mais vous pouvez en saisir l’essentiel en lisant les quatre premières pages. » Le mémo de Rubin sommait Clinton de « donner son aval », alors que Rubin et son staff se proposaient de « gérer le processus pour défendre la proposition ».

Une fois de plus, Clinton résista. C’est là que se termine le récit du Guardian. Ce qu’ils oublient de préciser, c’est comment l’Empire britannique hors sol, c’est-à-dire la City et Wall Street, ont fini par faire craquer le Président. Que s’est-il passé entre 1997 et 1999 pour le faire changer d’avis ?

Le piège s’appelait Monica Lewinsky et c’est ainsi que certains ont donné à la loi remplaçant Glass-Steagall, le surnom de « loi Gramm-Leach-Bliley-Lewinsky »...

Voir les 2 commentaires

  • Anonyme • 20/05/2014 - 20:24

    "...ont fini par faire craquer le Président."
    http://www.youtube.com/watch?v=WkG4iXiZCQE

    Répondre à ce message

  • Anonyme • 20/05/2014 - 20:45

    "Une fois de plus, Clinton résista. C’est là que se termine le récit du Guardian. Ce qu’ils oublient de préciser, c’est comment l’Empire britannique hors sol, c’est-à-dire la City et Wall Street, ont fini par faire craquer le Président. Que s’est-il passé entre 1997 et 1999 pour le faire changer d’avis ?
    Le piège s’appelait Monica Lewinsky et c’est ainsi que certains ont donné à la loi remplaçant Glass-Steagall, le surnom de « loi Gramm-Leach-Bliley-Lewinsky »..."
    Serait-il possible d’éclairer un peu plus le lecteur ?
    Merci

    Répondre à ce message

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