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Comment les occidentaux veulent saboter la banque des BRICS

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Muhammade Yunes, fondateur de la banque des pauvres.
Crédit : Wikipedia Commons

Si les Occidentaux n’arrivent plus par les menaces à empêcher les BRICS de voler de leurs propres ailes, en se dotant d’une Nouvelle Banque de Développement (NBD) disposant d’un capital de 100 mds de dollars, et d’un Fonds de réserve monétaire, de 100 mds lui aussi, Muhammad Yunus, le « banquier des pauvres », est là pour tenter d’obtenir les mêmes résultats mais avec du soft power.

M. Yunus est, rappelons le, cet économiste et entrepreneur bangladais qui a fondé en 1976 la première institution de microcrédit, la Grameen Bank. En 2006, il fut même récompensé pour cette initiative avec le prix Nobel de la Paix. Et en 2011 sa banque l’a viré pour des raisons qui restent à éclaircir.

Au départ, cela ressemble à un conte de fée. M. Yunus, un homme issu de bonne famille, n’a pas voulu prêter aux commerçants ou aux petites entreprises qui ont déjà quelque chose, mais bien aux chômeurs, aux mendiants, aux gens qui n’ont rien. Il prête pourquoi faire ? Pour qu’ils aient quelque chose, telle cette femme qui, avec 30 Takas, a eu envie, au Bangladesh, de se lancer dans l’achat de petits objets qu’elle a vendus après, avec profit.

C’est à partir de milliers de petites histoires comme celle là qu’est née la Banque des pauvres, appelée Banque Grameen, qui compte aujourd’hui 2,2 millions de clients au Bangladesh et qui agit dans 56 pays du monde.

Mais le meilleur est pour la fin : 98% des gens remboursent leur prêts, « malgré des taux élevés », déclare ce banquier racontant cette histoire qui fait mentir le dicton, on ne prête qu’aux riches ! La triste réalité est qu’il ne s’agit de rien d’autres que des bonnes vieilles pratiques d’usure déguisées en philanthropie et récompensées par un prix Nobel.

Mais voilà que M. Yunus s’avance avec une autre idée « géniale » pour détourner les BRICS de leur mission, qui est l’entrée de leurs pays dans l’ère industrielle, avec la hausse du niveau de vie et d’éducation correspondante à ce statut pour tout leur peuple.

Le 7 juillet, alors les BRICS s’apprêtaient à tenir leur Sommet 2015 à Oufa en Russie, M. Yunus lançait la proposition selon laquelle la NDB des BRICS devait « embrasser » trois objectifs : « zero pauvreté, zéro chômage, et zéro émissions de carbone d’ici 2050. »

Le mot est lâché dès le départ : en proposant, comme le propose la COP21, des projets à zéro émissions de carbone, il est clair qu’il ne s’agit pas là de grands projets d’infrastructures qui nécessitent l’utilisation des énergies fossiles, voir même le nucléaire, mais de petits boulots et des services.

La NDB, propose sournoisement M. Yunus, ne devrait pas être une autre Banque mondiale, finançant les même types des projets dans les mêmes pays... son but ne devrait pas être le symbole du désir des pays émergents de montrer leur pouvoir financier et politique.

Les nouveaux objectifs qu’il propose pour séduire ses victimes sont :

  1. faire appel aux pouvoirs créateurs de la jeunesse et à leur optimisme ;
  2. se concentrer sur des innovations technologiques qui ne soient « ni faiseurs d’argent, ni de faiseurs de guerre »... mais qui aient des objectifs humains ;
  3. créer des entreprises « sociales » destinées à résoudre des problèmes complexes : sociaux, économiques et environnementaux.

Les entreprises ordinaires ne peuvent pas résoudre des problèmes sociaux, dit-il. D’autres acteurs tels que les États et les organismes de charité peuvent ne pas être soutenables et efficaces. Des entreprises sociales sont soutenables, efficaces, repliables et transférables. C’est ce modèle d’affaires qui doit être le cœur de la structure institutionnelle et du "policy package" de la NDB des BRICS !

Autrement dit, la NDB ne devrait avoir d’autre tâche que de créer une économie de subsistance dans ces pays, à l’image de son microcrédit dans les quartiers pauvres !

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