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Contre la « falaise fiscale », le système hamiltonien

La rédaction
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Alors que le débat sur la « falaise fiscale » entend imposer une austérité brutale outre-Atlantique, un signe prometteur s’est manifesté au Congrès la semaine dernière. Des partisans du projet de loi HR 1489 pour rétablir le Glass-Steagall Act ont profité le 27 novembre d’une séance plénière à la Chambre des représentants pour évoquer les grands projets dans l’histoire américaine, politique basée sur le rejet explicite des axiomes monétaristes qui sous-tendent la folie de l’équilibre budgétaire.

Comme les lecteurs de ce site le savent, le programme de Lyndon LaRouche pour les Etats-Unis est fondé sur le retour au Système américain d’économie politique reposant sur le crédit productif public et les investissements dans l’infrastructure économique de base. C’est la politique de George Washington et Alexander Hamilton, d’Abraham Lincoln, de Franklin Roosevelt et de John Kennedy, qui a permis une expansion sans précédent de la production physique de richesse par l’ensemble de la population sur l’ensemble du territoire.

Cette volonté de retour aux fondamentaux a été provoqué en partie par l’ouragan Sandy, qui a démontré les effets dévastateurs du non investissement dans l’infrastructure de base aux Etats-Unis depuis des décennies, ainsi que par l’activité politique constante du LaRouche PAC.

Le député démocrate John Garamendi, après avoir entendu un rapport sur les effets positifs des dépenses passées dans l’infrastructure, commenta :

Comme vous avez raison de considérer ces héros du passé qui ont posé notre infrastructure. On peut remonter jusqu’à George Washington qui, dans la première année de sa présidence, a demandé à Alexander Hamilton d’élaborer une politique industrielle. Une partie de cette politique industrielle était le développement de l’infrastructure pour le commerce américain, c’était des canaux, des ports, des routes.

La députée démocrate Marcy Kaptur (auteur de H.R. 1489) a décrit une visite récente qu’elle avait faite au barrage Hoover :

Pendant que j’admirais le barrage, je me suis dit : ’’l’Amérique a trouvé les ressources pour mettre un homme sur la Lune et pour créer la NASA, mais ici chez nous, dans nos équipements de base, est-ce que nous avons une telle vision ? Avons-nous une vision suffisamment grande aujourd’hui (...) comme ceux qui nous ont précédés, et qui ont bâti ce continent ?

Elle poursuivit :

Je regarde la voie maritime du Saint Laurent, et je pense à Dwight Eisenhower, un grand général qui dirigea nos forces en Europe et retourna pour décider qu’il fallait créer cette voie maritime afin de libérer le potentiel des Grands lacs. Et on se demande aujourd’hui, vu le peu de réflexion dont certains font preuve – bien sûr, on ne saurait le reprocher à quiconque dans cette chambre n’est-ce pas ? — pourrions-nous refaire une voie maritime du Saint Laurent aujourd’hui ? Est-ce possible ?

Des députés de l’Etat de New York, dont Paul Tonko, ont mentionné le grand exploit du Canal Erié, qui a provoqué une révolution industrielle et donné naissance à « ce port qu’on appelle New York ». Certains traitent les projets d’infrastructure de « socialisme » (ce qui est un gros mot aux Etats-Unis), fit-il remarquer, mais est-ce que Eisenhower était « socialiste » ?

Ici, nos « socialistes » feraient mieux de renouer vite avec l’héritage de Jaurès et de Mendès — pour qui la nationalisation du crédit afin de servir l’investissement productif et le travail humain était une évidence — plutôt que de se compromettre dans une intégration européenne menant au suicide mutuel organisé, tout ça pour continuer de renflouer des banques en faillite.

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