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Crise de la banque Espirito Santo et du Crédit agricole : pas un phénomène périphérique

La rédaction
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Cela peut-il être vrai sans Glass-Steagall ?
Crédit : www.credit-agricole.com

Les deux accidents bancaires dits « périphériques » de ces dernières semaines, soit l’effondrement de la Corporate Commercial Bank bulgare (CCB) et la cessation de paiements de la Banca Espirito Santo portugaise (BES) ont un dénominateur commun : le Crédit Agricole (CA). Celle-ci est à la fois une banque clé de la zone euro et une banque systémique. Nous avons donc affaire à des symptômes périphériques d’un effondrement systémique.

La CCB a sombré le mois dernier, provoquant une ruée sur d’autres banques, après la disparition de son propriétaire avec des millions d’euros. Suite à la ruée, l’UE a autorisé la Banque centrale bulgare à injecter des liquidités dans le système bancaire à hauteur de trois milliards d’euros. Elle a ensuite transféré les « bons » actifs de la CCB au Crédit Agricole Bulgaria (CAB).

Le CAB était une filiale du Crédit Agricole France (CAF) avant sa vente il y a quelques mois à la CCB pour 95 millions d’euros. Apparemment, le CAF a filé au bon moment. La Bulgarie a demandé la supervision de ses banques par la nouvelle autorité de l’UE, même si elle ne fait pas partie de la zone euro.

Autrement dit, à l’instar des sociétés qui font passer leurs déchets en Afrique, le Crédit Agricole a déposé ses déchets toxiques en Bulgarie. Mais l’histoire remonte à la Grèce. Le CAB était la filiale bulgare de la banque grecque Emporiki, appartenant au CAF, avant d’être vendue pendant la crise de la dette grecque à la National Bank of Greece, soit la plus grande banque privée de Grèce, pour un euro plus tous ses prêts douteux. La banque grecque a été par la suite renflouée par le gouvernement.

Passons au Portugal. La banque Espirito Santo appartient pour 15 % au CAF, qui est le partenaire de la famille Espirito Santo depuis des décennies. En mai dernier, le CAF a commencé à se retirer de la BES lorsque celle-ci a lancé une offre publique en vue d’augmenter son capital d’un milliard d’euros pour pouvoir réussir le test de la BCE. Toutefois, le régulateur portugais a « découvert » des irrégularités parmi les trois holdings du groupe basés à Luxembourg par lesquels la famille contrôle la banque, aboutissant à l’ouverture d’une enquête.

Malgré cette enquête, l’offre publique d’actions a eu lieu, réduisant de fait la part de famille Espirito Santo. Mais le CAF a également vu sa part reculer de 20 % à 14 %, tout en se retirant de la branche assurance de la BES.

En réalité, si ces deux accidents étaient pratiquement préprogrammés, l’implication du CAF montre que l’événement principal ne se produira pas à la « périphérie », mais au centre, c’est-à-dire Francfort, Paris et Londres.

La solution : couper les banques en deux

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