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Comment la Chine convertit ses dollars en grands projets

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Un TGV chinois

Dans une dépêche publiée hier (Route de la soie : la Chine tend la main à l’Europe), nous écrivions que la Chine et la Russie se sont entendues pour la construction d’une ligne ferroviaire à grande vitesse entre Moscou et Kazan, couvrant une distance de 800 km. Cette ligne sera largement financée par les Chinois, et ceux-ci espèrent même construire, d’ici une échéance de 5 ans, l’entièreté de la ligne allant de Moscou à Beijing, soit une distance de 7000 km ! Coût total estimé : 230 milliards de dollars. Même si le projet n’est pas encore bouclé et qu’il n’est pas encore clair comment se répartiront les financements entre les deux pays, il semble que les Chinois vont y consacrer des moyens conséquents.

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Une question se pose alors : d’où vient l’argent de la Chine ?

A part les questions stratégiques que nous avons évoquées hier (volonté de remplacer certaines routes maritimes par des routes continentales pour les soustraire aux pressions pouvant être exercées par la marine américaine, ainsi qu’une volonté de développer les pays qui restent jusqu’ici enclavés) il y a une autre raison importante pour que la Chine donne un coup d’accélérateur à ce type de projets : l’imminence d’un krach financier mondial.

En effet, la Chine dispose d’importantes réserves en devises étrangères, et cherche à en convertir une grande partie le plus rapidement possible (comme l’expliquait dès 2009 l’économiste américain Lyndon LaRouche), tout en soutenant l’activité et le développement des qualifications de sa force de travail, notamment par la demande pour ses produits dans le domaine des biens d’équipement. Il en va de sa future stabilité politique et sociale.

Ainsi, la réponse de la Chine à la crise financière de 2008 à et celle à venir tient en quelques mots : volontarisme d’Etat, recherche scientifique, industrie et qualification du travail.

C’est Deng Xiaoping qui avait lancé cette politique de modernisation en 1978. Grâce à une économie planifiée, le produit intérieur brut de la Chine est passé entre 2009 et 2012 d’environ 5000 mds $ à 6800 mds $ (contre 2400 mds $ en France), avec des taux de croissance annuelle de 7,8 voire 9 % (1,7 % en moyenne en France) !

La croissance industrielle, à deux chiffres depuis la fin des années 1980, est spectaculaire : elle a été de 20 % en 2012 (-1 % en France) ! La constitution de la force de travail explique l’essentiel : 27 % de la population active, soit près de 270 millions de travailleurs, est employée par l’industrie, qui contribue à hauteur de 47 % du PIB (12,5 % en France...).

La Chine est aujourd’hui la première puissance commerciale du monde. Mais la monnaie chinoise, le yuan ou RMB n’étant pas convertible, les exportateurs chinois sont obligés d’échanger leurs devises contre des yuans auprès de leur Banque centrale, qui accumule ainsi des milliards en devises. En 2013, ces réserves ont atteint 3800 milliards, notamment en dollars ! C’est cet argent que la Chine investit, dans des obligations d’Etat d’autres pays et dans de grands projets infrastructurels.

Et « l’Occident » ?

La seule chose qui croît de façon aussi fulgurante chez nous, c’est la spéculation ! Depuis 2007, grâce à la directive MIF sur les marchés financiers, qui a éliminé le monopole des bourses sur les investissements financiers, les « opérateurs de marché » ont créé à Londres les « Dark Pools », plateformes alternatives où s’échangent les grands blocs d’actions du monde, de façon totalement anonyme, entre les 24 plus grosses banques et assureurs mondiaux ! Là, les gros ordinateurs du « trading à haute fréquence », à la nanoseconde, attirent les banques comme l’aimant le fer. On loue des bureaux au plus près possible pour ne pas perdre une seule seconde !

Grâce à ces ordinateurs, on gagne « à la marge », sur les différences de cotations entre New York et Paris ou ailleurs. Elles ne sont que de 0,001, mais multipliées par 200 millions d’ordres, on gagne à tous les coups, provoquant en même temps l’effondrement de notre économie productive ! Voilà ce qu’il faut changer chez nous.

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