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Démission du général de Villiers : la réalité économique s’invite brutalement dans le débat

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Déclaration de S&P, le parti fondé par Jacques Cheminade

Paris, le 21 juillet 2017 — La démission du général Pierre de Villiers en tant que chef d’état-major des armées, signe la fin de l’état de grâce du nouveau Président de la République, Emmanuel Macron, et l’entrée de notre pays dans une ère de troubles. Celui qui pensait pouvoir marcher sur l’eau se trouve aujourd’hui rattrapé par ses illusions économiques.

Le choc aura été frontal, entre le président « printanier » qui a choisi de soumettre notre pays aux critères de Maastricht, quitte à violer ses promesses à l’armée et à lui faire porter le gros de l’effort budgétaire pour 2017, et le général de Villiers qui, depuis des années, défend vigoureusement une armée réduite à l’os, après 25 ans de baisse de dotations et une forte augmentation des missions, en particulier, celle de la lutte contre le terrorisme depuis 2013.

L’enjeu est de taille. C’est la raison pour laquelle notre combat se situe aux côtés de celui de Pierre de Villiers. Pour mener à bien ses engagements à la fois conventionnels mais aussi nucléaires, condition sine qua non pour que notre pays puisse jouer un rôle en faveur de la paix dans le monde et garder son siège au Conseil de Sécurité, l’armée a besoin d’un budget à 2 % du PIB.

Le rapport fait par le général de Villiers aux députés le 17 février dernier sur l’état des équipements de notre armée est sans appel :

plus de 60 % des véhicules de l’armée de terre engagés en opérations ne sont pas protégés. (...) De même, la disponibilité de nos avions ravitailleurs conditionne notre aptitude à tenir la posture de dissuasion nucléaire, comme à projeter nos forces et à soutenir nos opérations aériennes ; or, ils ont en moyenne plus de 50 ans d’âge. La marine, quant à elle, voit le nombre de ses patrouilleurs outre-mer s’effondrer : d’ici à 2020, six sur huit auront été désarmés, et ne seront remplacés que plusieurs années plus tard.

Or, la réduction de 850 millions du budget de l’armée en 2017, décidé par M. Macron, fera passer à l’as une commande de quelque 360 blindés pour l’armée de terre, permettant à nos soldats de se déplacer en sécurité au Sahel.

Si notre sympathie va à l’armée, terriblement éprouvée, ce serait tout aussi illusoire de penser que l’économie française, tout aussi exsangue, pourra, dans le système actuel, fournir les 10 milliards d’euros d’augmentation budgétaire qu’Emmanuel Macron a promis à l’armée pour 2022.

C’est ici que le dilemme dénoncé par Jacques Cheminade, tout au long de sa campagne présidentielle, trouve tout son sens. La France subit de plein fouet les conséquences de la crise financière de 2007-2008 que la zone transatlantique n’a pas eu le courage de résoudre. Sans une séparation stricte entre banques d’affaires et banques de dépôt (voir la pétition), on ne pourra pas éliminer les mauvaises créances qui les empêchent d’irriguer l’économie en crédit productif.

La France subit aussi les conséquences de sa soumission volontaire à un capitalisme financier prédateur dont l’Union monétaire européenne est la courroie de transmission via une Commission de Bruxelles et une Banque centrale européenne sous contrôle des lobbies financiers. Sans retrouver notre souveraineté économique et financière et les émissions de crédit public pour redémarrer une économie productive, nous ne pourrons pas faire face aux besoins essentiels de la nation.

Malheureusement, lors des dernières présidentielles, nos classes dominantes ont cru pouvoir se dérober encore une fois à ces choix, et pouvoir recommencer comme avant avec un jeune président qui, trois mois après son élection, vient peut-être de découvrir, brutalement, qu’il n’a aucune marge de manœuvre.

Auront-elles le courage de reconnaître que le projet de Jacques Cheminade, qu’elles ont traité comme « hors sujet », est, en réalité le seul sujet à débattre ?

Notre mise en garde de 2012 : La France prête à saborder son armée sur l’autel de la mondialisation financière ?

Voir les 2 commentaires

  • JEAN-YVES METAYER-ROBBES • 21/07/2017 - 16:06

    Je partage totalement ce que vous expliquez très bien en quelques mots : le président Macron n’a aucune marge de manoeuvre. Il est grand temps de rompre avec ce système qui joue avec l’argent des citoyens.

    Jean-Yves Métayer-Robbes

    • BONIN Stéphane • 21/07/2017 - 19:38

      Je souscris à 100% !

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