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Danger de guerre : d’importants dirigeants politiques en Europe sonnent l’alarme

La rédaction
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Déploiement de tanks de l’OTAN en Lituanie.

Lorsqu’un groupe d’anciens Premiers ministres et de ministres de la Défense et des Affaires étrangères allemands, britanniques, français, russes et autres avertissent que l’OTAN et la Russie se préparent à la guerre, il faut prendre la mise en garde au sérieux. La Note politique publiée le 12 août par le European Leadership Network (ELN) sous le titre : « Les exercices militaires russes et de l’OTAN rendent-ils la guerre en Europe plus probable ? » vient donc s’ajouter à l’appel lancé le 5 août par l’Institut Schiller pour arrêter le danger immédiat de guerre mondiale.

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La note de l’ELN, un groupe de réflexion basé à Londres, analyse les exercices en question pour constater que « la Russie se prépare à un conflit avec l’OTAN et l’OTAN se prépare à un possible affrontement avec la Russie. Nous ne suggérons pas, disent-ils, que les dirigeants d’un côté ou de l’autre aient pris la décision de faire la guerre, ni qu’un conflit militaire entre les deux soit inévitable, mais que le changement de profil des exercices est un fait et qu’il joue un rôle dans le maintien du climat actuel de tensions en Europe. Ces tensions se trouvent aggravées et élevées à un niveau d’imprévisibilité lorsque les exercices ne sont pas annoncés publiquement d’avance, comme cela semble être le cas avec un nombre d’exercices russes. »

L’OTAN a aussitôt rejeté l’accusation, prétendant que le seul but de l’alliance occidentale est d’améliorer la sécurité et la stabilité en Europe pour « faire face à une agression russe grandissante ».

La note est signée par Ian Kearns, Lukasz Kulesa and Thomas Frear, respectivement Directeur, Directeur de Recherches et Chercheur de l’ELN. Parmi les membres de l’Exécutif du Network, on trouve l’ancien Premier ministre français Michel Rocard (France), les anciens ministres de la Défense Volker Rühe (Allemagne), Des Browne (Grande-Bretagne) et Alain Richard (France), et les anciens chefs de la diplomatie Igor Ivanov (Russie) et Malcom Rifkind (Grande-Bretagne). Wolfgang Ischinger, l’organisateur de la Conférence annuelle sur la sécurité de Munich, en fait également partie.

Deux jours avant le rapport de l’ELN, le président de la Douma, Sergueï Narychkine, a fait paraître un article dans Rossiiskaya Gazeta sous le titre « Un août de provocations ». Estimant que la situation allait s’aggraver encore cet été, il a cité quelques précédents historiques, dont l’éclatement de la Première Guerre mondiale en août 1914, le conflit soviéto-japonais en juillet-aôut 1938, ou encore le bombardement de Hiroshima et Nagasaki en 1945. Particulièrement important est le lien qu’il établit aujourd’hui avec la crise financière du monde occidental.

Narychkine, un proche allié du président Poutine, poursuit :

Vous demandez quel est le but ultime des Etats-Unis. La réponse n’est pas nouvelle : leur dette étrangère est énorme, et le pillage d’autres pays est leur méthode habituelle. Même le contrôle que les Etats-Unis exercent sur la « planche à billets » internationale n’aide plus. Le contrôle total sur l’OTAN et la mise sur écoute à grande échelle et le chantage de l’UE ne les sauvent pas. Tout cela ne suffit pas pour ces colonialistes du XXIe siècle. Ils doivent non seulement sauver le dollar en tant que monnaie unique au niveau mondial, mais prendre la richesse économique d’autres grandes puissances et régions du monde (...).

Helga Zepp-LaRouche a salué cette Note de l’European Leadership Network, dans un article du 14 août, tout en précisant, à l’adresse des auteurs, que si une guerre éclate effectivement entre l’OTAN et la Russie, elle ne se limitera pas à la seule Europe. Un des possibles détonateurs immédiats de conflit, écrit-elle, est la situation en Ukraine, où le Secteur droit, une organisation paramilitaire ultranationaliste, dicte sa politique au gouvernement. Les troupes du Secteur droit organisent en effet des manifestations, dénonçant le président Porochenko comme un « traître » pour vouloir conduire des négociations avec les « séparatistes », et rejetant le désarmement de groupes paramilitaires extrémistes illégaux.

Le ministre allemand des Affaires étrangères Frank-Walter Steinmeier, de son côté, a qualifié la situation en Ukraine orientale d’ « explosive » dans une interview au Bild am Sonntag du 16 août. Faute de reprendre les négociations, avertit-il, « une nouvelle escalade peut démarrer à tout moment ».

En effet, le parlement de Kiev a unilatéralement changé le texte de l’accord de Minsk, rendant de fait impossible sa mise en œuvre. Au cours des derniers jours, l’Armée ukrainienne a intensifié les attaques contre les milices du Donbass, avec 60 à 80 frappes quotidiennes d’artillerie, soit presque au seuil d’une guerre totale. Les 3 et 4 août, Kiev avait annulé à nouveau la réunion d’une sous-commission du Groupe de contact de Minsk qui devait discuter du retrait d’armes des deux côtés de la ligne de contact. Denis Pouchiline, le représentant de la République de Donezk auprès du Groupe de Minsk, a déclaré à Tass :

Kiev est sans doute conscient que l’échec du processus de Minsk veut dire la guerre, non seulement dans le Donbass mais peut-être une guerre plus large.

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