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Démission de Tsipras : le putsch de l’UE contre la Grèce franchit une nouvelle phase

La rédaction
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Ça y est, c’est fait : le gouvernement démocratiquement élu, contre lequel œuvre sans relâche l’oligarchie européenne depuis son élection il y a neuf mois, est finalement tombé à Athènes. Il n’aura pas survécu aux conditions attachées au dernier renflouement imposé par les créanciers, qui ajoutera 86 milliards d’euros de plus à la dette déjà impayable de la Grèce.

Le 21 août, jour de la démission du premier ministre Alexis Tsipras, l’ancien ministre de l’Energie Panagiotis Lafazanis et sa faction de 25 parlementaires ont quitté Syriza pour créer l’Union populaire. Le nouveau parti s’oppose au renflouement et prône la sortie de l’Eurozone.

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Le ministre sortant de la Défense, Panos Kammenos, le dirigeant des Grecs indépendants, a déclaré que son parti, tout en se présentant comme formation indépendante, serait prêt à coopérer avec Tsipras.

Quelle que soit l’issue des élections, le prochain renflouement connaîtra le même échec que les précédents. La dette ne pourra être remboursée, et les conditions draconiennes imposées par Bruxelles décimeront plus encore l’économie grecque.

Dans une discussion le 20 août, l’économiste américain Lyndon LaRouche a fustigé l’UE, déplorant « l’absence totale d’une tentative sérieuse de résoudre les problèmes grecs », dont la plupart sont d’origine frauduleuse. « Des fraudeurs de tout genre, a-t-il dit, ont profité de la situation pour écraser la Grèce. » Certes, les Grecs « ont pu faire des erreurs aussi », mais ils ont été privés des moyens d’y remédier. Dans le fond, selon LaRouche, « le système de l’euro a donné le coup de grâce aux institutions grecques ».

En dehors des salons de l’Eurogroupe et de Berlin, on reconnaît aisément la nécessité de réduire une dette grecque devenue impayable. Ainsi, tout comme le New York Times et Bloomberg.com, un rapport du National Institute of Economic and Social Research à Londres affirmait le 5 août que « si l’on persiste à [imposer] des objectifs fiscaux sans rapport avec la réalité, l’économie grecque restera déprimée ». Selon cet institut, 55 % de la dette grecque, soit bien plus que les 30 % prônés par le FMI, devront être annulés pour avoir la moindre chance de réduire la dette à 120 % du PNB d’ici 2020.

Mais la solution du problème réel est ailleurs. La Grèce a immédiatement besoin de milliards d’euros d’investissements pour faire face à la crise humanitaire actuelle et pour rebâtir son économie. Cela devrait faire l’objet d’une conférence européenne sur la dette, au cours de laquelle seraient décidées une réforme bancaire sur le modèle du Glass-Steagall, la restructuration des dettes souveraines et la création d’une Banque européenne pour l’Infrastructure.

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