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Cristina Kirchner : si je suis assassinée, regardez plutôt vers le Nord...

La rédaction
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Selon la présidente argentine Cristina Kirchner, les vautours rappellent les aigles impériaux...

La présidente argentine Cristina Fernandez de Kirchner a dénoncé vivement le gouvernement Obama le 30 septembre pour son indifférence totale à l’égard des tentatives d’extorsion des fonds vautours, avec la complicité de la justice américaine, ainsi que pour la tentative de déstabilisation de son pays.

Elle a également identifié les affinités britanniques de certaines forces – en particulier des grands producteurs de céréales qui refusent d’exporter leur production et certains milieux industriels et financiers – qui travaillent avec les vautours pour la forcer à dévaluer la devise argentine, déstabiliser son gouvernement et annuler les programmes sociaux qui ont été mis en place au cours de la dernière décennie.

Ces gens me rappellent, a-t-elle expliqué, ces argentins « qui sont venus sur des vaisseaux anglais et français » lors de l’invasion navale de l’Argentine de 1845 pour imposer le libre-échange au pays, mais ils ont été repoussés par l’armée patriotique de Juan Manuel Rosas. « Ils sont venus pour combattre contre les intérêts de leur propres pays », et leurs imitateurs modernes « sont arrivés de toute apparence sur les ailes des fonds vautours pour provoquer à nouveau la misère et détruire ce que nous avons accompli ».

Elle a prévenu que son gouvernement « prendra les mesures nécessaires » contre les spéculateurs et les groupes financiers au comportement monopolisateur et commettant des « crimes financiers ». Elle a qualifié la récente décision du juge américain Thomas Griesa, qui a déclaré le jour d’avant l’Argentine coupable d’outrage au tribunal pour avoir refusé de céder aux demandes des vautours, d’assaut sans précédent à la souveraineté de son pays. De quel droit une cour américaine peut-elle s’immiscer dans les affaires internes de l’Argentine, et dicter au Congrès argentin comment il doit légiférer ?, a-t-elle demandé. Mais il serait erroné de penser qu’il ne s’agit là que d’un accident, « un cas isolé d’une décision rendue par un pauvre juge sénile à New York. Je ne suis pas naïve ni stupide », a-t-elle précisé. Après tout, « les vautours ressemblent très fortement aux aigles des empires... enfin des Romains, a-t-elle corrigé, ils ont le même profil ».

Sur la tentative d’intimidation et de déstabilisation menée par le Gouvernement Obama, elle a qualifié de provocation la campagne de courriels lancée par l’ambassade américaine le 29 septembre, avertissant les touristes et résidents américains en Argentine qu’il faut « être vigilant » en raison de l’insécurité et des crimes commis contre des Américains. Le Département d’Etat a confirmé en effet qu’il « surveillait de près » la situation argentine, et conseillé au gouvernement argentin de « s’entendre avec tous les détenteurs d’obligations ». Ce à quoi Kirchner a répondu : « Nous n’avons pas besoin d’être mis sous surveillance. Nous sommes un pays souverain. »

La présidente a finalement mis en garde contre les prétendues menaces de mort dont elle aurait fait l’objet récemment. « Je ne serais pas surprise », a-t-elle fait remarquer, « si dans 20 ou 30 jours ils imposaient des sanctions économiques contre l’Argentine, ou bien même, peut-être, s’ils m’arrêtaient la prochaine fois que je me rendrai à New York. Je vais m’y rendre de toute façon, laissez-moi être claire là-dessus. » Kirchner faisait référence aux « menaces » qui auraient été lancées contre elle par l’Etat islamique (EI), qui ont été largement reprises dans les médias, information attribuée à des sources non identifiées du renseignement argentin, qui créent en réalité une couverture favorable à son assassinat.

Elle a précisé n’avoir reçu aucun rapport des services de sécurité concernant une telle menace et donc, a-t-elle conclu « si quelque chose devait m’arriver, et je dis cela très sérieusement, je vous prie de ne pas regarder vers le Moyen-Orient, mais vers le Nord ».

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